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Confinement
/ Saint-Denis mise sous cloche

Les autorités ont voulu à tout prix l’éviter mais l’envol du nombre de cas de contaminations et de personnes placées en réanimation à cause de la Covid-19, oblige à reconfiner la population jusqu’au 1er décembre, au moins. Retour sur les mesures prises par le Gouvernement.
Au premier jour du confinement, le 30 octobre, quelques personnes déambulent rue de la République, lieu où plusieurs commerces ont dû baisser leur rideau jusqu'au 1er décembre au moins © Yann Lalande
Au premier jour du confinement, le 30 octobre, quelques personnes déambulent rue de la République, lieu où plusieurs commerces ont dû baisser leur rideau jusqu'au 1er décembre au moins © Yann Lalande

Deux semaines a­près avoir instauré un couvre-feu de 21h à 6h, sur de nombreux territoires dont l’Île-de-France, les autorités ont pris acte de l’inefficacité de cette mesure pour endiguer la circulation très active du virus SARS-CoV-2 en France. L’épidémie est « hors de contrôle », tel est le terme employé par le Président de la République Emmanuel Macron, lors de son allocution télévisée du 28 octobre. La croissance rapide du nombre de cas de contaminations à la Covid-19 et de personnes infectées placées en réanimation mettent les hôpitaux sous tension. Par conséquent, un reconfinement national a été décrété du vendredi 30 octobre jusqu’au mardi 1er décembre, au moins. Suite au premier qui s’est étendu du 17 mars au 11 mai, les autorités disent en avoir « tiré les leçons ». Un confinement dit « adapté » avec des règles à respecter et le retour des attestations pour justifier les déplacements autorisés (domicile-travail, domicile-école, motif familial impérieux, etc.). Toute personne ne possédant pas ce précieux sésame lors d’un contrôle s’expose à une amende de 135 euros. Réunions privées en famille de plus de 6 personnes, rassemblements publics et déplacements d’une région à une autre sont proscrits. Les visites en EHPAD et en maisons de retraite sont cette fois autorisées afin d’éviter l’isolement des personnes seules ou en fin de vie.

Écoles ouvertes, incitation au télétravail

Au printemps dernier, elles étaient restées portes closes. Ce ne sera pas le cas pour les quatre prochaines semaines. Les écoles, collèges et lycées restent ouverts tandis que les établissements d’enseignement supérieur proposent des cours à distance à l’exclusion des travaux pratiques pouvant, sous conditions, se dérouler sur site. Le but étant d’éviter le décrochage scolaire et permettre aux parents de travailler que ce soit en télétravail – mesure « qui n’est pas une option » a indiqué le Gouvernement – ou en présentiel si ce dernier n’est pas possible. Le port du masque jusqu’alors instauré pour les enfants à partir de 11 ans est étendu aux élèves de primaire, dès l’âge de 6 ans. De son côté, la Ville a procédé à la distribution à toutes les écoles élémentaires dionysiennes de deux masques par enfant. Pour se rendre dans son établissement scolaire, chaque élève doit posséder son justificatif de déplacement scolaire ; les parents d’une attestation de déplacement dérogatoire (motif 9 à cocher). Afin de maintenir l’activité économique du pays, les entreprises, les chantiers de BTP et les usines de production ont l’autorisation d’exercer. Les crèches sont également ouvertes. Concernant la restauration scolaire, le Gouvernement en a assuré la continuité. Alors que la Ville est confronté à un conflit social qui a provoqué la non tenue de la cantine du midi dans plusieurs établissements avant les vacances de la Toussaint, le maire de Saint-Denis Mathieu Hanotin a voulu rassurer les parents qui l'ont interrogé au cours d'un direct diffusé sur la page Facebook de la Ville, le 30 octobre. La cantine sera bien « assurée, a-t-il annoncé, aucun élève ne sera laissé à la rue sans solution. On assurera une continuité d'accueil pour les enfants ». Et si le conflit venait à provoquer la suspension de restauration, le Maire a indiqué qu'une « solution serait trouvée » pour permettre aux enfants concernés de manger. Enfin, la Ville compte mettre en place à partir du week-end des 7 et 8 novembre, un accueil solidaire dans deux accueils de loisirs municipaux pour les enfants de personnel requisitionné n'ayant pas de solution de garde.

