En ville

L’association PPV change de directeur

En octobre 2007, Benoît Ménard fêtait les dix ans de Partenaires pour la Ville (PPV), association de médiation créée à l’initiative de la Ville, et dont il était le directeur. Au colloque organisé pour cet anniversaire, il avait fait le point des différentes prestations assurées par l’équipe d’une soixantaine de salariés : surveillance de sorties d’écoles, « tranquillisation » du carrefour Pleyel, information conseil sur les économies d’énergie, diverses activités de médiation dans le quartier Floréal, dans les bus, dans les foyers Adoma… Des prestations assurées les unes pour le compte de la Ville, son principal financeur, les autres pour des entreprises dont EDF, des bailleurs sociaux… Et dont l’utilité sociale devait être reconnue et rétribuée en conséquence.
Depuis août 2008, Benoît Ménard ne dirige plus PPV. « J’ai été licencié pour faute grave, alors que j’ai tout juste fait état d’un désaccord », s’insurge-t-il. Lors de la présentation du bilan de l’association, le 15 juillet, devant les élus du bureau municipal, il aurait ouvertement critiqué le nouveau président Jean-Paul Espié « dans une période où nous avions précisément besoin du soutien de la Ville sur nos orientations nouvelles », confie ce dernier. Avec la fin des subventions d’État au titre des emplois jeunes, qui avaient permis la création de PPV, « nous allons perdre dans les trois ans près de 250 000 euros alors que nous avons tout juste équilibré le budget en 2007. Il était quand même de mon devoir d’en informer les élus ! », estime M. Ménard.
« Il y a eu des difficultés de fonctionnement »
« Dès mon arrivée, il y a eu des difficultés de fonctionnement », déclare de son côté Jean-Paul Espié. Il met surtout en avant la volonté de M. Ménard de le maintenir à l’écart du projet qu’il conduisait depuis trois ans, de le considérer en somme comme un président honorifique. C’est là où le bât a blessé : « je tenais et je tiens à m’investir dans PPV » estime celui qui a été élu en novembre à la présidence, en lieu et place de Didier Paillard qui n’avait pas le temps de s’investir dans ce rôle. Employé par ailleurs à la direction éducative du conseil général, le président Espié rapporte encore une « impossibilité d’avancer » sur les propositions qui sont les siennes. En mai, il fait donc appel à Cités conseil, société de Gérard Pastorelli, qu’il charge notamment de définir « un plan de développement pour les trois à cinq prochaines années ». M. Ménard dénonce le coût de cette prestation pour 12 000 euros hors taxes. « Ce tarif a été revu à la baisse », corrige M. Pastorelli, qui assume à présent les fonctions d’administrateur délégué « à un coût équivalent à celui du poste de directeur ».
Quand M. Ménard s’inquiète de l’avenir de PPV en doutant du bienfondé de sa gestion nouvelle, M. Pastorelli critique « un misérabilisme, qui a conduit à dévaloriser nos agents. On était dans l’économie des charges. Nous ne vendions pas nos services à leur valeur. Aujourd’hui, il faut remettre un peu de “gras” ». Il prône une politique commerciale, « un travail de conviction ». Et parle de « mieux impliquer les agents. Mais celui qui n’aura pas la performance exigée par nos clients ne pourra pas continuer. On se donne la possibilité de ne pas mourir par inertie. On va essayer de vivre sans subvention d’équilibre. C’est le pari ». Pour l’atteindre, explique-t-il avec Jean-Paul Espié, « on va créer un comité des partenaires pour refaire revenir à PPV les membres fondateurs comme EDF et la RATP ».
M.L.

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