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Sécurité dans les lycées
/ Les gros bras de la Région

La présidente de Région Valérie Pécresse a officialisé la création des Brigades régionales de sécurité à Bartholdi le 15 avril. Une visite perturbée par des profs du lycée qui critiquent « cet affichage sécuritaire ».
Les Brigades régionales de sécurité (BRS) ont été présentées officiellement lundi 15 avril au lycée Bartholdi en présence de Valérie Pécresse.
Les Brigades régionales de sécurité (BRS) ont été présentées officiellement lundi 15 avril au lycée Bartholdi en présence de Valérie Pécresse.

Lundi 15 avril, la présidente de la Région, Valérie Pécresse, s’est déplacée au lycée Bartholdi pour officialiser la création des Brigades régionales de sécurité (BRS). Sa visite a été perturbée par des enseignants de l’établissement qui ont vivement critiqué « cet affichage sécuritaire ». « La Région ne pouvait pas rester les bras croisés face à la montée de la violence », a défendu Valérie Pécresse, affirmant que 80 lycées ont été attaqués ces derniers mois, causant deux millions d’euros de dégâts.

Les trois premières brigades sont constituées de quinze agents. Ils sont vêtus d’un uniforme bleu foncé, siglé Île-de-France au dos. L’une de ses unités est basée au lycée professionnel Bartholdi. Son périmètre d’intervention s’étend dans toute la Seine-Saint-Denis et à Paris. Situées à Chennevières-sur-Marne (94) et à Argenteuil (95), les deux autres brigades ont respectivement comme secteur le Val-de-Marne, l’Essonne et la Seine-et-Marne pour l’un et le Val d’Oise, les Hauts-de-Seine et les Yvelines pour l’autre. « Ce n’est pas assez, c’est un début. On commence petit », a souligné la présidente de la Région. 
 

« Ce n’est pas là qu’il faut mettre les moyens. »

« Nos élèves ne sont pas des délinquants. Ce ne sont pas petits voyous », a lancé un prof à Valérie Pécresse. « On nous demande de la sécurité, a répondu l’élue. Ce ne sont pas les bandes qui doivent faire régner la loi dans les lycées. »

L’installation des agents depuis le 8 avril dans le lycée a été prise « sans consultation » a dénoncé la communauté éducative dans un communiqué. Cette nouvelle brigade se juxtapose aux agents des Équipes mobiles de sécurité (EMS) du rectorat, a-t-elle critiqué. « Ces nouveaux agents ont des tenues qui rappellent celles des forces de l’ordre. Cette réponse sécuritaire est une manière de dire aux élèves qu’ils sont responsables de la violence, a critiqué Cathy Billard, prof de lettres et d’histoire-géo et syndiquée à la CGT Éduc’action. Ce n’est pas là qu’il faut mettre les moyens. On ne traite pas les problèmes à la racine. On demande des moyens pour nos élèves et on en a de moins en moins. Il nous faut des professeurs, des assistants sociaux, du personnel en nombre. » Les enseignants en ont aussi profité pour dénoncer la dégradation des conditions de travail des agents d’entretien, d’accueil et de cuisine du lycée, en conflit avec la direction ces dernières semaines.

Aziz Oguz

Réactions

Les manifestants ont raison. Il ne faut pas de sécurité. Laissons les lycées sans sécurité, à l'abandon et continuons à rester des citoyens de seconde zone... Heureusement qu'à saint Denis, on a les gauchistes
Aux professeurs et réticents de ce dispositif : Vous confondez moyens financiers et humains pour arriver à une égalité de traitement et la sécurité des élèves qui vont à l'école pour étudier et non pour se faire agresser ! Sécurité également pour les enseignants qui se font agresser et pour lesquels vous manifestez devant les écoles, ce qui reste légitime par contre il faut savoir ce que vous recherchez travailler sereinement ou la peur au ventre. Pour, telle que soit la couleur politique de la Présidente du conseil régional au regard de la montée de violence des intrusions récurrentes dans les écoles suivies d'agressions, je félicite ce dispositif qui je suis convaincue rassurera parents et élèves qui majoritairement veulent étudier réussir pour avoir une perspective d'avenir !
Les enseignants interviewés placent le transfert du savoir et la sécurité des élèves bien après leur militantisme politique ou syndical.
Quand on voit la capacité à raisonner de ces profs, il ne faut pas s'étonner si on se retrouve avec des élèves de la même faiblesse intellectuelle

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