En ville

Le feu ravage la moitié du camp du Hanul

L’incendie n’a miraculeusement fait que deux blessés légers. Les associations qui travaillent auprès des Roms ont rapidement pris en charge les familles sinistrées.

Tapi sous le pont de l’A86, étiré le long des voies ferrées, le bidonville rom du Hanul avait connu des bons moments. Des fêtes organisées avec un comité de soutien y voyaient affluer les sympathisants. Et les bonnes relations avec la Ville avaient abouti à un protocole stipulant des obligations réciproques, dont la fourniture d’eau et la mise à disposition de toilettes et de containers à déchets par la municipalité. C’était il y a bientôt cinq ans, un autre temps. Déjà promis à l’évacuation, par une décision de justice d’octobre 2007, le bidonville, où vivent près de deux cents personnes, a été dévasté par un incendie dans la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 septembre. La moitié des habitations, une soixantaine, dont 37 caravanes, a été détruite. Le sinistre, qui se serait déclaré dans une caravane, s’est rapidement étendu en provoquant l’explosion de nombreuses bonbonnes de gaz.
Il aura fallu près d’une heure quarante-cinq à la centaine de pompiers, sitôt arrivés sur place, pour en venir à bout. Malgré son ampleur et sa violence, l’incendie n’a fait que deux blessés légers. Quelques heures plus tard, couvertures et vêtements chauds étaient remis aux familles sinistrées par le service municipal d’action sociale qui a comptabilisé parmi elles 24 enfants âgés de 6 à 14 ans pour mieux évaluer les besoins. Notamment en vêtements qu’allait fournir le Secours populaire. Également à pied d’œuvre, les associations qui travaillent auprès des Roms se sont préoccupées dans l’urgence du renouvellement des papiers d’identité et autres documents administratifs, partis en fumée. Parmi elles, Parada, qui intervient auprès des enfants roms, n’en a pas moins maintenu la fête d’inauguration, le vendredi soir, de la « caravane 69 » aménagée fin août dans un ancien Algeco, qui avait été épargné par les flammes. Ce local devant abriter des séances de soutien scolaire et des réunions. Côté politique, les Verts de Saint-Denis « solidaires des Roms, mettent en garde les pouvoirs publics contre la tentation d’utiliser cet incident pour procéder à une expulsion ».
Dans ce bidonville, plus que jamais en sursis, 106 OQTF (obligations de quitter le territoire français) avaient été délivrées le 9 juillet par la police. Le 23 juillet, pour protester contre cette mesure jugée discriminatoire et en souligner l’inanité, plusieurs associations, Gisti, Médecins du monde, Romeurope, Parada, Asav… avaient affrété un car pour un aller-retour jusqu’à la frontière belge des personnes visées par l’expulsion. Cette brève sortie du territoire suffisant à « rendre leur OQTF exécutée et non plus exécutoire ».
Marylène Lenfant

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