Veolia : pratiques et gestion de l'eau en question
Près d'un tiers des émissions mondiales de CO2e pourraient disparaître d'ici 2050. C'est la conclusion d'une étude commandée au cabinet Roland Berger par Veolia, à condition que ses solutions soient déployées à l'échelle planétaire. Un chiffre qui donne le vertige et qui résume l'ambition d'un groupe qui ne se contente plus de gérer l'eau ou les déchets : il veut peser sur l'avenir du monde.
Ce que Veolia veut vraiment : une raison d'être au-delà du profit
Antoine Frérot, PDG du groupe, l'avait annoncé dès novembre dernier : Veolia présenterait sa raison d'être à ses actionnaires en avril, lors de l'assemblée générale. Une démarche volontariste, pas une obligation légale. Et cette nuance compte.
La raison d'être découle directement de la mission "Ressourcer le monde". Elle est pensée comme une boussole stratégique : préciser en quoi le groupe est utile, pour qui, et comment. Ce n'est pas du marketing. Le texte a été soumis au conseil d'administration avant toute présentation publique, ce qui lui donne un poids institutionnel réel.
Frérot est clair là-dessus : une entreprise n'est prospère que si elle est utile. Pour lui, faire face au changement climatique n'est pas une contrainte externe, c'est le coeur du modèle économique. Il veut que Veolia soit perçue comme indispensable par ses clients, engageante pour ses salariés, et reconnue par ses actionnaires. Trois publics, un seul cap.
Ce qui distingue cette démarche de la loi Pacte, c'est précisément ce que Veolia a choisi de ne pas faire. Les Républicains au Sénat avaient voté un amendement pour supprimer l'article phare du volet RSE de la loi Pacte, celui qui permettait aux entreprises d'inscrire leur raison d'être dans leurs statuts. Veolia, pour sa part, n'a pas prévu de soumettre ce texte au vote des actionnaires ni de l'intégrer dans ses statuts. Une posture volontaire, mais sans contrainte juridique formelle. Certains y verront de la prudence, d'autres de la cohérence.
| Indicateur | Objectif annoncé |
|---|---|
| Croissance annuelle du chiffre d'affaires | 2 à 3 % à taux de change constant |
| Croissance annuelle de l'EBITDA | 4 à 5 % |
| Dette financière | Stable |
| Réduction potentielle des émissions CO2e en 2050 | Près d'un tiers à l'échelle mondiale |
Ces chiffres s'inscrivent dans la continuité du plan stratégique 2016-2019. Le groupe devrait annoncer des performances conformes, voire supérieures aux prévisions. L'ambition extra-financière ne se fait donc pas au détriment de la solidité économique, ce que Frérot tient à montrer.
Les solutions climatiques de Veolia : entre maturité technologique et blocages réglementaires
Veolia investit dans une dizaine de solutions couvrant le court, le moyen et le long terme. Trois domaines forment le socle : l'efficacité énergétique, le recyclage et la valorisation des déchets, et la valorisation énergétique des eaux usées. Ces activités ne sont pas nouvelles, mais leur déploiement à grande échelle reste insuffisant.
Pourquoi ce retard ? Ce n'est pas une question de technologie. Ces solutions sont matures, accessibles financièrement et génèrent des emplois. Le vrai frein, c'est le cadre réglementaire et l'absence de signaux économiques clairs pour les investisseurs. Frérot interpelle directement les décideurs politiques : sans dispositifs incitatifs, le passage à l'échelle ne se fera pas. Un appel concret, pas une posture.
Voici les trois caractéristiques que partagent ces solutions selon l'étude Roland Berger :
- Une maturité technologique avérée, déjà déployable sans attendre de percée scientifique
- Un coût abordable, compatible avec des modèles économiques viables sans subvention massive
- Un fort impact emploi-environnement, combinant création de valeur locale et réduction d'émissions
Le problème, c'est que la rentabilité commerciale immédiate n'est pas toujours au rendez-vous. Certaines alternatives attendent encore leur marché. D'où l'importance, selon le groupe, d'un accompagnement public ciblé plutôt que d'une réglementation généraliste.
Vos droits face aux pratiques des gestionnaires de services : ce qu'il faut savoir
Quand un consommateur veut s'informer ou contester une pratique liée à la gestion de l'eau ou de l'énergie, il se heurte parfois à des obstacles inattendus. Accéder à certaines ressources en ligne peut être bloqué par des systèmes de sécurité automatiques, comme Cloudflare, qui a récemment rendu inaccessible le site d'une organisation de défense des consommateurs suite à un blocage d'adresse IP. Ce type de situation illustre la fragilité de l'accès à l'information pour les usagers ordinaires.
Quand un litige devient sérieux, le recours à un professionnel du droit est souvent la seule voie efficace. Des plateformes comme Alexia.fr permettent de trouver un avocat spécialisé en droit de la consommation, en droit de l'environnement ou en litige administratif. L'aide juridictionnelle reste une alternative pour les revenus inférieurs à 1 500 euros net par mois, mais elle comporte des contraintes réelles.
Deux points méritent attention :
- La procédure prend en moyenne 6 mois supplémentaires comparé à un dossier financé directement par le client
- Les avocats acceptant ce dispositif restent peu nombreux, ce qui limite concrètement les choix disponibles
Franchement, si vous êtes dans cette situation, ne perdez pas de temps à chercher seul. Identifier rapidement le bon interlocuteur juridique, même via une première consultation, vous économisera des mois d'incertitude. La connaissance de vos droits est le premier levier d'action face à n'importe quel grand opérateur, qu'il s'agisse de contester une facture, une clause contractuelle ou une décision administrative liée à la gestion de l'eau ou des déchets dans votre commune.
L'auteur
Rédaction de Le JSD.
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