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Municipales 2020
/ L’épreuve à neuf

© Yann Mambert (Archives)
© Yann Mambert (Archives)

 

Mise à jour //

Ce mercredi matin 26 février, nous apprenions que Patrick Vassallo était remplacé par Nicolas Mathey en 40e position sur la liste Faire Saint-Denis en commun. Par conséquent, Madjid Messaouedene est rétrogradé de la 39e à la 45e place.

 

C’est un record (1). Selon toute vraisemblance, les Dionysiens auront donc le choix entre neufs listes (2) dimanche 15 mars pour le 1er tour de l’élection municipale (2nd tour le 22 mars). Si le dépôt des listes en préfecture est ouvert jusqu’à 18 h jeudi 27 février, dans les faits Houari Guermat (centre-droit) devrait être le dernier des candidats dionysiens à déposer la sienne ce mercredi 26 février après-midi.

Georges Mélane, investi par Les Républicains, a finalement fait le choix lundi 24 février de rejoindre la liste Changeons Saint-Denis d’Alexandre Aïdara, lequel a souhaité garder cette dernière secrète jusqu’à son meeting du 27 février. Un ralliement à titre personnel de l’ancien candidat LR aux cantonales de 2015, dont le parti n’apporte pas son soutien à Alexandre Aïdara.

Deux autres têtes de listes investies officiellement par leurs partis ont dû elles renoncer faute de volontaires : Guy Delautre pour le Rassemblement national (RN) et Damien Martineau pour l’Union populaire républicaine (UPR). « Je n’ai recueilli qu’une trentaine de promesses (Chaque liste doit comporter 55 noms), déplore ce dernier. Malheureusement, les Dionysiens auront à choisir entre des politiciens et d’autres politiciens. Pour ma part je voterai blanc et ensuite je participerai au dépouillement comme à chaque fois. »

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Une fois la validation par la préfecture de l’ensemble des listes déposées, la campagne officielle pourra démarrer lundi 2 mars avec 495 candidates et candidats sur la ligne de départ. Un casting impressionnant rassemblant 1 % du corps électoral dionysien. Parmi les premiers rôles, Laurent Russier (PCF), le maire sortant, part à l’élection avec une équipe remaniée (21 candidats sur 55 sont des élus sortants) et rajeunie (11 membres de la liste ont 30 ans ou moins). Côté renouvellement, on peut citer Sofia Boutrih, porte-parole locale du PCF (30 ans, 4e position), Bakary Soukouna, responsable associatif (33 ans, 5e), Sophie Rigard, référente de Place Publique (27 ans, 8e) ou encore Spencer Laidli, représentant syndical à Delafontaine (35 ans, 9e).

Côté continuité, on note les présences en bonne place des élus sortants Jaklin Pavilla (2e position), Stéphane Peu (7e), David Proult (11e) et Florence Haye (12e) notamment. Europe-écologie les verts, principale force au côté des communistes sur la liste Vivons Saint-Denis en Grand, est bien servie évidemment avec 10 candidats dont les bien placés Kader Chibane (3e position), Zaïa Boughilas (6e) et le petit nouveau Whalid Allam (13e).

Dernier point, les présences en position inéligibles de la conseillère départementale Silvia Capanema (50e) et de l’ancien maire Didier Paillard (55e). Comme déjà annoncé, ni Elisabeth Belin, ni Patrick Braouezec ne figurent sur une liste où n’apparaissent pas non plus Cherifa Zidane et Delphine Helle, respectivement adjointe au maire et conseillère déléguée.

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Russier gagne le match des moins de 30 ans

Autre liste très attendue, celle de Faire Saint-Denis en commun, menée par le maire adjoint aux sports Bally Bagayoko (LFI) qui a pour numéro deux Sonia Pignot, actuelle maire adjointe à la culture. Parmi les autres élus du groupe REVE-Insoumis au conseil municipal, on retrouve Vincent Huet (7e position), Conception Diez-Soto (14e), Etienne Pénissat (15e), Martine Rogeret (28e), Madjid Messaoudene (39e) et Patrick Vassallo (45e).

En plus de Sonia Pignot, on dénombre plusieurs autres figures du militantisme écologique local à l’instar de Laurent Servières (9e), François Longerinas (13e), Raphaëlle Antczak (30e ) et Majid Wannas (53e). Les moins de 30 ans sont au nombre de huit dont Landry Ngang en 23e position. À noter enfin la présence de cinq universitaires (enseignants et/ou chercheurs) sur la liste.

