En ville

Florence Haye : « Je suis l’adversaire de la droite et de l’extrême droite »

La conseillère générale sortante inscrit sa candidature dans l’opposition à la politique de Nicolas Sarkozy. Elle s’étonne aussi que des dirigeants nationaux du PS déploient autant d’énergie dans un canton détenu par la gauche. Lire également l\'interview de Houari Guermat, les derniers échos de la campagne et nos commentaires.


Le JSD : Quel sens donnez-vous à votre campagne ?

Florence Haye : Celui que j’ai toujours donné à mon activité d’élue depuis 2004 : un travail collectif, mené avec mon comité de soutien et les habitants pour trouver ensemble des voies qui améliorent le sort de la population. Chaque jour qui passe, le gouvernement Sarkozy enfonce toujours plus les habitants dans les difficultés : chômage massif des jeunes, retraites, sécurité, pouvoir d’achat en berne, école, logement. Les compétences d’un conseil général, qui concernent la vie quotidienne, peuvent atténuer ces souffrances et construire des politiques de progrès social pour tous. J’ai besoin de l’expertise des habitants, pour construire des propositions communes : je suis élue sur la base de propositions et de valeurs, mais je ne décide pas pour eux.


Le JSD : Donnez-nous un exemple de cette méthode…

Florence Haye: En 2004, j’ai gagné au conseil général avec les parents de collèges la mise en place du quotient familial à la cantine comme cela existe dans notre ville. Aujourd’hui, deux fois plus de collégiens y mangent. J’ai aussi beaucoup travaillé sur la question du collège avec les parents d’élèves autour des relations qu’ils entretiennent avec les établissements. Ce travail avec les parents, avec les collégiens, avec les associations débouche sur des propositions pour améliorer les relations collège-quartier. Cet axe me tient à cœur, tout comme le combat que nous menons pour rétablir les aides aux familles supprimées par le conseil général.


Le JSD : Mais c’est l’État qui est à l’origine de ces coupes…

Florence Haye: L’État veut étrangler financièrement les communes et les départements. Il a transféré au 93 des compétences sans les compenser. Cela représente près de 700 millions d’euros. Ce n’est pas tolérable. Mais le président Bartolone a fait des choix budgétaires sur lesquels nous ne sommes pas d’accord, car cela participe de la baisse des services et des aides à la population. Nous sommes 2 500 personnes à demander le rétablissement du remboursement de 50 % de la carte Imagine R, de l’aide au financement d’un ordinateur pour les collégiens, et le maintien du montant de la carte Améthyste à 15 euros.


Le JSD : La campagne donne l’impression d’un duel Front de gauche contre Europe Écologie-PS. Quel est votre adversaire ?

Florence Haye: La droite et l’extrême droite, évidemment. En tant qu’élue sortante, j’avais proposé à toutes les forces de gauche, fin 2010, de travailler ensemble pour que, partout dans le département, la droite soit battue. Le PS et Europe Écologie ne m’ont pas répondu. C’est regrettable car d’autres échéances arrivent, en 2012, et la gauche aura besoin pour gagner face à Sarkozy et Le Pen de se rassembler et de faire des propositions crédibles. Permettez-moi de me demander pourquoi l’énergie déployée par les dirigeants nationaux du PS à soutenir Europe Écologie dans un canton où la gauche est sortante ne l’est pas à Épinay où chacun sait que la droite peut prendre le siège au sortant socialiste.


Le JSD : Que ferez-vous au second tour si vous n’êtes pas en tête de la gauche au premier ?

Florence Haye: Bien évidemment, il faut empêcher la droite ou l’extrême droite de gagner, ce qui suppose le désistement en faveur du candidat de gauche arrivant en tête. Cet appel doit toutefois avoir un contenu : celui de la résistance aux politiques de droite et de propositions pour améliorer le quotidien de tous.


