En ville

Georges Sali classe le Parti socialiste à droite

En inaugurant son local de campagne pour les municipales à Saint-Denis, le candidat du Parti socialiste de gauche n’a pas épargné son ancienne formation, au plan national comme localement.
Samedi après midi, dans le local de campagne de Georges Sali
Samedi après midi, dans le local de campagne de Georges Sali


PSG, ce n’est pas le club de foot », lance un Georges Sali enroué mais blagueur à la centaine de personnes venues participer à l’inauguration du local de campagne, rue de l’Émaillerie, samedi 11 janvier en fin d’après-midi (1). Et s’il a créé un Parti socialiste de gauche il n’a nullement le sentiment de faire un pléonasme. Au contraire. Le PS historique, explique-t-il, se situe désormais à droite, avec l’UMP et l’UDI. « Je sais de quoi je parle, ajoute-t-il, j’y ai milité pendant trente et un ans. »


Ce retour sur son passé ponctue l’argumentaire : « Le pouvoir PS actuel mène une politique dans le droit fil de celle de Nicolas Sarkozy. Non seulement les promesses ne sont pas tenues, mais dans le domaine des retraites, de la TVA, du pouvoir d’achat, de la jeunesse, c’est même le contraire de ce qui avait été dit. »


Georges Sali sait que son PSG part de zéro, qu’il n’est pas donné favori dans la course engagée, mais il est persuadé que la création d’un nouveau parti correspond à une attente des Français. « Les deux tiers des personnes interrogées dans un récent sondage ont formulé ce souhait », explique-t-il. Le candidat à la mairie s’enthousiasme de la démarche citoyenne qui accompagne la naissance du PSG. « C’est un acquis pour les générations futures qui pourront regarder la politique la tête haute. »


Et de dénoncer « l’état de gangrène de la classe politique, l’opacité intolérable, l’absence de scrupules et les affaires d’hommes qui s’occupent de leurs intérêts mais pas de celui des gens ». Autant, deux heures avant lui, Mathieu Hanotin s’était évertué à ne pas toucher mot de la politique nationale, autant l’envie de Georges Sali de s’y attarder paraît patente.


Mais la voix se fatigue et le temps file. Le chapitre des municipales stricto sensu est alors ouvert. « On représente un choix politique supplémentaire, expose-t-il. Notre projet s’est bâti autour de seize ateliers, auxquels ont participé 350 Dionysiens, et d’où sont sorties 150 propositions concrètes et responsables. » Son équipe, qu’il devrait présenter fin janvier, sera constituée « de gens libres, bénévoles, profondément attachés à Saint-Denis et désireux d’améliorer les choses dans notre ville ».


S’il évoque la propreté et la sécurité, l’emploi et le logement, M. Sali s’arrête sur l’école « première condition de l’égalité ». Il parle alors de rencontres avec des mères de famille, aux bords des larmes, qui lui demandent de faire quelque chose pour que leurs gamins aient un maître en face d’eux. « L’effort avec la gauche au pouvoir n’est pas fait. Des enfants restent sans enseignants, à Saint-Denis et en Seine-Saint-Denis, comme avant. »


Revenant sur le vote du 23 mars, il résume l’enjeu en une question : « On continue ou on change ? » La réponse est dans la question de celui qui veut incarner une alternative « par rapport à la gestion actuelle mais au service de notre population ». C’est-à-dire loin des objectifs de « M. Hanotin, collaborateur de M. Bartolone, qui veut phagocyter la ville, pousser la population à partir comme cela s’est fait à Levallois ». Persuadé de constituer une carte à utiliser pour des électeurs tentés par l’abstention ou las du duel Front de gauche - PS, M. Sali prévient que « si des rassemblements s’opèrent au second tour, ce sera sur des bases politiques». Et on a bien compris qu’il est sûr de ne pas les trouver chez M. Hanotin.

Dominique Sanchez


(1) Du lundi au samedi de 16h à 19h; le samedi et le dimanche : de 10h à 12h

Réactions

Réagissez à l'article

(ex. : votre.nom@fournisseur-internet.com) Cette adresse ne sera pas publiée sur le site.
Merci de prendre connaissance de la charte des commentaires ci-dessous.

Principes de modération

Les commentaires postés sur lejsd.com sont modérés avant publication par l’équipe éditoriale.
Les commentaires sont ouverts les quatre semaines suivant la mise en ligne des contenus.
Les messages sont publiés dans leur intégralité ou supprimés s’ils sont jugés non conformes à la charte.
L’internaute est responsable des commentaires qu’il poste. L’équipe du JSD se réserve le droit de retirer tout commentaire si elle l’estime nécessaire pour la bonne tenue des échanges.
La modération dans l’immédiat a lieu du lundi au vendredi, en horaires de jour.
Lorsqu’un internaute poste plusieurs fois le même commentaire, l’équipe du JSD n’en publie qu’une version.

Pseudonymes

Il n'est pas autorisé de choisir comme pseudonyme le nom d'une autre personne physique ou morale (entreprise, institution, etc.) ou d'utiliser un nom similaire à celui d'un autre internaute dans le but de créer une confusion.
Les noms contenant des allusions racistes, sexistes ou xénophobes sont proscrits.
Si un internaute utilise plusieurs pseudonymes pour commenter, le JSD se réserve le droit de supprimer ces comptes, sans préavis.

Contenus illicites et prohibés

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Le JSD supprimera tout commentaire contrevenant à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, répété plusieurs fois ou grossier.
Sont notamment illicites les propos racistes, antisémites, sexistes, homophobes, discriminatoires, diffamatoires ou injurieux, incitant à la violence (y compris les appels à la restauration de la peine de mort) ou à la haine raciale, niant les crimes contre l’humanité et les génocides reconnus, faisant l’apologie des crimes de guerre et du terrorisme ; justifiant des actes violents et des attentats.
Sont également proscrits : les propos de nature pornographiques, pédophile ou délibérément choquants ; les atteintes à la présomption d’innocence, l’usurpation d’identité, l’incitation à la commission de crimes ou de délits, l’appel au meurtre et l’incitation au suicide et la promotion d’une organisation reconnue comme sectaire…
Il est également interdit de divulguer des informations sur la vie privée d'une personne, de reproduire des échanges privés et d’utiliser des œuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).
Actuellement la publicité est interdite sur lejsd.com Les liens promotionnels sont proscrits mais la publication d’un lien vers un site commercial en lien direct avec le sujet dont il est question dans le programme ou le fil de commentaires peut être tolérée, si elle apporte un complément d’information utile à l’internaute.
Le JSD se réserve le droit de supprimer tout commentaire contenant des propos agressifs visant des personnes, notamment les autres commentateurs.
La suppression d’un commentaire entraîne celle des réponses qui lui ont été faites.
Pour contester une modération, merci d’écrire à info@lejsd.com.

CAPTCHA
Ce champ nous permet de vérifier que vous n'êtes pas un robot spammeur