Sports

Cross training
/ Muscles et compagnie

Depuis 2015, l’association Ratel box rassemble les adeptes du cross-training, une méthode d’entraînement physique ultra-complète. Adapté aux sportifs en quête de renforcement musculaire ou aux envies de remise en forme, le club fédère par son approche collective de la discipline.
Entraînement au gymnase Carson-Besson.
Entraînement au gymnase Carson-Besson.

De la famille des mustélidés, le ratel, ou zorille du Cap, est un animal répandu en Afrique sub-saharienne et dans le nord-est asiatique. N’excédant pas les 12 kg, la bête de couleur noire et blanche a l’allure d’un grand putois inoffensif mais n’en est pas moins réputée pour son agressivité : « C’est un animal qui n’a l’air de rien mais qui est dingue dans sa tête : teigneux avec grosse endurance. C’est devenu mon surnom quand je faisais de la boxe et je l’ai gardé pour nommer l’association. » En cette douce soirée de printemps, «Tony le ratel » et son acolyte Koffi disposent le matériel le long des tracés de basket-ball du gymnase Carson-Besson, adossé au groupe scolaire du même nom, situé à côté du Stade de France. C’est pourtant en extérieur que Fabrice, de son vrai nom, a pris l’habitude d’entretenir sa silhouette athlétique entre les combats : «En plus de la boxe, j’ai pratiqué le Meslek combat et le grappling. En fin de saison et avec les beaux jours, on allait s’entraî- ner en extérieur, dans un square à la Plaine. Comme c’était toujours aux mêmes horaires, des gens nous rejoignaient petit à petit. C’est là que m’est venue l’idée de fonder une asso.»

Checks de l'épaule et perte de poids 

Née il y a trois ans, Ratel box regroupe aujourd’hui un noyau dur d’une cinquantaine de personnes, pour la plupart fidèles aux trois cré- neaux hebdomadaires. En ce vendredi, l’ambiance fraternelle et décontractée est palpable dès l’arrivée des premiers adhérents. En préambule, tout le monde se salue chaleureusement et à la file, comme les footballeurs avant un match. Quelques minutes plus tard, la sono passe de Notorious Big à Busta Rhymes et les sourires laissent placent aux grimaces d’effort. Mais chez Ratel box, la souffrance est collégiale : « Nous ne sommes pas dans une salle de sport où chacun se regarde du coin de l’œil, ce n’est pas la compét’, on se motive ensemble. On essaie de créer un truc entre nous. » Une méthode qui semble porter ses fruits. Inscrite juste après son congé parental, Sophia a déjà perdu près de 30 kg en un peu plus d’un an. « On se sent soutenu, Tony est là pour nous conseiller, nous expliquer le but de chaque exercice et nous motiver quand ça devient difficile », explique la Drancéenne. À ses côtés, Fatma confirme: «Au-delà de l’ambiance conviviale, chaque cours est construit et adapté à nos capacités, c’est intense mais jamais draconien. » Au bout d’une une heure de séance, les classiques hip-hop ont laissé place à une «motivation music » plus basique. Aux tractions des uns, les autres répondent par une série de « burpees », exercice cumulant squats, torse contre terre et sauts. Les mouvements sont coordonnés, les visages se crispent et les muscles avec. Mais les disciples du ratel restent soudés dans l’effort.

Corentin Rocher

Des athlètes mais pas de gonflette

« Le cross training travaille toutes les parties du corps. En début d’année, on développe les bases puis les exercices s’intensifient. Mais l’objectif ce n’est pas de gonfler physiquement, ici on recherche davantage la performance », explique Tony. Les ateliers sont ainsi adaptés aux capacités de chacun. Et le matériel mis à disposition permet de cibler les muscles à travailler: barres de traction, haies, « wall ball », bancs, disques, corde à sauter ou ondulatoire… Les possibilités sont aussi nombreuses que les zones à stimuler. Inscrit à la rentrée, Guillaume a rapidement senti les premiers effets : « Au bout de 6 mois, je suis allé faire un footing et j’ai pu avaler 10 km sans trop lutter ! »

CR

Page Facebook de l'association : ratelbox.officiel

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