Services publics maintenus, commerces non-essentiels fermés

L’ensemble des services publics comme les mairies, préfectures ou les agences de Pôle Emploi restent ouverts à la population durant la période de confinement. Les démarches sont ainsi prises en compte contrairement au printemps dernier, ce qui a causé des retards dans le traitement des dossiers. Sur le plan local, la Ville de Saint-Denis a communiqué la liste des services municipaux qui maintiennent un accueil physique ou téléphonique. Les bureaux de Poste accueillent également du public. Pour les commerces, retour à la case départ pour les bars et restaurants qui doivent de nouveau baisser le rideau. Seuls ceux disposant d’un service de livraison à domicile et de vente à emporter poursuivent leur activité. Mathieu Hanotin a annoncé une exonération des droits de terrasse pour ces derniers, le temps de leur fermeture administrative ainsi que l'étude d'une mise en place d'un "click and collect" local. Tous les commerces dits non-essentiel comme les coiffeurs, magasins de vêtements et certaines boutiques non alimentaires, sont contraints également à la fermeture. C’est aussi le cas des centres commerciaux. Une évaluation sera faite dans quinze jours par l’État afin de juger si certains commerces peuvent rouvrir leurs portes alors qu’approche les fêtes de fin d’année, période importante pour le chiffre d’affaires des commerçants. En revanche, les supermarchés, marchés (couverts et en plein air) et autres enseignes alimentaires offrent la possibilité à tous de faire ses provisions, sans crainte de pénurie. Inutile donc de vider les rayons pouvant être réapprovisionnés régulièrement. Dès dimanche 2 novembre, le marché de Saint-Denis, dans un format réduit, sera exclusivement réservé à la vente de denrées alimentaires. Une longue liste de commerces et services comme les pharmacies, stations-services, garages, centres de contrôle technique ou encore buralistes et opticiens sont également accessibles. La liste des magasins ouverts et fermés est à retrouver sur gouvernement.fr.

Le sport et la culture impactés

Côté sport, l’activité physique en plein air – excepté les sports collectifs – reste autorisée en extérieur à 1 km autour de son domicile et dans la limite d’une heure par jour. Afin de s’aérer, les parcs et jardins sont ouverts, ce que le premier confinement n’avait pas permis. Les gymnases et piscines accueillant jusqu’alors les activités des mineurs, ferment pour tous publics et rejoignent ainsi les salles de sport et équipements de loisir sportif. Les cours d'EPS restent dispensés au sein des établissements scolaires. La pratique en club est, quant à elle, mis en suspens. Les fédérations sportives ont pris acte des décisions gouvernementales. Elles stoppent entraînements et compétitions pour les jeunes et amateurs jusqu’au 1er décembre. Seuls les sportifs de haut niveau peuvent continuer à pratiquer leur discipline.
Le monde culturel doit également se résigner à baisser de nouveau pavillon pour un temps. Théâtres, cinémas, musées, librairies, conservatoires ou encore bibliothèques ne peuvent plus recevoir du public durant un mois. Les annulations et reports tombent en cascade. Toutefois, le Premier ministre Jean Castex a précisé à l’Assemblée nationale, le 29 octobre, que « le travail préparatoire aux spectacles » comme les « répétitions, enregistrements et tournages » peuvent se poursuivre.

Christopher Dyvrande 

Réactions

http://www.ville-saint-denis.fr/limpact-dans-notre-ville Les stationnement "visiteur" et "résidentiel" restent payant. Dans l'exercice comptable 2020 la Ville de Saint-Denis possède un budget de 221 millions d'euros (181 millions de fonctionnement et 40 millions d'investissement). La Ville de Saint-Denis a donc des ressources financières importantes. Les FPS générés par ce reconfinement amélioreront les finances florissantes de la Ville de Saint-Denis et réduiront le pouvoir d'achat de ses habitants. (beaucoup de dionysien-ne-s n'utilisant plus leur véhicule en journée en novembre 2020)

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