En ville

Grosse colère et débrayage au service social

Les agents municipaux de ce secteur à la mairie de Saint-Denis protestent contre le management, qualifié d’autoritaire, de leur directrice.
Pendant le rassemblement devant la mairie vendredi matin
Pendant le rassemblement devant la mairie vendredi matin


Elles s’insurgent et elles le scandent. Les agents du service social de la ville de Saint-Denis, composé en grande majorité de femmes, se sont retrouvés ce vendredi 5 avril devant la mairie pour organiser le premier « Vendredi de la colère ».


Un débrayage d’une heure reconductible chaque semaine, de 10h à 11h, avec une déambulation sur le marché pour discuter avec les habitants et faire signer une pétition.

Ce mouvement porté par le syndicat Sud proteste contre « le management autoritaire » de la directrice du service développement social et solidarités de la mairie en poste depuis 2006.


Remontées et bien en voix, les assistantes sociales lui reprochent de « créer une ambiance pourrie » et de « passer son temps à les dénigrer ». Sur leurs pancartes, elles se demandent si « maltraiter est une façon de manager ? » et réclament « une véritable reconnaissance par la municipalité du service rendu à la population ».


Les grévistes considèrent aussi que leur directrice a un but caché : « Elle veut que le service social aille dans le giron du conseil général », affirme une cadre. Seules sept villes du département, dont Saint-Denis, ont conservé un service social municipal.


Le maire Didier Paillard, qui a reçu les agents le 29 mars, leur a écrit le 5 avril. Dans ce courrier, il réaffirme « le choix politique clair » de conserver le service social municipal, mais se dit « profondément choqué » par l’attitude des agents et juge « inacceptable » leurs comportements vis-à-vis de la directrice.

D.Sz.