Cultures

La librairie Folies d’encre se projette vers le Futur

La libraire Sylvie Labas aimerait installer son commerce dans l’ancien magasin Vidéo Futur place du Caquet. Seul frein au projet?: le montant du loyer. Lequel, déjà revu à la baisse par Plaine commune habitat, pourrait en partie être supporté par la Ville.

Où en est Folies d’encre?? La librairie du centre-ville, actuellement rue Jean-Jaurès, espère intégrer les locaux vides depuis des mois de l’ancien magasin Vidéo Futur, place du Caquet. Un espace agrandi (122 m2), mieux situé, voilà qui a de quoi séduire ce commerce pas tout à fait comme les autres qui, en plus de vendre des livres, a développé un ancrage reconnu dans le quartier.

« Nous avons de nombreux projets », explique la libraire Sylvie Labas, en avançant la possibilité de présenter les livres de manière plus lisible qu’aujourd’hui, de mieux les mettre en valeur et d’augmenter leur diversité. « Nous voulons aussi créer un vrai espace de confort, agréable, joli, avec coin lecture, lieu de rencontre pour les habitants du quartier, postes multimédias ainsi qu’une mezzanine pour nos bureaux et où de petites réunions seraient possibles. »

Le problème dans ce type de transfert est financier

Le problème dans ce type de transfert est bien sûr financier. Le local appartient à Plaine commune habitat (PCH) qui, favorable à la venue de Folies d’encre place du Caquet, a sensiblement baissé le prix du loyer?: de 40?000 euros annuels, il est descendu à 30?000. De plus, l’organisme bailleur s’engage à réaliser des travaux d’aménagement. Toutefois, il n’est pas question pour PCH de prendre de risques.

« Imaginons que, pour une raison ou une autre, la librairie ne puisse plus payer son loyer, ce serait à nous d’assumer la perte, c’est-à-dire in fine à nos locataires », précise Cécile Alliaud à la direction générale. D’un autre côté, Sylvie Labas n’a pas la possibilité de monter jusqu’à cette somme. « Actuellement, rue Jean-Jaurès, je paye 10?000 euros annuels. Je peux aller jusqu’à 12?000 euros, soit 2,5 % de mon chiffre d’affaires, mais aujourd’hui pas plus. Par contre, je suis prête à indexer à l’avenir le loyer au chiffre d’affaires. »

« Un rôle culturel »

Afin de résoudre cette quadrature du cercle, Plaine commune habitat a émis une autre proposition?: « Nous louons le local à la ville de Saint-Denis, et autorisons celle-ci à le sous-louer à Folies d’encre », annonce Stéphane Peu, le président de PCH, qui souhaite que les choses aillent le plus vite possible. La balle est donc aujourd’hui dans le camp de la Ville et de la librairie. Pour l’heure, la première, d’accord sur le principe, a proposé un loyer de 18?000 euros. Somme jugée encore trop lourde par Sylvie Labas, qui justifie sa position par d’autres engagements?: « Nous allons poursuivre les rencontres et les animations que nous proposons aux Dionysiens depuis onze ans et nous souhaitons les développer et les diversifier en élargissant nos partenariats avec des associations, le cinéma l’Écran. Nous voulons également créer de l’animation sur la place, sortir des tables aux beaux jours, pour que les habitants puissent se rencontrer, parler ou tout simplement… lire?! À côté de notre activité commerciale, nous jouons aussi un rôle culturel de service public. »

Du côté de la mairie, où l’on se refuse à toute déclaration officielle avant que le projet n’aboutisse, on se montre cependant confiant. « Sur le fond, nous sommes d’accord. Il faut qu’on avance », lance le maire Didier Paillard. Quant à son adjoint chargé de la culture, Pierre Quay-Thévenon, il acquiesce en lâchant?: « On est en bonne voie. » Ce que tout le monde souhaite, en particulier les lecteurs et amoureux des livres de Saint-Denis…

Benoît Lagarrigue

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