En ville

Requalification urbaine
/ Un bien Bel Air

Le samedi 4 juin, jour de fête des quartiers Franc-Moisin, Bel-Air et Stade-de-France, l’inauguration d’un immeuble de PCH marquait la fin d’une longue histoire urbaine autour d’une friche, après la démolition de Casanova, cité d’urgence.
Un nouveau square, entre le nouvel immeuble de PCH et l'école maternelle Bel-Air.
Un nouveau square, entre le nouvel immeuble de PCH et l'école maternelle Bel-Air.

Des volumes de deux et quatre étages, composant avec leur revêtement de briques une palette à la fois sobre et chaleureuse de couleurs beige, brune, et d’un rouge flamboyant. Le programme de 31 logements sociaux inauguré le samedi 4 juin par Plaine Commune Habitat n’est pas seulement remarquable pour ses qualités architecturales. Conçu par Patricia Leboucq, c’est aussi le dernier édifice qui manquait au quartier Bel-Air pour tourner la page d’une histoire urbaine échelonnée sur près de soixante ans. La dernière grande étape en était en juin 1993 la création de la ZAC Bel-Air. Soit un périmètre de 6,4 hectares, en partie occupé par la cité Danielle-Casanova, 160 logements, que la Ville se décide alors à démolir.

Édifiés à la hâte dans les années 50 pour suppléer à la crise du logement, les quatre immeubles s’avèrent trop vétustes pour être rénovés. Il n’en restera qu’une friche de 15 000 m2, où la Ville prévoit de longues barres d’immeubles totalisant 260 logements. Pour les riverains de l’association Mieux Vivre à Bel-Air, cette densification est d’autant plus inacceptable qu’elle ne fait aucun cas de l’environnement pavillonnaire. Un nouveau projet est adopté en 2006 par le conseil municipal. Un an plus tard, les compétences pour le mener à bien sont transférées à la communauté d’agglomération. Et la Sem Plaine Commune Développement se voit confier en juillet 2009 l’aménagement du terrain, où vient de démarrer un premier chantier, celui de la médiathèque Ulysse. Pour Christophe Denerier, l’architecte urbaniste désigné par la Sem, débute alors une minutieuse étude pour raccorder les futures constructions à leur environnement, en modulant les hauteurs et volumes, et en ménageant des percées visuelles à travers le nouvel îlot. Autant de critères inscrits au cahier des charges auxquels se conformeront architectes et promoteurs.

"Une mixité assez parfaite"

À la suite de la médiathèque, inaugurée en janvier 2012 en lisière de ZAC, s’enchaîneront les chantiers. Ce sera d’abord la Villa Thierry, immeuble en accession sociale à la propriété de 28 logements, dont 6 maisons de ville, livré par la CAPS en 2014. À l’arrière du front bâti formé par ces deux constructions, le long du cours du Ru-de-Montfort, un ballet de pelleteuses et de grues s’engagera simultanément avec deux programmes proposés aux prix du marché. L’un, de la Foncière Logement, est la résidence Villa Bel-Air dont les 33 logements locatifs ont accueilli en début d’année leurs premiers occupants. L’autre, dénommé les Terrasses du Canal, est une opération en accession libre réalisée par les Nouveaux constructeurs, avec 45 logements, dont 4 maisons de ville. Locatif et en accession, social et libre, « c’est une mixité assez parfaite », comme le dira Stéphane Peu, élu en charge de l’urbanisme, et président de PCH.

Les transformations ont aussi porté sur les espaces publics aménagés sur environ 10 000 m2, avec la création d’un square, d’un parvis, de voiries de proximité et une avenue Leroy-des-Barres qui a été élargie en vue du prolongement de la ligne 8 du tramway. D’après Plaine Commune Développement, le quartier aurait gagné 500 nouveaux habitants. Dont les 130 étudiants et jeunes travailleurs de la résidence Marguerite-Duras inaugurée voilà deux ans par Espacil aux abords de l’A1. La ZAC s’étire en effet devant le lycée Suger jusqu’à ce pont autoroutier qui depuis cinquante ans sectionne le Bel-Air, entre le nord, enclave vieillissante et cette partie sud remise à neuf parce que bénéficiaire de crédits de l’État au titre d’une convention ANRU de 2006 l’associant au quartier Franc-Moisin.

Marylène Lenfant

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