Portrait

Gaëlle Piton
/ La no stress de Dora-Maar

Elle pratique la sophrologie, cette méthode de relaxation basée sur la respiration, et le coaching dans son cabinet de la porte de Paris. Et avec d'autres praticiens du territoire, elle a monté le collectif Médecines douce 93.
Gaelle Piton, dans son cabinet de sophrologie
Gaelle Piton, dans son cabinet de sophrologie

« La sophrologie est une méthode de relaxation, basée sur la respiration et le relâchement musculaire, qui se pratique dans des postures dites « dynamiques » : debout ou assis. », explique Gaëlle Piton. La sophrologie, elle y est arrivée par un de ces heureux détours de l’existence. Elle préparait une thèse sur la littérature et la danse. « Mais je n’avais pas envie de soutenir, je ne voulais pas enseigner. » Ce qui l’intéresse, c’est la danse ; pas de se produire sur scène, mais d’être avec les artistes. Elle se charge de tout ce qui hors plateau, la diffusion, les relations publiques… En parallèle, elle écrit des articles pour des magazines. On lui propose une émission de radio, une heure en direct. « Je suis allée voir un sophrologue pour me préparer, et je me suis aperçue que c’était exactement l’outil qui me manquait dans ma relation aux artistes. » Elle intègre l’académie de sophrologie de Paris. « Quand le docteur Chéné a demandé qui ne voulait pas en faire son métier, j’ai levé la main », se souvient-elle en riant. « Chemin faisant, la formation était tellement intéressante, riche… » Finalement, elle est une des rares de sa promo à exercer en libéral. Elle a aussi suivi le DESU « Pratiques du coaching » à Paris 8 et continue d’accompagner des compagnies de danse, de cirque.  

Cette année, au collège Dora-Maar, elle intervient dans le cadre d’un programme de prévention du stress et de la violence. Chaque semaine, elle anime trois groupes d’élèves, de la sixième à la quatrième, tous volontaires pour découvrir la sophrologie et la « pleine conscience » (mindfulness). « Personne ne les a forcés à venir. On leur a expliqué que c’était à leur disposition. En termes de comportement, les élèves qui y participent sont plus calmes, moins impulsifs, plus concentrés. » Elle espère pouvoir continuer le travail sur l’établissement et même transmettre des méthodes aux enseignants et aux parents.

« On entend parfois qu’il n’y a aucune offre en médecine douce à Saint-Denis et qu’il faut aller à Paris, mais c’est faux. » Paris, Gaëlle Piton connaît bien. Elle exerce toujours une partie de son temps dans le VIe arrondissement. Elle a aussi habité longtemps à Barbès et à Château Rouge avant de venir à Saint-Denis. « J’ai toujours aimé ces endroits métissés, mélangés. Saint-Denis c’est un endroit encore ouvert, avec une offre culturelle énorme. » Comme elle n’imagine pas ne pas exercer là où elle vit, en 2013, elle a installé son cabinet de sophrologie dans le quartier Delaunay-Belleville. Récemment elle a déménagé rue Samson, à la porte de Paris. « Dès mon arrivée ici, j’ai pris des contacts, je trouve ça important de fonctionner en réseau », explique-t-elle. Elle a vite rencontré d’autres professionnels qui pratiquent yoga, shiatsu, acupuncture, art-thérapie, osthéopathie, naturopathie. Ensemble, ils ont formé le collectif Médecines Douces 93, qui est intervenu à la Maison des Seniors, à la Fête des tulipes, à la Maison de la santé… « On partage une même déontologie, une même envie de travailler en synergie, et une même volonté de faire exister nos pratiques dans le territoire où l’on vit. »

http://medecinesdouces93.com/

http://www.gaellesophrocoach.com/