Pour Georges Sali (PSG) et Décidons le changement, la liste est sans surprise. On y retrouve l’ensemble des élus du groupe Parti socialiste de gauche au conseil municipal : Adeline Assogba (2e), Stéphane Privé (3e), Ferdinand Nino (4e), Bertrand Godefroy (7e), Catherine Lévêque (10e) et Slimane Rabahallah (11e). La présence de Mamoudou Diarra (13e), ancien sympathisant du mouvement la Révolution est en marche, ne passe pas inaperçue.

Chez Saint-Denis Éco-citoyenne, Fetta Mellas fait équipe avec le conseiller municipal sortant Kamal El Mahouti en numéro 2. Seule autre personnalité politique locale sur la liste : Béatrice Geyres (7e). La conseillère municipale déléguée siégeait dans le groupe REVE-Insoumis dans la mandature qui s’achève. Rappelons enfin que Mathieu Hanotin (PS) avait rendu sa liste publique dès le 11 janvier. Le jeu des comparaisons peut donc à présent démarrer. Premier constat, avec trois candidats de moins de 30 ans dans ses rangs, Notre Saint-Denis laisse un peu moins de place à la jeunesse que ses concurrents directs.

Yann Lalande

(1) Précédent record : sept listes en 2001 et 2014.

(2) Laurent Russier (Vivons Saint-Denis en grand), Bally Bagayoko (Faire Saint-Denis en commun), Mathieu Hanotin (Notre Saint-Denis), Alexandre Aïdara (Changeons Saint-Denis), Houari Guermat (Saint-Denis autrement), Fetta Mellas (Saint-Denis éco-citoyenne), Georges Sali (Décidons le changement), Cathy Billard (Saint-Denis anti capitaliste), et Philippe Julien (Lutte ouvrière).

