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/ Parents et baby-sitters se rencontrent

Samedi 14 septembre, à la mairie de Saint-Denis, a eu lieu la seconde édition du Baby-sitting dating. Retour sur ce tête-à-tête d’un nouveau genre.
Alyssa 17 ans (à gauche) rencontre Séverine et Alexis pour tenter de devenir la baby-sitter de leurs deux fils, lors du Baby-sitting dating, à la mairie de Saint-Denis. © Gwénaëlle Fliti
Alyssa 17 ans (à gauche) rencontre Séverine et Alexis pour tenter de devenir la baby-sitter de leurs deux fils, lors du Baby-sitting dating, à la mairie de Saint-Denis. © Gwénaëlle Fliti

« On a eu un coup de cœur ! » Séverine et Alexis sont les heureux parents de Vadim, 9 ans, et Pacôme, 5 ans. Si, jusqu’à présent, ils pouvaient compter sur l’aide d’une assistante maternelle pour les seconder, il leur faut désormais partir en quête d’un ou d’une baby-sitter. C’est pourquoi, avant le 11 septembre, ils se sont inscrits comme douze autres parents [contre huit l’an dernier] pour participer au Baby-sitting dating, une initiative organisée pour la deuxième année consécutive par la Ville de Saint-Denis.

Cette rencontre – qui a eu lieu dans l’enceinte de l’hôtel de ville le samedi 14 septembre – s’inspire directement du speed dating, ces rendez-vous amoureux éclairs. Le principe reste identique : des entretiens d’une dizaine de minutes pour permettre aux parents de faire connaissance avec des aspirants baby-sitters de 16 à 25 ans. Ce service, Séverine et Alexis en ont entendu parler grâce à Facebook. Ce qu’ils recherchent ? « Une personne dynamique vivant à Saint-Denis et qui puisse assurer les sorties d’école ainsi que la journée du mercredi. »

Sur les dix-huit jeunes qui ont répondu présents, ils en ont vu six. Cinq filles et un garçon, pour la plupart étudiants. Le couple a oublié d’évoquer avec eux la question financière. Peu importe, ce qui compte avant tout  c’est « la disponibilité, le feeling et la confiance », estiment-ils.

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Baby-sitters formés, parents rassurés

Parmi les candidats, Alyssa, 17 ans, élève en 1re générale au lycée Angela-Davis. Ayant déjà gardé un enfant de 5 ans pendant deux ans, elle a une idée du salaire auquel elle peut prétendre : « 10€ brut de l’heure selon l’âge. Mais, en général, on demande tous entre 8 et 9€. » Contrairement aux idées reçues, le profil étudiant n’est pas forcément le plus recherché. « On finit les cours après 18h, donc souvent trop tard pour les parents », regrette-t-elle. Ce que confirment Séverine et Alexis. Toutefois, Alyssa a reçu par SMS un message encourageant juste après l’un de ses tête-à-tête.

Dans une quinzaine de jours, elle participera gratuitement à une journée de formation aux premiers secours spécifique à la garde d’enfants. Un dispositif supplémentaire qui rassure les futurs employeurs, souligne Fazya Oulmi, responsable du bureau Information jeunesse à la Ville et organisatrice du Baby-sitting dating. Lequel s’est terminé plus tôt que prévu, peu après 16h, mais Fazya se réjouit des premiers retours : « Certains parents nous ont dit qu’ils allaient revoir les candidats pour les présenter à leurs enfants et éventuellement les faire s’alterner comme baby-sitters tout au long de l’année. » Comparé au speed-dating classique, c’est là toute la différence, « on n’expédie pas les jeunes ».

Gwénaëlle Fliti

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