Ai-je tort de penser que je dois être rémunéré pour prendre soin de ma grand-mère ?

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Oh, la magnifique situation dans laquelle je me trouve : être l’aide dévouée de ma chère grand-mère. Mais une question me taraude : est-il irraisonnable de penser que je devrais recevoir un salaire pour ce noble travail ? Après tout, si Louis XIV était payé pour régner sur la France, pourquoi pas moi ? Au diable la modestie, examinons ensemble les arguments en faveur de ma rémunération.

Mes compétences valent bien celles d’un salarié du secteur médico-social

N’étant pas un professionnel de santé, il est impensable que je puisse prétendre à un salaire équivalent à ces héros du quotidien. Cependant, en tant qu’aidant familial, j’accomplis certaines tâches qui pourraient faire rougir le plus aguerri des infirmiers et assistants de vie.

  • Lever, habiller et coucher mémé – sans instructions ni formation spécifiques, j’ai développé un savoir-faire inestimable.
  • Cuisiner – préparer des repas dignes des tables royales avec un budget limité, voilà qui mérite reconnaissance.
  • Gérer l’administration et les courses – l’autonomie n’est pas mon fort, mais j’ai appris à dompter la bête administrative et les allées du supermarché.

N’oublions pas ma plus grande compétence : capable de supporter les récits répétitifs de ma grand-mère sur une époque que je connais déjà par cœur. Pour cela, ne mériterais-je pas une récompense ?

Tel un chevalier secourant sa princesse, mes efforts devraient être reconnus

Prendre soin d’un proche en perte d’autonomie n’est certainement pas de tout repos. Ma grand-mère me rappelle sans cesse l’« effort colossal » que je fais pour elle, et j’en suis ravi. Puisqu’elle-même reconnaît la valeur de mon travail, pourquoi cette logique ne serait-elle pas étendue à la raison d’une rémunération ?

Après tout, même le vaillant Saint George a été adoubé après avoir terrassé le dragon. En prenant soin de ma grand-mère, ai-je aussi droit à un titre ou, dans notre monde moderne, à une compensation financière ? On pourrait considérer ce salaire comme un investissement dans mon futur, puisque mon dévouement au bien-être d’autrui est un trait de caractère qui mérite rétribution.

Un aidant familial représente une économie pour l’État…et donc des économies pour tous !

Même si prendre soin de ma grand-mère peut paraître superficiel comparé aux exploits d’un roi, il s’avère que mon action a des conséquences incommensurables sur les finances de l’État. En accomplissant mon travail bénévole, je limite grandement le recours à des services professionnels, onéreux et parfois surchargés.

  1. Rien ne vaut un peu d’autopromotion ! Mon soutien diminue le risque de complications médicales pour ma grand-mère.
  2. Comme je joue à l’économiste en herbe, la prise en charge des personnes âgées étant assurée principalement par leurs proches contribuerait de manière significative à un équilibre budgétaire national.
  3. Pour paraphraser un certain président américain : « Think about what you can do for your country ! » (non, non, je ne suis pas mégalo).

Alors si rendre service à son pays n’est pas une raison suffisante pour justifier une rémunération, je ne sais que dire…

Tenter l’impossible équation du salaire juste pour un aidant familial

Supposons que nous ayons réussi à convaincre le commun des mortels que rémunérer les aidants familiaux est une idée brillante. Se pose alors la redoutable question : combien me dois-je être payé ?

Prendre soin de ma chère grand-mère a beau représenter un investissement personnel considérable – temps, fatigue, patience infinie -, déterminer une valeur monétaire pourrait être perçu comme déplacé ou même grossier. Mais n’est-ce pas là faire preuve d’une formidable honnêteté que de reconnaître la complexité de cette équation économique ?

Les systèmes existants sont-ils suffisamment adaptés à la réalité des aidants familiaux ?

Certes, je prends mes rêves pour la réalité en espérant une rémunération digne de celle d’un souverain. Toutefois, il existe bel et bien des dispositifs visant à soulager les aidants (attention, ici commence le sérieux).

  • Le congé proche aidant : permettre aux salariés de s’absenter sans solde pour assurer leurs responsabilités familiales.
  • Le droit au répit : un temps de repos accordé aux aidants qui peuvent bénéficier de services d’aide par des professionnels.
  • Le cumul emploi-retraite : s’appliquant pour ceux qui concilient activité salariée et prise en charge d’un proche âgé.

Même si ces mécanismes ont le mérite d’exister, ne pourrait-on pas améliorer leur fonctionnement, ou encore mieux, inventer de nouveaux dispositifs adaptés à la situation spécifique à chaque aidant familial ?

En attendant impatiemment l’avènement d’une solution sur mesure, je vais me plonger dans une nouvelle aventure avec ma grand-mère : faire un tour du monde imaginaire à partir de notre salon.


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