En ville

La Nuit blanche a tenu ses promesses

Pour une première, ce fut une réussite. Le quartier de la gare, le musée et la basilique ont été les trois points phares de cet événement désormais dionysien.

Dans le ciel, des faisceaux trouent la nuit en trois points de la ville : gare, musée, basilique. Les trois lieux principaux de la première Nuit blanche de Saint-Denis. Une première réussie, à la fois dans la lignée du concept de cette manifestation qui déborde désormais du périphérique, et dans la place faite aux artistes dionysiens. Ce fut l’occasion de découvrir des lieux connus, ou pas, sous un autre angle ou, si l’on osait au sujet d’une manifestation nocturne, des parties de ville sous un nouveau jour…
La gare, par exemple. Ce lieu décrié, en proie aux pires difficultés, est devenu l’espace d’une soirée un endroit convivial, prémices d’un possible avenir à bâtir. Entre beignets chauds, jeu du Tapis volant de Name Diffusion, concert de human beat box de Ekip d’Artifis, les riverains étaient ravis de montrer les potentialités de leur quartier, les autres comme heureusement surpris d’y rester sans crainte… À quelques pas, rue Dézobry, la chorégraphe Karine Saporta offrait, là aussi à un public mélangé de « locaux » et « d’ailleurs », un joli aperçu de ce que sera son futur Auteur-studio, « dont l’ouverture devrait se situer à la fin 2009 » nous a-t-elle confié en croisant les doigts.
Direction le musée d’art et d’histoire ensuite (mais on aurait tout aussi bien pu faire l’inverse !), pour participer, dans le cadre magnifique de la chapelle des carmélites, à des séances de light painting avec Marko 93, le maître du genre. Et recevoir, dans la cour du Mur de la montée des anges, un de ces moments rares de magie impromptue grâce au jongleur de diabolo Jouni Antero Ihalen, ancien apprenti de l’académie Fratellini, qui tutoyait les étoiles au son de sonates de Bach…
Enfin (ou au début !), il était difficile, voire impossible de tout voir au centre-ville. Entre la création chorégraphique de la compagnie Elolongué de Marguerite M’Boulé, Bouches cousues, salle de la Légion d’honneur, les Vélomanes de la compagnie Sham (avec entre autres Xavier Legasa et Francesca Cangiu qui avaient échangé leur Carrosse d’or pour de bien belles bicyclettes lyriques), il ne fallait pas rater Les Marins, cirque aérien de la compagnie Autoportée, dont les silhouettes ballantes se détachaient sur le soleil couchant. À la nuit tombée, les projections des photos de Jean-Michel Delage et des films de Philippe Decouflé animaient les murs et vitrines alors que la compagnie Tout Samba’l avait transformé le jardin Pierre-de-Montreuil en jardin secret, où le théâtre devenait intime, où la lecture se faisait magie, éclairée par quelques lucioles hésitantes et mouvantes. Enfin, devant une basilique à la façade de couleurs changeante, au portail ouvert comme une invitation, la parade de feu de la compagnie La Salamandre illuminait la place Victor-Hugo de mille feux, comme un mystère du Moyen Âge… Ainsi se termine cette Nuit blanche qui en appelle d’autres.
Benoît Lagarrigue

EN JOURNÉE
Une Fête toujours prisée

Stands des associations, animations, spectacles, jeux, buvettes, cuisines du monde et même un temps clément (le samedi), tout était réuni pour que cette Fête de Saint-Denis 2008 soit une réussite. Avec un parcours un peu différent (les stands s’étalaient jusqu’à la halle du marché), des compagnies de théâtre de rue de qualité (le clown Léandre et les tennismen-jongleurs, entre autres, ont déclenché rires en cascade), des spectacles associatifs toujours autant prisés, des jeux pour les enfants qui n’ont pas désempli, une fois de plus, qu’on déambule au hasard des surprises ou qu’on sache parfaitement vers où se rendre, le public a répondu présent, entre rires et découvertes, rencontres et plaisirs. Vivement l’année prochaine…
B.L.

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