En bref

La mémoire des Algériens assassinés

Beaucoup d’élus de la majorité municipale et du groupe PS & partenaires, mais peu d’habitants sur l’esplanade de la gare samedi 17 octobre 2009, à 11?h. Derrière le micro, le portrait de Fatima Bedar, lycéenne de 15 ans à l’époque, retrouvée dans le canal Saint-Denis le 17 octobre 1961. Georges Arnold, un habitant, se souvient comme si c’était hier. Avant les discours, il raconte?: « J’habitais au 18, rue Brise-Échalas. Un hôtel-restaurant très pauvre. J’ai vu mes amis algériens revenir blessés de la manifestation. Je les revois, mais ils ne veulent plus parler de cette terrible journée. »
Didier Paillard évoque « une véritable ignominie, avec les cadavres empilés, les corps jetés dans la Seine… ». Le maire relève qu’ « à l’ignominie du massacre, s’est ajouté l’ignominie du mensonge ». Le bilan officiel fait état de deux décès alors que des chercheurs ont montré que le sinistre Maurice Papon, préfet de police, a transformé une manifestation pacifique en crime d’État?: au moins 300 morts et des milliers de blessés.
Didier Paillard rappelle que la Ville a inscrit le 17 octobre 1961 au calendrier des commémorations officielles et plaide pour que, nationalement, cette date s’inscrive dans la mémoire collective. Même souhait chez Mohamed Ghafir, connu sous le nom de guerre de Mohamed Clichy quand il dirigeait le FNL Paris rive gauche. Venu tout exprès d’Algérie pour assister à la cérémonie dionysienne, il « attend que la France reconnaisse son crime » et se demande « qui sera l’homme politique français qui construira une autoroute de l’amitié entre la France et l’Algérie ». Il invite le maire de Saint-Denis à se rendre dans son pays, en 2010, dans le cimetière où les restes de Fatima Bedar ont été transférés.

D.Sz

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