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Le JSD part en live
/ Un deuxième débat mouvementé sur la gentrification

 

Jeudi 20 décembre, le deuxième débat du JSD part en live s'est déroulé en direct de la Foire des savoir-faire solidaires. « Saint-Denis, nouvel eldorado pour les classes moyennes parisiennes ? » était la question posée lors de cette table ronde à laquelle ont participé Cécile Gintrac, du Comité de Vigilance JO 2024, Julia Chapelet, une Dionysienne installée à Saint-Denis depuis 10 ans et David Proult, élu en charge de l'urbanisme, de l'aménagement durable et du foncier. En une heure de discussion, les intervenants ont débattu sur de nombreuses questions notamment celles des projets de construction immobiliers en cours à Saint-Denis, du prix du logement dans cette ville du Grand-Paris, de la légitimité du terme de gentrification pour une commune qui présente un taux de 45% de logements sociaux, ou encore des enjeux immobiliers dans le cadre des Jeux Olympiques de 2024 et de la transformation de certains quartiers de la ville. 

Vous le verrez, le débat a été mouvementé. L'intervention impromptue et virulente de Philippe Julien, président du conseil syndical de l'immeuble du 17, rue Catulienne, qui a été évacué le 14 décembre a fait entendre certaines revendications de Dionysiens sur un sujet délicat, et d'actualité. 

Réactions

Dans l'article, on parle d'un risque de gentrification de ST DENIS qui nuirait au soit disant caractère populaire de cette ville. Petit rappel de ce que c'est qu'une vraie ville populaire suivant mon expérience perso : 1) c' est une ville où il n'y pas de ghettos sociaux par le bas (Franc-Moisin par ex) , ni par le haut.(le XVIé arrondissement à paris par ex) 2) C'est une ville où les gens ayant une stabilité sociale pérenne sont très majoritaires par rapport à ceux qui sont en précarité sociale permanente. 3) c'est une ville qui respire une bonne santé socio-culturelle via un métissage social performant tels que on y trouve des pourcentages visibles de gens riches, de gens de la classe moyenne et de gens des classes laborieuses vivant en bonne entente.4) Les communautés socio-culturels existent bien mais on n'y trouve pas de communautarismes socio-culturels (csq d'erreurs de choix de population) Alors Saint Denis, ville populaire actuellement ??, elle est plutôt devenue en 35 ans une ville de pauvres socio-culturellement de type TIERS MONDE (40% de la population sous le seuil de pauvreté, 13% de sans papiers , gens riches et classes moyennes rendus non visibles). Bref saint denis est devenu RIO sur seine. Elle ne satisfait donc pas aux critères que je viens de mentionner précédemment. Cela est la conséquence de choix politiques privilégiant divers clientélismes au détriment de l'intérêt général en vue de préparer de futures élections récurrentes. Faisons alors de Saint Denis une vraie ville populaire avant de parler de gentrification . D'ailleurs la gentrification consisterait surtout à créer des ghettos par le hau
Bonjour. C'était très technique mais on arrive au constat qu'on va avoir une ville à deux vitesses. Une ville qui avance vite, au sud de l'A86, qui va avoir de nombreuses infrastructures modernes, pour aller plus vite dans le centre de Paris, des HLM mais très peu au final. Et au nord, des HLM, une densification pour entasser les classes pauvres (on est la à Saint Denis) car je rappelle que c'est un choix politique de la ville. David Proult est, comme la majorité municipale, dans une idéologie qui ne se soucie des conséquences pour les habitants. Il pense que la ville ne doit être juste populaire... C'est un juste pour des gens qui ne veulent plus être pauvre.
Bonjour. Je vais mettre une des conclusion de la thèse de M. COSTIL, disponible sur le net, sur l'habitat insalubre. Même si on présuppose un a priori fort puisqu'elle a travaillé auprès de P. BRAOUEZEC, je partage son constat sur la situation catastrophique de la ville même si les œillères des élus empêchent de voir cet état de fait. Saint-Denis fait face à de multiples défis : indicateurs sociaux catastrophiques, insécurité, insalubrité et image très négative. La paupérisation et la spécialisation du territoire ont été pointées du doigt à plusieurs reprises, elles sont en lien avec une dégradation importante de l’habitat privé qui joue le rôle de parc social de fait comme nous allons le voir dans le chapitre suivant. La municipalité cherche à répondre à ces défis mais les élus tentent aussi de façon plus globale de retrouver une cohésion sociale et identitaire, une attractivité, et un développement de la ville pour permettre une amélioration globale de la situation de la ville. La ville redevient d’ailleurs un territoire attractif depuis une quinzaine d’années dans le cadre du développement de la métropole parisienne (cf. chapitre 9). Les élus, qui cherchent à construire cette nouvelle identité autour du patrimoine de Saint-Denis, et autour de thématiques issus de l’altermondialisme sont pris dans des injonctions contradictoires : entre politique d’attractivité et politique d’inclusion. Ces tensions se retrouvent dans les politiques en direction du parc privé, entre résorption des situations d’insalubrité et politique plus globale d’attractivité.