En ville

Maternité Delafontaine : l’aile gauche s’appelle Simone Gillot

Inauguration le 8 mars, une date bien choisie.
Pendant l'intervention du maire Didier Paillard lors de l'inauguration
Pendant l'intervention du maire Didier Paillard lors de l'inauguration


Ce ne pouvait être que l’aile gauche de la maternité de l’hôpital Delafontaine. Choisir la droite pour la dénommer Simone Gillot eut été de très mauvais goût s’agissant de cette femme, décédée en 2008 à l’âge de 95 ans.


Elle était en effet une communiste convaincue, tout autant qu’une féministe résolue. Après avoir été ouvrière chez Hispano-Suiza, cette Normande de naissance devient infirmière à Saint-Denis, dans la maternité de l’hôpital Casanova, après la guerre durant laquelle elle s’était engagée dans la Résistance.


Là, dans le milieu hospitalier, comme le rappelle le maire Didier Paillard lors d’une cérémonie conviviale le 8 mars, « elle s’intéresse aux travaux du docteur Lamaze » qui introduit alors les méthodes d’accouchement sans douleur venues de l’Union soviétique d’alors.


« C’est dans l’optique d’améliorer le bien-être des femmes qui accouchent que Simone Gillot a promu cette méthode dans notre maternité », précise l’édile. Après lui, Le docteur Lhote se dit « heureux que cette partie de la maternité reçoive le nom d’une résistante et d’une soignante ».


Son collègue, le docteur Rotten, salue son action « pour éviter le martyr aux femmes » avant la péridurale. Sa fille, Claudie, se félicite que « le principe d’aider les femmes à mieux connaître leurs corps », philosophie de la psychoprophylaxie, reste pertinent. Le nom donné à cette partie du bâtiment émane d’une demande de l’association Femmes solidaires dans laquelle militait Simone Gillot.


D.Sz