Propos recueillis par Dominique Sanchez



******************


Houari Guermat : « Ma première priorité, c’est un collège supplémentaire »

Le candidat sans étiquette mais se réclamant du centre veut geler les augmentations d’impôts. Au second tour il appellera à voter pour « tout candidat, sauf le FN, qui sera face à Florence Haye ».


Le JSD : Votre candidature est sans étiquette. Elle se situe plutôt à gauche, au

centre ou à droite ?

Houari Guermat : Je suis plutôt centre, centre gauche. Je me présente parce que c’est la première fois, dans une élection locale, où il n’y a ni candidat socialiste, et ni candidat centriste habitant Saint-Denis.


Le JSD : Quelles priorités mettez-vous en avant dans cette campagne ?

Houari Guermat: Ma première priorité est la construction d’un collège supplémentaire. La ville est passée de 85 000 habitants à plus de 100 000 en quelques années et le nombre des établissements n’a pas augmenté. Le plan pluriannuel voté ne tient pas compte de cette augmentation de population. Je me préoccupe aussi de ce que j’appelle la casse sociale de Bartolone : le président du conseil général a supprimé des aides aux familles et aux retraités, comme le remboursement de la moitié de la carte Imagine R, l’aide à l’achat d’un ordinateur pour les élèves de sixième ou la réduction du montant de la carte Améthyste. Si j’étais élu, je me battrais pour revenir sur ces décisions.


Le JSD : C’est un discours que tient aussi Florence Haye, par exemple…

Houari Guermat: Et Julien Mugerin (UMP) aussi. On peut être de bord politique différent mais comprendre qu’il ne faut pas pénaliser des populations déjà très en difficulté. Florence Haye a un double discours : elle fait partie de la majorité au conseil général.


Le JSD : Vos autres priorités ?

Houari Guermat: Je veux geler les augmentations d’impôts et réduire les budgets de communication du conseil général. Depuis que M. Bartolone est à la présidence, il ne fait que de la com’ : il communique sur la dette de l’État, sur les emprunts toxiques, il loue des panneaux immenses pour dire que la Seine-Saint-Denis est superbe et dans le même temps il réduit les aides sociales. Le Département doit aussi consacrer plus de moyens budgétaires à la résorption de l’habitat insalubre.


Le JSD : Comme à chaque candidat, je vous le demande : quelle consigne donnerez-vous pour le second tour ?

Houari Guermat: Avant de répondre directement, je veux dire à vos lecteurs que voter Houari Guermat, c’est voter utile. Car, contrairement aux écologistes qui se désistent toujours pour le PC, moi je ne me désisterai pas. Si je le peux, je me présenterai contre la candidate communiste le 27 mars et si je ne peux figurer au second tour, j’appellerai à voter pour tout candidat – sauf le FN – qui sera face à Florence Haye.


Propos recueillis par D.Sz


******************

Commentaire

Vers un mano a mano à gauche ?

En 2004, les électeurs du canton nord-ouest avaient placé deux candidats de gauche aux premières places. Un scénario qui peut se reproduire, sauf si l’UMP ou le FN créent la surprise.


Dimanche, un peu plus de 12 000 électeurs des bureaux 33 à 47 du canton nord-ouest sont appelés à départager dix candidats. Combien se déplaceront jusqu’à l’isoloir ? Dans chaque camp politique, une belle unanimité se fait jour pour prédire une abstention particulièrement massive le 20 mars.


Pour le reste, la première place pourrait se disputer, comme en 2004, entre deux familles de la gauche. Fatima Laronde, candidate Europe Écologie-PS, récemment entrée en politique par la porte verte, a été la tête de proue d’une stratégie mise en musique par Claude Bartolone. Le président du conseil général socialiste, avec son vice-président, Mathieu Hanotin, également directeur de campagne de la candidate, a travaillé le symbole, comme la location d’un local électoral situé en face de la mairie, pour signifier jusqu’où pourrait conduire un bon résultat aux cantonales. Il a rythmé les descentes de « people politiques » (Jean-Paul Huchon, Bruno Le Roux, Cécile Duflot, Stéphane Gatignon…). Mais, M. Bartolone a également payé de sa personne en arpentant une demi-douzaine de fois les rues du centre-ville avec Fatima Laronde.


