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Semaine sociale
/ Les profs en colère ont occupé l’école de la Légion d’Honneur

Après voir occupé l'école de la Légion d'honneur près d'une heure, les manifestants se sont rendus à la bourse du travail pour une assemblée générale et évoquer la suite du mouvement
Après voir occupé l'école de la Légion d'honneur près d'une heure, les manifestants se sont rendus à la bourse du travail pour une assemblée générale et évoquer la suite du mouvement

Ils ont donné le coup d’envoi d’une semaine sociale qui s’annonce très mouvementée pour le gouvernement. Ce lundi matin, pendant près d’1h, une soixantaine d’enseignants syndiqués (Sud-solidaires et CNT) et non syndiqués, de la maternelle à l’université, ont occupé la cour de l’école de la Légion d’honneur, au cri de « Profs en colère, élèves dans la misère, on se laissera pas faire ! ». Au cœur des préoccupations, la baisse annoncée des dotations horaires globales dans les zones d’éducation prioritaires (1). « L’école de la Légion d’honneur est le symbole de l’inégalité républicaine », lance Boris Tavernier pour expliquer l’action coup de poing imaginée par les enseignants. Rappelons que jeudi 22 mars cheminots et fonctionnaires défileront dans les rues de Paris (départ possible en car depuis Saint-Denis à 12h30 devant la bourse du travail) contre les projets de réforme du gouvernement. Au préalable un grand débat est organisé ce mercredi 21 mars à 19h30 à la bourse du travail.

YL

(1) A noter que Stéphane Peu, député (PCF) de la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis, a interroggé par écrit le ministre de l'éducation sur le sujet le 13 mars dernier.

