En ville

Une assoce tire la sonnette d’alarme

Impasse Picou. La ruelle dionysienne proche de la Porte de Paris, voisine du parc de la Légion-d’honneur et de l’ex foyer Sonacotra Pinel, est un endroit atypique, rare en milieu urbain. Si ce n’est un rottweiler gueulard derrière une grille verte, ici, le silence règne en maître. À l’entrée du passage, une inscription sur un mur encourage la diversité et la tolérance?: « J’apprécie davantage mon voisin depuis que je m’intéresse à sa culture », est-il écrit. Mais en face de ce message, vestige d’une fête de la ruelle organisée en juin, l’immeuble est moins accueillant. Le numéro 2 de l’impasse est en piteux état. Il exhibe sa dangerosité?: des morceaux de revêtement pendouillent, une fissure verticale balafre le mur extérieur du sol au toit, les câbles électriques qui alimentent toute l’impasse courent, comme une guirlande, le long de la paroi… Ce taudis, sans eau mais avec électricité, abrite dans son aile la moins insalubre un couple avec deux enfants et un célibataire.

Propriétaire introuvable
Le 2 impasse Picou n’est pas la propriété d’un marchand de sommeil, à la différence du 27, ravagé par un double incendie. La SEM Plaine commune développement s’est portée acquéreur de l’immeuble pour pouvoir le raser. Le problème est qu’un propriétaire est introuvable… « Il manque un tantième », précise Bertrand Dechaumet, l’un des animateurs de l’Association des riverains de l’impasse Picou (Arip).
Malgré ce problème qu’elle ne nie pas, l’association a décidé d’alerter les autorités concernées pour qu’elles accélèrent malgré tout le processus de démolition. Dans un courrier du 30 août, intitulé Urgence au n° 2 impasse Picou, l’Arip note une « dégradation accélérée entre la mi-juin et la fin août ». Elle craint un drame pour les habitants, les résidents et les passants, et demande donc que le taudis soit rasé sans délai. Et comme pour mieux prévenir la catastrophe possible, des lettres recommandées ont été envoyées à la mairie, à la Caisse primaire d’assurance maladie, EDF, la Ddass, sans oublier la préfecture. Plusieurs résidents ont également alerté leurs assurances afin de définir les responsabilités en cas d’accident.
Côté mairie, on partage les inquiétudes. Christophe Girard, adjoint au maire qui pilote la démarche-quartier Porte de Paris, nous précisait ce week-end qu’un « cabinet recherche activement le propriétaire ». Il annonçait surtout que « mercredi 24 septembre, une entreprise se rendrait sur les lieux pour commencer à sécuriser le bâti, en purgeant la corniche qui risque de tomber sur la voie et en renforçant les planchers qui menacent de s’effondrer ». Quant à la suite, l’élu précise qu’elle passera inéluctablement par l’évacuation, une fois trouvée une solution de relogement pour les occupants du n° 2.
D.Sz

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