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Handball
/ La Dionysienne quitte la Pré-nationale

Photo d'archives © Yann Mambert / Le Journal de Saint-Denis
Photo d'archives © Yann Mambert / Le Journal de Saint-Denis

C’est un coup de massue sur la tête de La Dionysienne handball. Défait lors de son ultime match de championnat 35-31 contre Mantes-la-Jolie, samedi 1er juin, Saint-Denis est relégué en Excellence régionale. À l’échelle du club, c’est un tremblement de terre: cela faisait sept saisons que les Dionysiens jouaient en Pré-nationale. «La Pré-nationale, on était comme à la maison. On s’était habitué», souffle Alexandre Rasneur, le directeur technique. D’autant plus qu’il leur suffisait d’une victoire ou d’un match nul pour se maintenir. «Quand tu as ton destin entre les mains, tu n’as pas le droit de perdre. On n’a pas d’excuses. Samedi, on n’était pas dedans, on a trop raté. On savait que si on perdait, on descendait », soupire, déçu, Alexandre Rasneur. Les handballeurs peuvent nourrir des regrets. Ils terminent 4es sur 8 équipes de cette phase de play-down, avec le même nombre de points – 28 – que le 3e Paris Sport Club qui s’est maintenu grâce à une meilleure différence de buts… Cette saison est à oublier pour les Dionysiens qui ont d’abord terminé 7e (sur 8) de la phase aller (4 victoires et 10 défaites). 

Un mal pour un bien ? 

Les Dionysiens ont ensuite mal commencé les play-down en subissant trois défaites d’affilée. À ce moment-là, la mission semblait impossible, mais ils ont alors enchaîné quatre victoires consécutives, souvent à l’arraché (28-27, 40-39, 36-37 et 34-31)! Avant donc cette dernière défaite fatale contre Mantesla-Jolie… Au final, les Dionysiens ont payé leur mauvaise année comptable (8 victoires, 14 défaites au total), mais ils n’ont pas non plus été aidés par le nouveau système alambiqué de play-off et playdown instauré cette saison. «C’était notre année la plus difficile, analyse le directeur technique. Après, c’est peut-être un mal pour un bien. On a un bon groupe de joueurs. Si on arrive à garder notre équipe, on peut remonter. Mais si on ne remonte pas dès la première année, cela va être très compliqué…», anticipe-t-il. Une nouvelle page qui s’ouvre à la Dionysienne. 

Aziz Oguz