Assiduité

Cette assiduité a fini par provoquer l’envoi d’une lettre signée de Patrick Braouezec et de Didier Paillard à Martine Aubry. Le maire et le député disent à la première secrétaire du PS, en termes plus diplomatiques que ceux utilisés par les militants de base, leur étonnement de voir à quel point la conquête du siège de Mme Haye semble constituer un objectif majeur alors que d’autres sont à gagner ou à sauver contre la droite. Cette campagne paiera-t-elle ? Les électeurs le diront.


Mais, une chose est sûre, elle n’a guère été menée par les militants écologistes, ni par les « historiques » du PS. En cas d’échec, la salve des griefs ne devrait pas manquer de résonner dans les deux formations.


Florence Haye, conseillère générale sortante, soutenue par un Front de gauche élargi et désignée comme femme à battre par plusieurs candidat(e)s, a choisi une tout autre formule de campagne. Elle l’a axée sur un positionnement anti droite, qu’elle soit classique ou extrême, et sur le différentiel avec la présidence PS du conseil général dans le domaine social, notamment à travers l’abandon des aides pour la carte Imagine R.


Mme Haye a débuté ses porte-à-porte bien avant Noël. Elle a multiplié cet exercice militant et les réunions de proximité thématiques. Sa conduite a plus ressemblé à l’effort d’une coureuse de fond qu’à celui d’une sprinteuse. En plaçant sa candidature sous le sigle de « Saint-Denis unie à gauche », elle joue la carte de rassembleuse face aux divisions. Elle met en avant le soutien des ténors de la majorité municipale.


Sauf surprises

Malgré l’inconnue du score de l’UMP qui, avec Julien Mugerin a trouvé un regain de jouvence et de dynamisme, malgré les interrogations concernant les candidats dits plus « petits », malgré l’incertitude du score de Sylvie Laugier, qu’à Saint-Denis personne ne connaît mais qui concourt sous le sigle d’un Front national en flèche dans les sondages… Malgré tout ce que le vote démocratique réserve comme surprises, risquons un pronostic : Florence Haye et Fatima Laronde en tête. Mais dans quel ordre ?


Dominique Sanchez


******************

Échos de campagne (épisode 7 et fin)


Claire O’Petit a assigné en référé cinq de ses concurrents pour affichage sauvage. Le porte-voix du MoDem local s’en prend au « club des cinq » (Haye, Laronde, Mugerin, Wannass, Guermat). Le tribunal de grande instance de Bobigny, à qui elle demande de faire procéder au retrait des affiches sauvagement collées, tranchera le 16 mars. Les avocats des mis en cause ont plaidé le 14 mars l’incompétence du tribunal à traiter cette affaire.


Thierry Lagoutte du NPA n’appartient pas à la catégorie des candidats épuisés par la campagne électorale. Il tient sa première réunion publique, qui sera aussi la dernière. C’est jeudi 17 mars, 19 h, à l’école Jules-Guesdes.


Fatima Laronde poursuit ses rencontres avec les électeurs en compagnie de personnalités politiques nationales ou départementales. Le 15 mars, elle faisait un tour de marché avec la verte Aline Archimbaud, élue de Pantin, et le lendemain Arnaud Montebourg était annoncé, pour 15 h, en centre-ville.


