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/ Les Méliès, épisode 2

L’association Tasvu forme des amateurs à l’écriture de scenarii, à la prise de vue ou au montage. Elle s’apprête à recevoir les prochains Méliès à la bourse du travail, une compétition de courts-métrages organisée dans quelques jours par CinéVIF.
L'association Tasvu va recevoir les prochains Méliès à la bourse du travail, une compétition de courts-métrages organisée dans quelques jours par CinéVIF.
L'association Tasvu va recevoir les prochains Méliès à la bourse du travail, une compétition de courts-métrages organisée dans quelques jours par CinéVIF.

« L’idée c’était de restituer du savoir à des gens qui avaient envie de faire des films, résume Pascal Bergeron. C’est né d’une demande des Dionysiens. »

Réalisateur à la Ville de Saint-Denis, Pascal a monté en 2004 l’association Tasvu ouverte à tous les passionnés du septième art qui ont déjà, ou qui souhaitent, franchir le pas de l’apprentissage. « Je suis rentrée à Tasvu car je voulais me perfectionner en composition des plans et en montage. J’ai aussi appris à travailler en équipe, détaille Guilaine Mondor, la présidente de l’association et cinéaste spécialisée en animation 3D. J’ai découvert et me suis essayée à des métiers comme ceux du son que je ne connaissais pas vraiment. » Depuis huit ans, Pascal Bergeron forme les membres de l’association – « près de 150 personnes depuis sa création » – à la bourse du travail.

Comme chaque mercredi soir, le formateur et ses apprentis s’y retrouvent pour peaufiner l’écriture de leur prochain scénario, rédiger un dossier de production, se familiariser avec le matériel fourni par l’association (caméra, micro, mixette…) ou s’atteler au montage de leurs rushes. Mais depuis quelques jours, c’est le branle-bas de combat. L’association s’apprête à recevoir les prochains Méliès, une compétition de courts-métrages organisée par CinéVIF et qui se tiendra vendredi 5 et samedi 6 avril à la bourse pour la deuxième année consécutive.

Tasvu, comme 22 autres clubs amateurs, est affilié à CinéVIF (pour Cinéma et Vidéo en Îlede-France), elle-même division régionale de la Fédération française de cinéma et vidéo (FFCV) qui siège aujourd’hui au 6b. Chaque club présentera des œuvres sélectionnées en amont aux membres du jury dans les genres reportage-documentaire, fiction, expérimental ou animation. Au total, ce sont 51 films qui seront montrés au public.

LIRE AUSSI : Tasvu, cinéma pour tous

 

 

Variété des sujets

Des trois amis qui montent leur propre concert pour célébrer leurs 20 ans d’amitié, au reportage consacré au Timkat, la fête religieuse la plus importante en Ethiopie, en passant par le tatouage, ce Méliès promet de belles découvertes documentaires entre lesquelles seront injectés de nombreux courts-métrages de fiction à découvrir vendredi de 14 h à 18 h 30 et samedi de 9 h à 17 h 30. Tous les films seront scrupuleusement évalués par les membres du jury qui a pour présidente cette année Michèle Jarousseau, coréalisatrice avec son mari de nombreux reportages et documentaires.

Le festival mettra également à contribution l’œil avisé de Boualem Gueritli, réalisateur et grand reporter. Il est l’auteur de près de 300 émissions, reportages et documentaires pour France Télévisions et des chaînes étrangères. Le jury pourra compter sur l’expertise de l’écrivain José Pentroscope. Figure associative auprès des Ultramarins de métropole, il est président et fondateur du Centre d’information, formation, recherche et développement pour les originaires d’outre-mer (Cifordom). Depuis 2001, il a aussi créé le prix littéraire Fetkann valorisant les principes républicains et favorisant le travail et le devoir de mémoire. Enfin, Sophie Baudoin, membre du club DiViPassion (Athis-Mons) et le réalisateur chevronné Michel De Ridder compléteront l’équipe des jurés.

Les lauréats des Méliès décrocheront leur billet pour le festival national de courts-métrages FFCV organisé fin septembre à Soulac-sur-Mer (Gironde).

MLo

Les Méliès à la bourse du travail (9/11, rue Génin). Vendredi 5 (14h/18h30) et samedi 6 avril (9h/17h30). Entrée libre.

Réactions

Ces Méliès du court métrage 2019 nous ont permis d’apprécier de très nombreux films originaux et très diversifiés, démontrant ainsi et d’année en année, la progression du niveau qualitatif des réalisations des adhérents CINÉVIF. Cette nouvelle mouture, de par l’extrême sobriété de son palmarès, s’est orientée sur la production de la sélection nationale ainsi que les Méliès d’Or et d’Argent. Le jury a de la sorte récompensé 16 films (dont 3 films en double prix) sur un total de 51 films présentés, laissant toutefois dans l’ombre un grand nombre d’autres réalisations (aucune nomination ni attribution de Méliès de bronze par exemple), faussant grandement l’esprit de ce festival amateur en regard aux festivals CINÉVIF antérieurs.

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