En ville

Parc de La Courneuve : le Département lance une vaste consultation

Lors d’une conférence de presse tenue le 1er juillet, Stéphane Troussel a garanti l’intégrité du poumon vert de la Seine-Saint-Denis.
Mercredi 1er juillet, Stéphane Troussel a tenu une conférence de presse depuis le parc de La Courneuve
Mercredi 1er juillet, Stéphane Troussel a tenu une conférence de presse depuis le parc de La Courneuve


« Nous ne ferons pas un seul logement à l’intérieur du parc Georges-Valbon. » Lors de la conférence de presse qu’il a tenue mercredi 1er juillet depuis le parc de La Courneuve, le président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis a été catégorique : « Le projet de Central Park défendu par Roland Castro est fou, clivant par son ampleur et ses choix. » Pour Stéphane Troussel, la vision de l’architecte a néanmoins le mérite de poser « la question des centralités hors Paris intra muros » et celle de « l’intensification de la ville jusqu’aux limites du parc ». Il a résumé sa position en trois points : « J’accepte de réfléchir à ces questions, je suis prêt à mener un large débat mais je refuse l’idée que le parc soit considéré comme une friche de foncier pas cher et je garantis son intégrité. »


« En finir avec Central Park et le chic new yorkais qui n’a rien à voir avec la Seine-Saint-Denis »

Rappelant que le Département est propriétaire des 417 hectares, M. Troussel appelle à définitivement « en finir avec Central Park et le chic new yorkais qui n’a rien à voir avec la Seine-Saint-Denis » et précise qu’il a tenu ce discours devant le Premier ministre le 28 mai. Lors de cet entretien, et dans l’échange de courriers, Manuel Valls a apporté plusieurs clarifications, selon M. Troussel : le projet de Central Park n’est pas celui de l’État, l’objectif de faire rentrer le parc dans la ville, et pas la ville dans le parc, est partagé, l’Opération d’intérêt national (OIN) ne constitue plus un préalable.


Cela étant, le Département ne plaide pas pour le statu quo, mais veut au contraire profiter « du débat passionné » pour repenser « un grand parc populaire et écologique du XXIe siècle pour une Seine-Saint-Denis en pleine mutation ». Un long et grand chantier s’ouvre et M. Troussel, pour le mener à terme sur des bases les plus partagées possibles, lance une consultation avec l’Institut CSA et Ville ouverte qui prendra la forme d’un sondage d’opinion et d’une enquête de terrain auprès des usagers des lieux. « Ce n’est pas un coup de com, mais un travail sérieux, fouillé » tant sur le diagnostic des usages que sur les préconisations.


Présent à la conférence de presse, des membres du Collectif qui impulse la mobilisation depuis plusieurs mois ont jugé positivement ces avancées. Dimanche 5 juillet, à partir de midi, l’initiative « Leparkétanou » fera état de l’évolution du dossier dont la conduite s’annonce désormais sur d’autres bases : s’il semble aujourd’hui que le projet de constructions de logements à l’intérieur a fait long feu, les problématiques d’habitat aux frontières du parc et les aménagements pour le désenclaver sont maintenant devant les élus et les citoyens. « Il faudra répondre à la crise du logement partout, dans les beaux quartiers et en Seine-Saint-Denis », a prévenu Stéphane Troussel.


Dominique Sanchez



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COMMUNIQUÉ DU COLLECTIF POUR LA DÉFENSE ET L’EXTENSION DU PARC DE LA COURNEUVE GEORGES-VALBON


L’abandon du « projet Castro » est une première victoire, mais le compte n’y est pas encore: nous exigeons le retrait de tout projet de construction de logements sur le Parc de La Courneuve. Ce matin, lors d’une conférence lançant une consultation sur l’avenir du parc de la Courneuve, Stéphane Troussel, président du Conseil départemental du 93, a annoncé que le Premier ministre renonçait à reprendre le projet Castro à son compte.

Après S. Troussel, après J.-P. Huchon, président de la Région Île-de-France, le Premierministre semble lui aussi renoncer à construire 24000 logements sur le parc de la Courneuve Georges-Valbon. C’est une première victoire pour la mobilisation citoyenne et populaire.


La mobilisation unitaire d’une cinquantaine d’organisations politiques, associatives et syndicales et surtout le rejet populaire commence à être entendue par les pouvoirs publics. À ce jour, plus de 10000 personnes ont signé la pétition demandant le retrait de tout projet de construction de logements sur le parc. Le Collectif de défense du parc prend acte positivement de ce changement de position. Toutefois des ambiguïtés demeurent.

Les propos du Premier ministre, dans un courrier adressé au Président du Conseil départemental le 29 juin, méritent des précisions.

« Notre objectif, dans le respect de l’enveloppe du Parc, est d’aménager en partie ses franges pour y amener davantage d’activité et du logement. » De quoi parle-t-on ? Qu’entend-on par « franges » ? Les limites actuelles du parc ? À l’extérieur ? Couper une frange de cheveux, ça reste couper les cheveux qui sont sur votre tête.


Le Premier ministre demande à ce que la question « de l’outil réglementaire » qu’il utiliserait pour aménager le parc ne soit pas « un préalable » pour faire avancer ce projet.

Tout cela reste donc flou. Pour le Collectif, le préalable à toute discussion est que le gouvernement affirme clairement qu’il n’est pas question de construire des logements dans le parc. De même, le retrait de l’OIN (Opération d’Intérêt National dans le cadre du Grand Paris) est un préalable à l’organisation d’une concertation élargie sereine et productive.

La consultation populaire initiée par le Collectif et quelques villes est désormais reprise par le Conseil départemental avec le souhait de la part du Premier ministre « que le calendrier des discussions puisse être accéléré et de disposer dès la fin juillet d’un premier bilan des orientations ». Si cette consultation peut conduire à étendre le parc dans nos villes et à en faciliter l’accès, nous en serons des acteurs exigeants mais pas dans la précipitation !

Car l’avenir du parc, c’est son extension. La modernité, c’est l’accès de tous à des espaces naturels et de loisirs ; c’est de faire entrer le parc dans la ville et sûrement pas de bétonner et de privatiser notre bien commun.


Plus que jamais, l’heure reste à la mobilisation. C’est pourquoi nous appelons tous les usagers du parc, tous les Séquano-Dionysiens, à venir manifester le 5 juillet pour la grande journée LEPARKÉTANOU ! avec pique-nique, prises de parole, manifestation et concerts dans le parc.



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