En ville

Le Jardin Picou a un an

Derrière les arrêts de bus de la Porte de Paris, l’impasse Picou surgit comme un îlot végétal. Au numéro 23, le Jardin, l\'association parentale fondée en octobre 2008, accueille une douzaine d’enfants de 2 à 6 ans deux jours par semaine.

Cyril, le papa d’Emile a d’abord amené son petit garçon tous les mardis et mercredis : « Je ne trouvais jamais de place en crèche municipale. » Puis Emile est rentré en maternelle et ne vient plus que le mercredi. Adèle, elle, a 2 ans et demi et vient les deux jours. Sa maman, Mary, plus particulièrement en charge d’expliquer aux curieux la pédagogie Steiner-Waldorf (1) estime que cela « socialise » sa fillette et aurait souhaité que le Jardin Picou fonctionne tous les jours.

Jusqu’en juin, le Jardin Picou ouvrait ses portes également le lundi, mais il a dû y renoncer pour cette rentrée faute de moyens. Accueillant une quinzaine d’enfants maximum pour pouvoir garder la qualité d’écoute et d’attention que requiert la philosophie du lieu, l’association, qui peut seulement salarier Mina (sur la base d’un Smic horaire) dépend de l’engagement actif des parents. « Chaque famille doit contribuer, à raison d’une demi-journée par mois, à épauler Mina, apportant ainsi des choses nouvelles aux enfants », explique Mary, qui en guise de démonstration passe du français à l’anglais avec eux dans une fluidité partagée étonnante.

« La majorité des enfants qui viennent ici ont un parent anglophone : américain, anglais, australien, américano-cubain… Nous avons aussi un petit garçon finlandais-kabyle. Cette double éducation est une demande des parents qui sont issus de toutes les catégories sociales. » L’accès au Jardin n’est cependant pas donné à tout le monde.

Une crèche pas comme les autres

« Il faut compter environ 100 euros par mois pour une journée par enfant et 160 euros par mois pour deux jours, explique Capucine, mère de Raphael, cela représente un véritable sacrifice, mais des arrangements sont possibles selon les revenus. » Et surtout cette crèche « pas comme les autres » a, selon elle, fait ses preuves. « Ici les enfants font les choses, par exemple, ils ne font pas le pain avec Mina, ils le font vraiment eux-mêmes. »

Capucine habite à Saint-Denis, dans l’impasse Picou, depuis huit ans et souligne que le projet a une identité dionysienne forte et répond aux besoins des habitants qui viennent d’un peu partout, du quartier de La Baleine, de l’université, de Basilique : « Mon voisin est né à Saint-Denis, il a eu Patrick Braouezec comme instituteur ! » Aussi est-elle optimiste pour le futur : « Nous avons rendez-vous avec le maire et le directeur de la CAF le 17 novembre. Nous sommes dans l’attente de récupérer un local rue Haguette, d’une surface de 100 m2 au sol contre 60 m2 actuellement. » Une étape transitoire en attendant qu’un nouveau lieu soit construit au numéro 2 de l’impasse s’ils parviennent à les mobiliser sur le projet et à trouver des subventions pour sa réalisation.

Marina Da Silva

Informations par mail jardin.picou@gmail.com ou par téléphone au 06 07 79 21 72 (Stéphane).

(1) La pédagogie Steiner-Waldorf se fonde sur les théories éducatives de Rudolf Steiner (1861-1925) équilibrant l’enseignement des matières intellectuelles, artistiques et manuelles en respectant l'évolution de l'enfant. Elle privilégie le travail avec le corps et avec les rythmes de la journée, de la saison, de l’année. Développe l’imaginaire et la proximité avec la nature.

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