Cultures

L’Écran fait sa « Black Révolution »

Pour la 9e édition des journées cinématographiques dionysiennes « est-ce ainsi que les hommes vivent », le cinéma du centre ville a choisi de mettre à l’écran les mouvements noirs aux USA dans les années 1960 et 1970.

Ça aurait pu être « sur l’écran noir de mes nuits blanches ». Mais ce sera « Black Révolution ». Avec des films en avant-première, des classiques, des hommages… Du 4 au 10 février prochains, le cinéma l’Écran propose la 9e édition annuelle des Journées cinématographiques dionysiennes, avec inscrit au générique, un sous titre utilisé depuis le début « est-ce ainsi que les hommes vivent ? ». Bonne question.
Black Révolution sera l’occasion de mettre un coup de projecteur (de cinéma bien sur), sur le mouvement d’émancipation des noirs aux USA, dans les années 1960 et 1970. C’est à dire il n’y a pas si longtemps. La mémoire efface vite l’histoire, un peu comme si la ségrégation datait de la guerre de sécession, alors que les bus, les robinets d’eau potables ou les toilettes réservées d’un coté aux blancs et de l’autre aux « coloured » ne datent que de quelques dizaines d’années. Et que le racisme, lui, existe toujours. Là bas. Et un peu partout ailleurs.

L’histoire le présent et le futur

De Matin Luther King, Malcom X, les Black Panthers, à Barack Obama (qui aura pris officiellement ses fonction de président des États unis d’Amérique quand débuteront ces journées) l’histoire outre Atlantique a été marquée par des personnalités dont les actes et les discours ont marqué le temps. Présent et futur.
C’est tout aussi vrai dans les domaines artistiques, et le cinéma en est un parfait exemple. Et comme le dit la plaquette de présentation : « l’accession des cinéastes et acteurs noirs à la production commerciale est aussi le fruit d’une longue lutte pour le droit à l’expression par l’image. Le cinéma afro-américain n’est pas né avec le phénomène Blaxploitation seventies mais au début du siècle et a toujours poursuivi un même objectif : donner aux Noirs américains une visibilité à l’écran et dans le même temps en construire une image positive ».

À l’affiche

Nous reviendrons dans nos éditions « papier » précédant cette 9e édition sur le programme présenté, mais d’ores et déjà, voici la primeur de l’affiche. Il y aura des avant-premières par exemple : Medicine for Melancholy de Barry Jenkins, Trouble the Water de Carl Deal et Tia Lessin, ou encore, Camera War de Lech Kowalsky
Et puis des œuvres rares ou inédites : Black Liberation (1964) d’Edouard De Laurot, Black Panthers (1968) d’Agnès Varda, Jean Genet parle d’Angela Davis (1972) de Carole Roussopoulos, Symbol of the Unconquered (1920) d’Oscar Micheaux, The Cool World (1963) de Shirley Clarke, The Bus (1965) de Haskell Wexler, Passing Through (1977) de Larry Clark…
Et aussi des classiques : The Cool World (1963) de Shirley Clarke, Jimi Plays Monterey (1967) de D.A. Pennebaker, Sankofa (1993) de Haile Gerima, Beat Street (1984) de Stan Lathan, Boyz’n the Hood (1991) de John Singleton…
Également des hommages : à Charles Burnett, en sa présence, à Melvin Van Peebles, également en sa présence, à Haile Gerima, en sa présence aussi , avec chaque fois projections de films.

Tables rondes et concerts

On peut d’ores et déjà annoncer une table ronde sur le cinéma afro-américain, et une autre sur le mouvement hip hop en France.
Certains des invitées de cette manifestation sont déjà connus, il s’agit de : Kathleen Cleaver, Lech Kowalski, Jean-Louis Comolli, Marc Marder, Janine Euvrard…
Signalons également la « Nuit Blaxploitation » présentée par Julien Sévéon.
Toujours au générique, de la musique, avec Mike Ladd (hip hop new jorkais), Bams (française d’origine camerounaise), et
Waraba (deux rappeurs franco-maliens dans la tradition des griots africains).
Et tout ceci n’est qu’un aperçu de ces journées de février.
G.R.

Pour en savoir plus

Début janvier, le site de l’Écran dira tout : http://www.lecranstdenis.org
Les tarifs seront de 5 à 7 euros. 4 euros pour le ciné concert. Pour les adhérents de l’Écran sera proposé un forfait à 16 euros pour quatre séances plus celle de clôture.

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