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/ La Maison des femmes se construit

A l'hôpital Delafontaine, le chantier de cette structure spécifiquement dédiée aux problématiques des femmes est bien avancé.
Le chantier de la Laison des femmes à l'hôpital Delfontaine avance, et le bâtiment devrait ouvert avant l'été
Le chantier de la Laison des femmes à l'hôpital Delfontaine avance, et le bâtiment devrait ouvert avant l'été


Ghada Hatem-Gantzer se tient au milieu de la future Maison des femmes que les ouvriers sont en train de construire à quelques pas de la maternité de l’hôpital Delafontaine. Les pieds dans la boue du chantier, et le regard levé vers la charpente encore découverte qui laisse voir le ciel, la gynécologue-obstétricienne savoure la matérialisation du projet qu’elle porte depuis plusieurs années : un lieu d’accueil et de soins consacré aux femmes. Les activités du planning familial y seront regroupées, et les femmes pourront également consulter des professionnels sur les questions relatives aux violences domestiques, aux mutilations sexuelles, à l’inceste. La Maison regroupera une quinzaine de personnes, médecins, psys, travailleurs sociaux.


« Il a fallu deux ans pour réunir les sommes », témoigne le Dr Hatem-Gantzer, qui a cédé sa place à la tête de la maternité, en novembre 2015, au Dr Stéphane Bounan (dont elle reste l’adjointe) pour prendre la responsabilité de cette Maison des femmes avec Mathilde Delespine, une sage-femme spécialisée dans la prise en charge des victimes et auteurs de violences. Le centre hospitalier, le département et la région ont contribué financièrement, mais il a aussi fallu faire appel à des fondations pour boucler le budget, estimé à 850 000 euros. La fondation Pièces Jaunes a notamment apporté son aide, comme elle l’avait fait pour la Maison du bébé, toute proche, qui s’est installée en 2013 dans une ancienne maison de fonction que l’argent de la fondation a servi à transformer en lieu d’accueil pour les nouveau-nés et leur famille.


« C’est un lieu qui permet de soutenir, sur le court et le moyen terme, la parentalité »

« Il s’agit d’un centre d’accueil thérapeutique à temps partiel, qui s’adresse aux parents avec leurs enfants de l’âge de 0 à 18 mois » explique le Dr Louise Dupeyron, responsable de la structure. L’équipe est constituée pour le moment d’une pédopsychiatre, de deux psychologues, d’une psychomotricienne, d’une éducatrice de jeunes enfants, d’une puéricultrice et d’une secrétaire médicale. « C’est un lieu qui permet de soutenir, sur le court et le moyen terme, la parentalité et c’est un lieu de socialisation pour les parents et les bébés », continue la pédopsychiatre. La plupart des familles viennent sur la recommandation d’un professionnel (maternité, PMI, généralistes), mais d’autres se présentent spontanément. La Maison reçoit aussi certaines familles prises en charge par le 115. 


« Les motifs de consultation sont donc variés », poursuit le Dr Dupeyron : « Troubles du sommeil, de l’alimentation, du développement précoce, accompagnement de bébés fragilisés par une naissance prématurée ou un handicap, parents se trouvant en difficulté dans les premières relations avec leur enfant. » L’équipe de la Maison élabore ensuite un parcours de soins adapté à chaque situation. On y travaille sans blouse, pour donner l’impression, même si l’on est techniquement dans l’enceinte du centre hospitalier, que ce pavillon est un endroit à part, plus chaleureux.


De la fenêtre de la Maison du bébé, on voit, quelques mètres plus loin, les murs de la Maison des femmes en construction. Le Dr Hatem-Gantzer aurait aimé que tout soit prêt pour le 8 mars, la Journée de la femme, mais l’ouverture se fera vraisemblablement juste avant l’été.


Sébastien Banse

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