Julien Mugerin parlait emploi le 12 mars. Une vingtaine de personnes avait pris place dans la salle du café le Roi du marché pour l’entendre vilipender « les communistes, les socialistes, les verts qui ne savent pas y faire en matière d’emploi » et se réclamer « d’une véritable aide à la création d’entreprises, d’une ambition que l’on trouve dans le Grand Paris voulu par Nicolas Sarkozy ». À ses côtés Hamel Hamza, candidat à La Courneuve, et Jean-Michel Bluteau, élu de Villemomble, ont accusé « Florence Haye, Patrick Braouezec et Didier Paillard de ne pas accompagner le dynamisme économique de la ville ».


Florence Haye a eu une bonne surprise le 11 mars. Devant plus de 200 personnes rassemblées salle de la Légion d’honneur, elle a reçu le soutien public de Rose Gomis. L’adjointe au maire, exclue du PS après les municipales de 2008, a expliqué qu’elle avait d’abord souhaité rester neutre dans cette campagne mais que l’énergie mise en place par le PS pour battre une élue de gauche la conduisait finalement à soutenir Mme Haye. Entourée de Jean-Christophe Le Duigou, syndicaliste, de Martine Billard, vice-présidente du Parti de gauche, Didier Paillard et Patrick Braouezec, la conseillère générale sortante s’est félicitée du dynamisme de cette soirée.


Europe Écologie. Un nouveau communiqué Le Torrec-Ribay

« Les masques tombent »… Tel est l’intitulé du nouveau communiqué signé Virginie Le Torrec et Michel Ribay. Les deux adhérents d’Europe Écologie, par ailleurs adjoints au maire, estiment que dans l’entretien accordé au JSD par Fatima Laronde la semaine dernière, la candidate EELV soutenue par le PS fait se dissiper « le rideau de fumée ».

Les opposants à la direction locale d’EELV reprochent à Fatima Laronde de ne pas porter dans cette campagne « les idées de l’écologie politique » au point de voir « émerger une candidature s’intitulant L’écologie d’abord, surgie de nulle part, portée par d’illustres inconnus ». Les deux signataires se félicitent que leur appel du 31 janvier, intitulé Pour la démocratie, pour l’éthique, pour la défense de l’écologie politique soit rejoint par de nouveaux signataires parmi lesquels Amza Bendaoud, Claire Benoit, Claude Chemin, Faouzi Dhaouadi, Michelle Savarimouttou, Claire Verbeke.


D.Sz


******************


En bref

Qui vote ?

Les électrices et électeurs inscrits dans le canton nord-ouest, et eux seuls, sont appelés à voter. Cela concerne les bureaux 33 (école élémentaire Sembat), 34 (collège De Geyter), 35 (maternelle Puy-Pensot), 36 (maternelle Corbillon), 37 (école élémentaire Vallès), 38 (maternelle Brise-Échalas), 39 (collège Triolet), 40 (maternelle Ermitage), 41 (école élémentaire Hugo), 42 (collège Fabien), 43 (maternelle Delaunay-Belleville), 44 (école élémentaire Sémard), 45 (maternelle Le Stade), 46 (école élémentaire Sémat), 47 (maternelle Les Joncherolles).

Quand ?

Le premier tour est fixé au dimanche 20 mars. Les quinze bureaux de vote sont ouverts sans interruption de 8 h à 20 h. Le second tour est fixé, s’il y a lieu, au dimanche 27 mars. Les candidats Christophe Mézerette (MRC), Fatima Laronde (EELV-PS), Florence Haye (Front de gauche), Majid Wannass (divers gauche), Thierry Lagoutte (NPA), Claire O’Petit (MoDem), Julien Mugerin (UMP-Nouveau centre), Chadliya Sénégal-Dhouioui (divers gauche), Sylvie Laugier (FN), Houari Guermat (sans étiquette).

Second tour

Pour qu’un(e) candidat(e) puisse se présenter au second tour, il doit avoir obtenu un nombre de voix au moins égal à 12,5 % du nombre des inscrits du canton. Si un seul candidat remplit cette condition, celui qui arrive en deuxième position quel que soit son nombre de suffrages obtenus peut se maintenir. Si aucun candidat n’atteint 12,5 % du nombre des inscrits, les deux premiers peuvent se maintenir au second tour… Mais pas le troisième.


