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Rue-Gabriel Péri
/ Opération démolition

Du 45 au 57 rue Péri, six immeubles vont être démolis d’ici janvier. Le chantier conduit par la Soreqa a imposé un périmètre de sécurité qui coupe à la circulation cette artère principale du centre-ville.
Seuls les piétons peuvent emprunter cette portion de la rue Péri concernée par un gros chantier de démolition. © Yann Mambert
Seuls les piétons peuvent emprunter cette portion de la rue Péri concernée par un gros chantier de démolition. © Yann Mambert

Depuis le 8 août, les palissades dressées au beau milieu de la rue Gabriel-Péri ont contraint les bus à emprunter l’étroite rue de la Boulangerie selon un parcours concocté avec la RATP.

Les camions de livraison des commerces riverains, comme l’ensemble des véhicules, se sont conformés eux aussi au nouveau plan de circulation, sans heurt ni accroc jusqu’à présent. Seuls les piétons peuvent poursuivre leur chemin le long du périmètre de sécurité qui sera maintenu jusqu’à la fin du chantier de démolition prévue en janvier. Six immeubles sont visés, dont cinq dans l’alignement du 45 au 57, rue Péri. Acquis lot par lot par Plaine Commune depuis 2016, ils ont fait l’objet en septembre 2018 d’un contrat de concession auprès de la Soreqa, opérateur du PNRQAD.

La Ville et l’EPT ayant obtenu une rallonge, ou avenant, à ce Programme national de requalification des quartiers dégradés pour quatre nouveaux sites (45/59 rue Péri, ainsi que le 72-76 de la même rue, 15 place Victor-Hugo, 48 rue de la République). 

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« Une dégradation exponentielle »

Mais les événements en début d’année se sont accélérés avec le rapport de l’expert judiciaire qui avait été mandaté pour le bâtiment d’un étage en cœur d’îlot. Frappé depuis 2012 d’un arrêté de péril et d’une interdiction à l’habitation, cet immeuble « banane », tout en longueur, à l’adresse du 3 bis, rue du Jambon, menaçait de s’écrouler en entraînant tel un château de cartes les bâtiments plus ou moins vétustes imbriqués à son pourtour. Les occupants encore en place ont donc été évacués, et des arrêtés de péril imminent ont été pris en préalable à la démolition. Depuis, jambes de force et murs de soutènement ont été posés pour sécuriser le chantier.

« On passe tous les jours pour le contrôler », raconte Stéphane Hechiche, responsable de la Mission habitat indigne en constatant « une dégradation exponentielle. On se rend compte que le 57 Péri (du haut de ses 15 mètres) est en train de vriller ». Au 51 Péri, le restaurant Le Montagnard, abandonné depuis une quinzaine d’années à sa décrépitude, se résume depuis peu à une façade en ruine. Dernier immeuble de l’alignement, le 59 Péri est pour l’heure épargné « parce qu’il soutient le 55 et le 57 », précise Natacha Jannel, responsable de service à l’UT Habitat. Si la situation est à présent sous contrôle, comment expliquer qu’elle se soit à ce point dégradée? « Il s’agit d’une même copropriété, et qui a été sans syndic jusqu’en 2017. On n’avait donc pas d’interlocuteur pour faire réaliser les travaux », signale Mme Jannel. Quant à l’immeuble « banane » acquis en 2012 par Plaine Commune, « il n’y avait pas assez d’espace dans la cour pour le sécuriser, sauf à condamner les lots qui ne faisaient pas l’objet d’un péril. La seule sécurisation possible, c’était la démolition ».

Compte tenu de la défaillance des propriétaires, «il n’y avait pas d’autres solutions, déplore David Proult, adjoint à l’urbanisme et au foncier. Entre l’acquisition, la démolition et la remise sur le marché, le solde de ces opérations, en termes d’argent public, est faramineux.» D’autant que l’alignement qui sera reconstitué d’ici quatre ou cinq ans ne comportera pas plus d’une dizaine de logements.

Réactions

Ce projet, c'est très bien et c'est une bonne nouvelle. En revanche, les piétons qui empruntent le trottoir de la rue des boucheries jusqu'au carrefour Lannes sont confrontés aux deux roues qui utilisent le trottoir sans vergogne et sans prudence. Ce matin, sue ce trottoir entre le rue des boucheries et le marchand de café, j'ai croisé 2 scooters et 2 vélos, roulant bien trop vite en zigzagant entre les piétons et bien sur en infraction avec le code de la route.
On pourrait raser la centre ville vu l'état des immeubles. Ils rasent pour ne pas avoir la responsabilité d'un effondrement. Allez voir Rue bonnevide... 10 ans que l'immeuble tiens avec des soutiens et débordant largement sur la chaussée. Ils s'en foutent...

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