la financiarisation de l’économie française porte la date du 11 juillet 1985 et le nom de Naouri

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Titre : La financiarisation de l’économie française : un tournant majeur en 1985

Pierre Bérégovoy et Jean-Charles Naouri : une collaboration influente

Le jeudi 19 juillet 1984, Pierre Bérégovoy est nommé ministre de l’Économie des Finances et du Budget en France. Dès le début de son mandat, il est impressionné par les compétences intellectuelles de son directeur de cabinet, Jean-Charles Naouri, titulaire d’un doctorat d’État en mathématiques. Au cours de l’été 1984, Pierre Bérégovoy décide de déléguer ses pouvoirs à Naouri, qui devient ainsi le véritable dirigeant de l’économie française de juillet 1984 à mars 1986.

Une loi bancaire libéralisant le marché

Dans le cadre de cette collaboration, le ministre de l’Économie laisse à Jean-Charles Naouri la responsabilité d’écrire la loi bancaire n°84-46, qui introduit la concurrence entre les banques. Cette décision est suivie par une autre mesure encore plus radicale : en décembre 1984, Pierre Bérégovoy signe une note supprimant l’encadrement du crédit par la Banque de France, probablement rédigée par Naouri lui-même.

La financiarisation de l’économie française

En 1985, Pierre Bérégovoy donne à Jean-Charles Naouri l’autorisation de rédiger seul une loi portant diverses dispositions d’ordre économique et financier. Cette décision marque un tournant majeur dans l’économie française, car Naouri contribue à la financiarisation de celle-ci. La loi du 11 juillet 1985 officialise cette transformation en déclarant que « tous marchés sur taux d’intérêt sont reconnus légaux ». Cette disposition permettra la création du marché à terme des instruments financiers (Matif) et autorise les banques françaises à vendre des produits dérivés aux entreprises et aux collectivités locales.

Les conséquences dévastatrices

Malheureusement, les conséquences de cette financiarisation ne tardent pas à se faire sentir. Les prêts toxiques, qui ont failli entraîner la ruine de la Seine-Saint-Denis, sont directement liés à cette loi. Depuis 31 ans, il est plus rentable pour les entreprises de placer leur trésorerie dans des produits dérivés plutôt que d’investir dans de nouvelles études de produits. Cette situation a conduit à la fermeture de nombreuses usines, impactant ainsi l’économie réelle.

Le silence des responsables politiques

Aujourd’hui, Jean-Luc Mélenchon se présente comme le candidat de la France insoumise, mais où était-il lorsque les députés socialistes ont voté la loi n°85-695 ? À l’époque, Mélenchon était soumis au Parti Socialiste en tant que premier secrétaire de la fédération de l’Essonne. De même, Henri Emmanuelli, Secrétaire d’État chargé du Budget, est resté silencieux en 1985 lors de la déconnexion de l’économie financière avec l’économie réelle.

En conclusion, la financiarisation de l’économie française en 1985, initiée par Jean-Charles Naouri avec l’aval de Pierre Bérégovoy, a eu des conséquences désastreuses pour l’économie réelle. Les décisions prises à cette époque ont permis aux banques de vendre des produits dérivés, créant ainsi un marché risqué et entraînant des fermetures d’usines. Il est important de rappeler le rôle joué par les responsables politiques de l’époque, qui ont permis cette transformation sans se soucier des conséquences à long terme.


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