Mézerette

Mis en cause par Fodhil Hamoudi, responsable local d’Europe Écologie-Les Verts (JSD n° 864), le candidat MRC, Christophe Mézerette, estime que « la qualité du débat démocratique ne s’est pas améliorée à Saint-Denis » et que « M. Hamoudi semble considérer que quiconque n’est pas d’accord avec lui est forcément un suppôt de Nicolas Sarkozy ou même du Front National ».


Wannass

Le candidat sans étiquette qui fait campagne sur le thème « Un quartier dans la ville, un canton dans le département » sera présent dans le quartier Delaunay Belleville vendredi 18 mars.


§§§§§§§§§§§§§§§

Réactions

Réagissez à l'article

(ex. : votre.nom@fournisseur-internet.com) Cette adresse ne sera pas publiée sur le site.
Merci de prendre connaissance de la charte des commentaires ci-dessous.

Principes de modération

Les commentaires postés sur lejsd.com sont modérés avant publication par l’équipe éditoriale.
Les commentaires sont ouverts les quatre semaines suivant la mise en ligne des contenus.
Les messages sont publiés dans leur intégralité ou supprimés s’ils sont jugés non conformes à la charte.
L’internaute est responsable des commentaires qu’il poste. L’équipe du JSD se réserve le droit de retirer tout commentaire si elle l’estime nécessaire pour la bonne tenue des échanges.
La modération dans l’immédiat a lieu du lundi au vendredi, en horaires de jour.
Lorsqu’un internaute poste plusieurs fois le même commentaire, l’équipe du JSD n’en publie qu’une version.

Pseudonymes

Il n'est pas autorisé de choisir comme pseudonyme le nom d'une autre personne physique ou morale (entreprise, institution, etc.) ou d'utiliser un nom similaire à celui d'un autre internaute dans le but de créer une confusion.
Les noms contenant des allusions racistes, sexistes ou xénophobes sont proscrits.
Si un internaute utilise plusieurs pseudonymes pour commenter, le JSD se réserve le droit de supprimer ces comptes, sans préavis.

Contenus illicites et prohibés

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Le JSD supprimera tout commentaire contrevenant à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, répété plusieurs fois ou grossier.
Sont notamment illicites les propos racistes, antisémites, sexistes, homophobes, discriminatoires, diffamatoires ou injurieux, incitant à la violence (y compris les appels à la restauration de la peine de mort) ou à la haine raciale, niant les crimes contre l’humanité et les génocides reconnus, faisant l’apologie des crimes de guerre et du terrorisme ; justifiant des actes violents et des attentats.
Sont également proscrits : les propos de nature pornographiques, pédophile ou délibérément choquants ; les atteintes à la présomption d’innocence, l’usurpation d’identité, l’incitation à la commission de crimes ou de délits, l’appel au meurtre et l’incitation au suicide et la promotion d’une organisation reconnue comme sectaire…
Il est également interdit de divulguer des informations sur la vie privée d'une personne, de reproduire des échanges privés et d’utiliser des œuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).
Actuellement la publicité est interdite sur lejsd.com Les liens promotionnels sont proscrits mais la publication d’un lien vers un site commercial en lien direct avec le sujet dont il est question dans le programme ou le fil de commentaires peut être tolérée, si elle apporte un complément d’information utile à l’internaute.
Le JSD se réserve le droit de supprimer tout commentaire contenant des propos agressifs visant des personnes, notamment les autres commentateurs.
La suppression d’un commentaire entraîne celle des réponses qui lui ont été faites.
Pour contester une modération, merci d’écrire à info@lejsd.com.

CAPTCHA
Ce champ nous permet de vérifier que vous n'êtes pas un robot spammeur