En ville

Hôpital Delafontaine
/ La grève se poursuit et pourrait s’étendre

© Yann Mambert
© Yann Mambert

Le pacte de refondation des urgences présenté mardi 10 septembre par la ministre de la Santé et des Solidarités Agnès Buzyn et ses 750 millions € de crédits redéployés ne convainquent pas les personnels paramédicaux des urgences de Delafontaine, en grève depuis début juin, comme près de 250 services d’urgence en France.

« Des choses sont à creuser dans ce plan à moyen et long terme, mais globalement il tombe à côté et ne répond pas à nos trois revendications principales en termes d’effectifs, de capacité en lits et de revalorisation salariale », témoigne Yasmina Kettal, infirmière aux urgences de Delafontaine et présente mardi 10 septembre à l’assemblée générale du collectif Inter-urgences qui s’est tenue à la bourse du travail.

Yasmina Kettal de s’interroger : « Et on les prend où ces 750 millions € ? Nous travaillons tous en interdépendance au sein de l’hôpital. Les autres services vont donc le ressentir. » Par conséquent le mouvement ne semble pas près de s’éteindre et pourrait même s’étendre, d’autant plus qu’au niveau local les personnels ne voient rien venir.

 « Nous avons reçu aucune proposition de la direction mis à part le poste d’aide-soignant que nous réclamions depuis deux ans, poursuit Yasmina Kettal. La direction est venue dans le service à la fin de l’été. Elle a proposé des groupes de travail, mais nous voulons nous mettre autour d’une table pour négocier. On va essayer d’organiser une assemblée générale au sein de l’hôpital car d’autres services ont des velléités pour rejoindre le mouvement. »

À Delafontaine, ce pourrait être bientôt : urgence à tous les étages. À noter que Laurent Russier, maire de Saint-Denis, qui s’est rendu sur le site mardi 10 septembre, à apporter son soutien au mouvement en cours dans un communiqué de presse en date du 12 septembre.

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