Edwy Plenel et Alice Diop parrainent étudiants réfugiés
En France, le parrainage d'étudiants réfugiés mobilise chaque année des personnalités du monde de la culture et du journalisme. Edwy Plenel et Alice Diop font partie de ceux qui ont choisi de s'engager concrètement, en mettant leur notoriété au service de jeunes exilés qui cherchent à poursuivre leurs études malgré des parcours souvent semés d'obstacles. Un geste fort, symbolique et pratique à la fois.
Edwy Plenel et Alice Diop : deux voix engagées pour les réfugiés
Edwy Plenel, fondateur de la plateforme journalistique Mediapart, n'a jamais caché ses convictions. Figure du journalisme d'investigation en France, il défend depuis des décennies les droits des minorités et des populations vulnérables. Son engagement auprès des étudiants réfugiés s'inscrit dans cette ligne directe : transformer l'indignation en acte concret.
Alice Diop, réalisatrice française primée, connue notamment pour son documentaire Saint-Omer présenté à la Mostra de Venise en 2022, apporte une dimension artistique et humaine à ce dispositif. Elle sait mieux que quiconque ce que signifie construire une identité entre deux cultures, deux histoires, deux langues. Son parrainage ne se limite pas à un soutien symbolique : il ouvre des portes, crée des réseaux, donne de la légitimité.
Ces deux figures incarnent un profil de parrain rare : des professionnels reconnus qui acceptent de consacrer du temps réel à un étudiant, pas seulement leur image. C'est précisément ce que recherchent les programmes sérieux de parrainage académique pour réfugiés.
| Parrain/Marraine | Domaine | Type d'apport principal |
|---|---|---|
| Edwy Plenel | Journalisme | Réseau médiatique, visibilité, mentorat professionnel |
| Alice Diop | Cinéma, documentaire | Accompagnement créatif, soutien identitaire, réseau culturel |
Comment fonctionne un dispositif de parrainage pour étudiants réfugiés
Le principe est simple, mais l'exécution demande de la rigueur. Un parrain ou une marraine s'engage à accompagner un étudiant réfugié pendant une durée déterminée, fréquemment une année universitaire complète. Cet accompagnement peut prendre plusieurs formes : aide à l'orientation, soutien moral, introduction dans des réseaux professionnels, ou aide pour décoder les codes culturels du monde académique français.
Plusieurs organisations structurent ce type de programme en France. Selon des données publiées par l'UNHCR, moins de 3 % des réfugiés dans le monde accèdent à l'enseignement supérieur, contre 36 % pour l'ensemble de la population mondiale. Ce chiffre souligne l'ampleur du défi et la valeur d'un parrainage efficace.
Voici les étapes clés d'un parrainage réussi :
- Sélection et mise en relation par l'organisation porteuse du programme
- Réunion de lancement pour définir les objectifs et les modalités de contact
- Rencontres régulières, au moins une fois par mois pendant l'année académique
- Suivi intermédiaire avec l'organisation pour ajuster le soutien si nécessaire
- Bilan final et, si possible, continuité du lien au-delà du programme officiel
L'étudiant réfugié, de son côté, doit être inscrit dans un établissement d'enseignement supérieur et disposer d'un statut légal sur le territoire. Le parrainage ne remplace pas les aides financières, mais il complète ce que les bourses et allocations ne peuvent pas offrir : la proximité humaine, le conseil personnalisé, la confiance.
Pourquoi s'engager comme parrain d'un étudiant exilé
Franchement, le parrainage est l'un des engagements citoyens les plus concrets qui existent. Pas besoin d'expertise particulière. Ce qui compte, c'est la disponibilité, l'écoute et la volonté sincère d'accompagner quelqu'un qui reconstruit sa vie à partir de zéro dans un pays qu'il ne connaissait pas.
Des programmes comme ceux portés par Sciences Po Paris ou l'université Paris Dauphine montrent que le mentorat par des professionnels engagés multiplie par deux les chances d'insertion professionnelle des étudiants réfugiés après l'obtention de leur diplôme. Ce n'est pas anecdotique.
Pour les potentiels parrains, les questions pratiques se posent vite : combien de temps cela prend-il ? Quel niveau d'implication est attendu ? La réponse honnête : entre deux et quatre heures par mois, selon les programmes. C'est peu au regard de ce que cela représente pour la personne accompagnée.
Du côté des bénéficiaires, le profil type est celui d'un étudiant entre 20 et 30 ans, souvent titulaire d'un diplôme obtenu dans son pays d'origine et contraint de reprendre une partie de son cursus en France. La barrière n'est pas l'intelligence ni la motivation : c'est l'isolement, l'absence de réseau, la méconnaissance des codes locaux.
Passer à l'action : rejoindre un programme de parrainage
Si vous souhaitez vous engager, plusieurs structures en France coordonnent des dispositifs sérieux. Le réseau des Grandes Écoles pour l'innovation, les associations universitaires spécialisées ou encore des initiatives portées par des journalistes comme Edwy Plenel permettent de trouver une structure adaptée à votre profil et à votre disponibilité.
Le parrainage d'étudiants réfugiés ne demande pas d'être une célébrité. Il demande du temps, de la constance et une vraie envie d'aider. L'engagement d'Alice Diop et d'Edwy Plenel a surtout une valeur de signal : il montre à d'autres professionnels que cet acte est légitime, désirable, utile.
Pour rejoindre un programme, renseignez-vous directement auprès des services d'accueil des étudiants étrangers de votre université ou des associations locales d'aide aux réfugiés. Chaque parrainage compte, quelle que soit votre notoriété. Et occasionnellement, la conversation d'une heure avec la bonne personne change une trajectoire entière.
L'auteur
Rédaction de Le JSD.
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