En ville

L’union des copropriétaires fait leur force

Sept habitants du centre-ville ont monté le « Collectif des copropriétés de Saint-Denis » en 2014 pour pouvoir réagir face aux syndics véreux, aux marchands de sommeil ou aux commerçants indélicats.
Dans cet immeuble de Pleyel, les agissements du gérant du restaurant en rdc ont grévé le budget de la copro
Dans cet immeuble de Pleyel, les agissements du gérant du restaurant en rdc ont grévé le budget de la copro

Posséder un logement dans un immeuble en copropriété peut occasionner bien des tracas. Notamment à Saint-Denis où les plus malchanceux des petits propriétaires doivent se colleter syndic véreux et marchand de sommeil, un tandem redoutable surtout à l’œuvre dans les quartiers anciens. Quels recours, quelles précautions ? Pour s’entraider, croiser leurs expériences, sept habitants du centre-ville ont créé en juin 2014 le « Collectif des copropriétés de Saint-Denis ». Au fil des réunions convoquées tous les deux mois, de nouveaux participants sont venus s’y joindre avec des questions et témoignages qui ont alimenté l’ordre du jour. 


Les syndics, et leurs nouvelles obligations au titre de la loi Alur (contrat type, honoraires, etc.), les recours contre les propriétaires mauvais payeurs, etc. Et deux récits sur les déboires causés par des commerces en rez-de-chaussée ont décidé le collectif à y consacrer une réunion, la septième et dernière en date, et à y convier les élus concernés. C’était le 11 juin à la bourse du travail, avec une vingtaine de participants, dont Emmanuel. « On est en procédure contre une boucherie. » Il raconte le bruit du billot « de 8 h à 22 h, sept jours sur sept », « l’odeur qui se diffuse dans la cage d’escalier », des travaux effectués sans autorisation par le commerçant avec la complicité de l’ancien syndic, de ses charges impayées… Les contentieux seraient aujourd’hui en passe d’être résolus.


Charges impayées et logements subdivisés

Rien de tel avec le gérant du restaurant dont Samia énumère les méfaits. Dans le petit immeuble du quartier Pleyel, où elle a acquis un appartement en 1996, elle fait état elle aussi de travaux effectués à l’insu de l’administration comme des copropriétaires, en connivence avec un syndic notoirement connu à Saint-Denis. « Aujourd’hui, signale-t-elle, nous sommes gérés par un syndic qui nous soutient dans nos actions. » Mais les charges non acquittées – plus de 50 000 euros – ont grevé le budget de la copropriété qui a dû supporter « le coût exorbitant des procédures » pour leur recouvrement. 

Sans résultat encore. Également poursuivi par le propriétaire du fonds de commerces dont il ne paie plus aucun loyer, le restaurateur aurait subdivisé pour les louer les deux appartements qu’il a achetés dans l’immeuble. Une prédation sur tous les fronts. Que faire ?La création d’un groupe de travail, notamment pour informer des procédures, est envisagée par la Ville, déclarait au soir de la réunion Nicolas Laurent, chargé de mission sur le commerce au cabinet du maire. Avec Philippe Caro, élu au logement, est également évoquée une nouvelle « instance de conseil et de médiation » qui pourrait s’ajouter aux missions de la Maison de l’habitat. 

Cette structure publique née du PNRQAD (Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés) se cantonnant pour l’heure à la résorption de l’insalubrité dans l’habitat. Toute activité dans un immeuble résidentiel peut être source de conflit. Jean en livre pour exemple une facture de 6 000 euros pour une porte d’entrée, qui sert aussi d’accès au cabinet du professionnel indépendant installé dans sa copropriété. Mais ce pilier du collectif a déjà en tête « les actions de groupe » à mener contre certains syndics. Un, en particulier, est dans leur ligne de mire. 

Marylène Lenfant

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