Réactions

La malchance pour les élèves et les parents d'élèves ce n'est pas le manque de moyens mis en œuvre par l'Education Nationale, leur malchance est de tomber entre les mains de cette catégorie de profs politisés dans l'élève n'est qu'un simple outil dans l'accomplissement de leur idéologie ... et c'est facile à démontrer : vous prenez le Collège Saint Vincent de Paul qui est très loin de faire dans l'élitisme et qui à pour élèves la même CSP ... Et bien avec 10 fois moins de moyen...il font 10 fois mieux.
C'est certain que ce sont les grèves et arrêts de travail à répétition qui vont aider les enfants de Saint-Denis à s'en sortir !
n'importe quoi les 2 commentaires... réfléchissez un peu... dans quelle profession les personnes font grève non pas pour défendre leur situation mais celle des enfants des autres... dégouté de voir ce genre de com' anti profs !!! Alors certes prendre les enfants en otage c'est pas super mais ne le sont -ils pas déjà par l'institution qui les a abandonnés ???? Chapeau à ces profs encore motivés pour défendre l'égalité des chances!
Ce n'est pas à cause d'un manque de moyens que l'école va mal en France, que cela soit dans les quartiers sensibles ou dans les quartiers aisés mais plutôt à un bouleversement du système d'enseignement en 60 ans. On est passé d'un excellent enseignement populaire défini par Luc ferry et optimisé sous le front populaire à un enseignement pour francophones avertis, très sélectif. L'enseignement actuel est fait pour des fils de prof, une certaine classe moyenne et les bobos, bref des gens bien imprégnés de culture française et possédant une aisance financière. Ce type d'enseignement n'est pas adapté pour les milieux populaires. Bref nous sommes dans une école très ségrégationniste. J’ai comparé ce que j'ai reçu comme enseignement dans les années 60 dans le primaire dans un milieu populaire et ce qu’ont reçu mes enfants récemment dans le primaire à l'école à ST DENIS. J'ai constaté que mes enfants ont été obligé d'apprendre 2,5 fois plus de choses (les fondamentaux + superflus) par rapport à ce que j'ai appris mais ils en savent moins en finalité par rapport à moi. Le système actuel est une fabrique à cancres actuellement Les diplômes valent de moins en moins. A tel point que les entreprises proposent dorénavant des tests en français, en math et en culture générale lors des embauches en CDI car ils ne font plus confiance aux diplômes. A mon époque dans le primaire le matin sur 4 jours on apprenait les fondamentaux et l'après-midi on cultivait l'être par le sport, les arts, les travaux manuels. Actuellement on fabrique des handicapés mentaux avec un enseignement très intello au détriment d'un enseignement pragmatique, terre à terre. C'est normal la France est devenu le pays le plus intello au monde. Il faudrait s'inspirer sur ce qui fonctionne en Allemagne, au Danemark par exemple où le cout d'un élève est moindre qu'en France mais avec de meilleurs résultats en réussite professionnelle.
DOMSD tout de même Luc Ferry définissant un "excellent enseignement populaire" on en aurait entendu parler. Vous vous vouliez parler de Jules Ferry j'imagine ,celui du 19 éme siècle et non pas du pseudo philosophe de ce siècle.
@dionysien, bien vu, il s'agit bien de JULES FERRY et non de l'intello LUC FERRY de type philosophe de droite, d'ailleurs ce LUC FERRY représente bien l'enseignement actuel pour francophone averti, très sélectif. J'en profite pour dire que dans les années 60 dans le primaire, on enseignait les fondamentaux "lire/écrire/compter/histoire/géo/instruction civique" puis au collège, la culture générale. Au lycée on se spécialisait en fonction de ses sensibilités culturelles. Savoir les fondamentaux permettait aux enfants d'être très réceptif à la culture générale. D'autre part à l'école primaire on ne faisait pas de devoirs le soir donc système égalitaire pour tous car l'enseignement était très simple et pragmatique effectué le matin sur 4 jours. J'étais fils de petit paysan et mes parents ne pouvaient pas s'occuper de moi le soir à cause des travaux agricoles qui mobilisaient mon père et ma mère. C'est grâce à ce système d'enseignement populaire que j'ai appris à lire/écrire et compter. Actuellement si c'était à refaire, j'échouerai dans le primaire. D'autre part c'est la droite qui a commencé à foutre le bordel fin des années 70, en créant le collège unique pour favoriser l'école privée sur l'école publique et créer ainsi une école à 2 vitesses. On mettait à l'honneur dans le collège et le lycée l'excellence des études qui permettait de créer des cadres compétents de la nation. Dorénavant les cadres actuelles sortent de l'école privée qui est une fabrique d'une élite de la financiarisation chère à MACRON; Il faut refondre l'école actuelle et revenir aux fondamentaux idéologiques pragmatiques de JULES FERRY et du front populaire. Pour cela il faut éviter cette race d'intellectuels de type intello de gauche ou de droite qui polluent par leurs œillères idéologiques le vivre ensemble de la société actuelle.
@U1 Je confirme ce ne sont pas les absences et les grèves à répétition qui vont aider les élèves de l'enseignement public à s'en sortir. Cela n'a rien à voir avec la justesse de leurs revendications. Seulement les grèves creusent encore plus l'écart avec l'enseignement privé où les grèves sont plutôt rares. Je doute que les profs fassent grève dans l'intérêt des enfants. Si ces grèves avaient une efficacité, cela se saurait depuis longtemps et les moyens conséquents auraient été accordés à l'enseignement public au vu du nombre de jours de grève. Est-ce vraiment le cas ?
J'ai fait toutes mes études secondaires, j'en suis sortie avec un excellent niveau, bien meilleur que celui des fils et filles à papa que j'ai pu croiser dans la prépa Sciences Po (Charlemagne) dans laquelle j'ai préparé l'entrée en AP. Dire que c'est une école élitiste est totalement faux. Allez donc voir comment les proviseurs d' Henri IV ou Louis le Grand recrutent leurs élèves en classe prépa. Vous comprendrez alors ce qu'est l'élitisme. Car, hélas, il faut admettre que, même si l'on donne à un élève les mêmes chances qu'à son voisin de table, il y en aura toujours un des deux qui sera le 1er. C'est l'injustice de la vie ! Et là vous verrez ce qu'est le véritable élitisme, celui que Jules Ferry nous a appris. Il y a, et il y aura toujours une sélection hélas naturelle entre les