Réactions

@Yann Lalande. Bon, le slogan en gras "Russier gagne le match des moins de 30 ans" est quand même très partisan....A quand à un article de fond sur le bilan conjoint de Laurent Russier et Didier Paillard. Il faudrait rappeler le fait d'armes de ces nullards (500 kg de cannabis dans les locaux municipaux sans réactions, les subventions aux associations fantôme, à la MCA qui n'a pas de gestion saine, à la dyonisienne dont Hakim Rehiba assume qu'elle soit fortement déficitaire et épongée par l'argent publique sans savoir ce qui est fait de cette argent...). Je ne compte pas les délégations fantômes dont on ne sait pas ce qu'elles font réellement. Les élus fantômes (Delphine Helle, c'est pour toi) qui habite à l'autre bout de la France. Je complète mon propos, Bally Bagayoko est aussi comptable de cela car il était dans cette majorité. Encore une fois, les listes sont en trompe l’œil car ce n'est pas la qu'on voit le vrai visage des listes. On sait bien que c'est l'entre deux tours qu'on verra qui sera avec qui pour se partager les postes. En plus, quand on sait les inimités dans les rangs de ces différentes listes... Je ne suis pas que tous le monde pense au bien être des habitants. Tous les militants associatifs présents sur les listes vont sautés face au professionnelle de la politique. Des gens qui ne vivent que d'argent publique mais pour qui les retours sur la qualité du service attendus n'est qu'une vague idée... Ps: Mon prono... Hanotin: 1er, Russier: 2eme, Aidara: 3eme, Bagayoko, 4eme....Mais ça sera serré. La question est de savoir sur quel artifice politicien pour justifier les alliances contre natures (au delà de l'attachement des postes...)
Petit rappel : en cas de fusion de listes entre les 2 tours... la nouvelle classification des listes fusionnées est libre ! Évoquer les positions éligibles ou pas au premier tour n'a pas de sens pour une liste qui a "vocation" à fusionner comme celles de Bally Bagayoko ou de Laurent Russier ... sauf pour les personnalités qui ont déjà annoncé souhaiter être en position inéligible comme Didier Paillard.
Pourquoi n’êtes-vous pas équitable ? Plus de commentaires sur les listes de Laurent Ruquier et de Bally Bagayoko que sur les autres listes. Vous ne citez même pas la liste de Mathieu Hanotin dans le corps de votre article. Trouvez-vous que cette position soit conciliable avec celle d’un journaliste impartial ? Je m’interroge. Avez-vous peur de perdre votre poste ?
@Ikebana permettez moi de vous rafraîchir la mémoire, que vous avez un peu courte sur ce coup là. Dans notre édition du 14 janvier (il y a donc seulement six semaines), nous avons publié un article exclusivement consacré à la présentation de la liste Notre Saint-Denis. Je vous remets le lien ici https://lejsd.com/content/la-liste-rose-d’hanotin. Je n'ai pas souvenir que vous nous ayez interpellé à l'époque pour vous plaindre d'un problème d'équité vis à vis des listes portées par M. Russier, Bagayoko, ou Aïdara. Ne seriez-vous pas plus militant de Notre Saint-Denis que de l'impartialité journalistique? Le Journal de Saint-Denis fait de son mieux pour traiter cette campagne de façon équitable et publiera d'ailleurs dans son édition du 4 mars l'intégralité des neuf listes. Pour le reste merci de vous inquiéter de mon avenir professionnel, mais je suis sans doute d'un caractère moins bileux que le vôtre. Cordialement Yann Lalande.
Bonjour. Le débat sur France 3 Ile De France hier soir était savoureux. Laurent Russier était vraiment à coté de ses pompes. Par son discours, par son attitude. Il ne paraissait pas convaincu par ce qu'il disait. En tout cas, la réplique de Houari Germat "vous n'avais jamais été élu vous non plus" à Laurent Russier était exceptionnelle. Il est resté bouche bée... Il a pris un leçon de débat. On était pas au conseil municipal ou c'est très consensuel.
Débat télévisé du 26 02 sur France 3: entre les piques inutiles et soporifiques des uns, les mensonges des autres (Bagayoko qui prétend maintenant être né à Saint-denis!), le meilleur "challenger" est bien Alexandre Aïdara. Si la défense des projets, des idées sont "au top", je trouve que dans sa posture, il inspire confiance. Et il est bien le seul avec tout l'altruisme nécessaire dans ce vaste chantier de refonte de Saint-Denis
@Joseph. Et votre candidat Alexandre Aidara qui dit qu'il a fait son programme sécuritaire en 1er. Il n'a pas menti autant que Bally Bagayoko qui a affirmé qu'il était né à saint-denis ? Houari Guermat a démontré en direct sur le plateau que Aidara a menti . Il a expliqué qu'il avait fait son programme sécuritaire en juin 2019 alors Alexandre Aidara a annoncé sa candidature en juillet 2019. Cela s'appelle être pris la main dans le sac
Débat tv nous sommes passés de 120 000 habitants à 119 00 et à la fin 112 000 habitants à Saint denis. Moi je dis bravo les gars.
Eh bien figurez-vous que je n’ai pas lu votre article sur la liste de Hanotin. Vous voyez je ne suis pas si militants puisque je n’ai même vu cette publication. Et Guermat vous lui avez consacré un article ? D’ailleurs jusqu’à hier soir je ne savais pas encore pour qui j’allais voter. Je n’étais sûre que d’une chose je ne voterai pas pour la municipalité actuelle. Je trouve que le JDD malheureusement est très décevant dans ses analyses. Et je pense que j’ai également le droit de m’exprimer en tant que lecteur ne vous en déplaise, libre à vous aussi de critiquer mes propos. Vive la démocratie !
Anaïs Brood (Liste "Changeons Saint-Denis", Responsable du Modem à Saint-Denis) au Meeting du 27 février : « nous avons été la cible de nombreuses tentatives d'intimidation. Local dégradé, meeting perturbé, militants harcelés, jusqu'à une nouvelle agression et série de menaces alors que nous étions en réunion à la permanence il y a quelques jours. Pourquoi ? Parce que nous incarnons le changement »
@Dionysien : ce qui est dramatique c'est que H. Guermat résume son plan sécurité à un chiffre de 150 policiers. Alors certes, le chiffre est le même chez Aidara mais son plan d'action sécurité est bien plus large qu'un seul effectif. Il parle aussi équipement, organisation, pilotage, coordination, déontologie, plusieurs annexes pour couvrir toute la ville... Bref, difficile de comparer un chiffre et un véritable plan d'action.

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