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Basket-ball / l’Union revoit le jour

Les basketteurs de l’Union ont fait un grand pas vers le maintien en s’imposant samedi dernier à Antonin Magne (76-63 contre AS Bon Conseil). Il leur reste encore deux matches pour rester en Nationale 3.
Le 15 mars à la Courneuve, gymnase Antonin Magne
Le 15 mars à la Courneuve, gymnase Antonin Magne


La musique bat son plein, la buvette multiplie les pains, sucrés ou salés, et les sourires sont nombreux sur les visages. Samedi 15 mars, à la mi-temps, les basketteurs de l’Union passée entre Saint-Denis, La Courneuve et Les Lilas mènent 36 à 34 face à l’AS Bon Conseil. Le public, venu en nombre à Antonin Magne, est serein et confiant. C’est que le jeu déployé par ses protégés fait mouche contre l’un des mieux classés de Nationale 3. Il semble loin le temps où l’équipe était moribonde et diminuée, sans repères depuis la relégation subie l’an passé. L’arbitre porte son sifflet en bouche et relance les débats. L’Union prend d’emblée le score à son compte et règne sans partage : 47 à 34 pour les locaux. Le meneur Hicham Fekkak, en grande forme, est acclamé par les supporters, en verve comme jamais cette saison.

Une santé d’acier

Ainsi galvanisés, les joueurs de l’Union oublient de gérer l’effort et se donnent sans compter. Passé l’euphorie, c’est l’essoufflement. Les visiteurs remontent doucement la pente, jusqu’à recoller 50 partout. Dans un dernier effort, les garçons en  blanc s’arrachent et prennent deux points d’avance avant la dernière pause. La quatrième manche risque d’être bien longue… Sauf que les gars du coin se sont refaits une santé d’acier.

De retour sur le terrain, ils prennent l’adversaire à la gorge, multiplient les passes et les paniers, marquent des trois points et finissent d’assommer leurs victimes sur un dunk tonitruant, qui fait rugir la salle de plaisir. 61 à 50. L’Union a refait le coup de la guerre éclair. Il va maintenant falloir tenir jusqu’au coup de sifflet final…

Dernières minutes

L’ASBC se réveille et marque de nouveau, mais sa gueule de bois s’avère trop lourde pour avancer. Elle tente quelques actions d’éclat de-ci de-là, mais ne joue plus vraiment le match. Les locaux finissent de dégouter leurs concurrents en bouffant tous les rebonds dans les dernières minutes. 76 à 63, les jeux sont faits. En musique, les joueurs applaudissent le public qui envahit le terrain. Des bambins ramassent la balle et se précipitent pour inscrire des paniers supplémentaires.


« Chaque victoire nous rapproche du maintien. On en avait une quand je suis arrivé et on en compte désormais sept. On n’est plus relégables mais les jeux ne sont pas faits. On a notre destin en main et il ne faudra pas se rater sur les deux matches restant », prévient le coach Karim Diop.


Satisfait par le spectacle, la défense en zone et le jeu rapide produit par ses ouailles, il retient surtout « la lucidité affichée ce soir par une équipe jeune, qui voit l’investissement à l’entraînement récompensé en match ». Le 5 avril, il saura si tous les efforts consentis pour éloigner le spectre d’une deuxième descente en deux ans ont porté leurs fruits.

Aurélien Soucheyre