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/ Pause au vert à Mériel pour les migrants

La Ville de Saint-Denis, en partenariat avec l'association France Horizon, met à disposition son centre de vacances de Mériel, dans le Val d'Oise, pour y accueillir jusqu'à quarante réfugiés de l'avenue Wilson.
Le 25 janvier, jour de l'évacuation des migrants de l'avenue Wilson, la Ville ouvrait à quarante d’entre eux les portes de son centre de vacances de Mériel (Val d'Oise).
Le 25 janvier, jour de l'évacuation des migrants de l'avenue Wilson, la Ville ouvrait à quarante d’entre eux les portes de son centre de vacances de Mériel (Val d'Oise).

« Des réfugiés sont revenus sur l’avenue Wilson… Nous aussi », ont noté dans leur Facebook les bénévoles du Collectif Solidarité Wilson qui ont donc repris leur distribution matinale de thé et de café pour ces migrants de retour à la Plaine.

Ils en avaient été évacués le 25 janvier. Et ce jour là, la ville de Saint-Denis ouvrait à quarante d’entre eux les portes de son centre de vacances de Mériel, situé à une trentaine de kilomètres, dans le Val d’Oise. Une équipe de l’association France Horizon, missionnée pour les accompagner sur place était là qui les attendait. Mais le car affrété pour leur acheminement ne s’est pas présenté, ni la fois suivante. Ce n’est qu’au bout de dix jours, le 5 février, que les migrants attendus sont arrivés.

« Il neigeait. On avait fermé la veille le gymnase Carson-Besson », raconte Florence Giancatarina, directrice adjointe de France Horizon, qui y gérait depuis le 13 décembre l’hébergement d’urgence de quarante places, mis en place avec le Plan Grand Froid activé par la ville. Afghans, Somaliens, Soudanais, Erythréens, Pakistanais et Irakiens, les nouveaux venus à Mériel n’y sont pas tous restés. « Il y en a trois qui sont repartis après le repas de midi. Après, il y en a qui ont disparu au fil de l’eau », explique Florence Giancatarina. Ils sont à présent 27, la plupart âgés d’une vingtaine d’années. Et tous sont manifestement décidés à profiter du répit qui leur est donné avec cet hébergement en chambres de 2 à 6 personnes, où ils disposent du nécessaire à leurs besoins.
 

Au lendemain de leur arrivée, des agents de l’OFII (Office de l’immigration et de l’intégration) sont venus enregistrer ceux qui ne l’étaient pas encore et faire un point avec les autres sur leur demande d’asile. Une infirmière, aidée d’un traducteur, était là aussi pour une visite sanitaire.  « Tout le monde est passé la voir. Ils avaient besoin d’être rassurés », se souvient Christina, la travailleuse sociale qui veille sur eux en semaine. S’ils se plaignaient de démangeaisons ou de mal au dos, aucun ne souffrait d’affections graves, telle la tuberculose, qui est la hantise des travailleurs humanitaires. « Ils étaient surtout très très fatigués », insiste Christina. Relayée par un collègue le week-end, la jeune femme fait équipe avec deux gardiens, eux aussi en relais, pour consigner les entrées et sorties. Mais le règlement est appliqué avec souplesse. « Ils doivent être rentrés avant 23h, mais s’ils arrivent après, on leur ouvre. Et s’ils sont absents une nuit, parce qu’ils peuvent rater le dernier RER, on leur garde la place. Ce qui n’est pas le cas dans d’autres structures », souligne Mme Giancatarina.
 

Séjour à Mériel jusqu'au 15 avril 

Munis chacun d’une carte nominative, indispensable à ceux qui sont dépourvus de papiers d’identité, les pensionnaires de Mériel se voient fournir des titres de transport pour leur rendez-vous administratif ou médical à Paris. Mais certains s’y rendent chaque jour. « On va voir les amis à la Porte de la Chapelle », disent-ils. Des contacts n’en ont pas moins été noués à Mériel, d’abord avec le voisinage. Dont Josyane « qui vient leur apporter des gâteaux et des jeux ». Les jeunes hommes fréquentent aussi la médiathèque de la ville, pour y disposer d’un ordinateur et de la wifi. Ou emprunter des livres pour débuter l’apprentissage du français, en attendant les cours qui vont leur être dispensés au centre.

Leur séjour à Mériel devrait pouvoir se prolonger jusqu’au 15 avril, date limite négociée avec France Horizon par la ville de Saint-Denis, pour la mise à disposition à titre gracieux de ce domaine de 4 hectares, dont 1330 m2 de locaux. Ensuite, et à l’exception de ceux qui ont déjà obtenu leur statut de réfugié, ils devraient être orientés vers un CAES, centre d’accueil et d’examen de situation administrative, et première étape de prise en charge dans leur parcours de demandeur d’asile, mais pour une durée de dix jours maximum. « Il y a parmi eux un gars que j’avais déjà vu l’an dernier sur un dispositif, relate Mme Giancatarina. Ce qui veut dire qu’il est au moins depuis un an à la rue. » Auront-ils à y retourner ?   

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