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Inauguration
/ Irène Popard, un bol d’air sportif pour la Plaine

En service depuis octobre 2016, le nouveau gymnase dionysien implanté dans un quartier en déficit d’équipements a été inauguré samedi 21 janvier. Tour du propriétaire et avis sur le nouveau venu.
Samedi 21 janvier, le maire Laurent Russier a inauguré le gymnase Irène Popard à la Plaine
Samedi 21 janvier, le maire Laurent Russier a inauguré le gymnase Irène Popard à la Plaine

Paire de ciseaux en main, le maire Laurent Russier, entouré de nombreux élus, a coupé son premier ruban inaugural samedi 21 janvier avenue George Sand dans la partie Montjoie de la Plaine. En service depuis le 5 octobre, le gymnase Irène Popard se niche au 57 avenue George-Sand dans un quartier qui pousse à vitesse grand V. Juste en face, un lycée ouvrira ses portes en septembre et pas très loin le campus Condorcet démarre des travaux géants. Avant les discours, une visite effectuée avec Christopher Medart, directeur de l’équipement, comme guide met en valeur l’efficacité de l’édifice sportif qui manquait tant à la Plaine. Outre la salle multisports de dimension règlementaire (44x22) homologuée pour l’organisation de rencontres de catégories régionales, des gradins susceptibles d’accueillir 250 spectateurs la surplombe. Le gymnase a aussi des ressources en sous-sol. Quatre vestiaires et des salles polyvalentes éclairées par des puits de lumière sont conçues pour des pratiques douces comme le yoga ou la gym au sol.

« C'est un vrai gymnase »

La mise en service d’Irène Popard, du nom de l’une des premières femmes à s’être intéressée, dès les années 1920, aux activités physiques féminines, qui enseigna à Aubervilliers et à l'Université populaire de Saint-Denis, traduit « la volonté politique de la municipalité d’équilibrer l’implantation d’équipements en faveur de la partie sud de la ville », estime l’adjoint au maire en charge des sports Bally Bagayoko. Pas loin de lui, deux autres élus également présidents de clubs sportifs apprécient l’installation. « C’est un vrai gymnase », estime Hervé Borie du Sdus qui aurait toutefois aimé que les salles du niveau R-2 soient plus spacieuses. Quant à Hakim Rebiha, il imagine déjà les handballeurs de la Dionysienne fouler le parquet. « Dès que les problèmes de stationnement seront réglés, on jouera là » savoure-t-il. Mais les plus enthousiastes, au moment du verre de l’amitié, se trouvent chez les jeunes scolarisés et chez les profs de sports comme M. Gharbi d’Iqbal Masih. « Les gamins sont fous de joie, et moi aussi », dit-il en confiant « c’est la première fois que j’enseigne dans un vrai gymnase ».

Dans une ville en croissance démographique régulière, Irène Popard permet de combler une partie du retard. Depuis La Raquette, en décembre 2003, aucune installation sportive n’était sortie de terre dans une ville championne de constructions d’écoles. Laurent Russier, en lançant son discours par cette phrase « cela fait longtemps qu’un maire de Saint-Denis n’a pas eu l’opportunité d’inaugurer un équipement sportif », sait que la route est encore longue pour une mise à niveau mais tient, avec cet équipement, le premier maillon d’une chaîne.

Dominique Sanchez

Un coût de 10 millions d’euros

Cet équipement représente pour la ville de Saint-Denis une dépense d’investissement de 10 550 833 €TTC, dont 8 175 000 pour les travaux et 1 584 000 pour le foncier. Le fonctionnement est assuré par une équipe de 4 agents et d’un responsable d’équipement ayant aussi en charge le gymnase Aimée Lallement, situé à Pleyel à proximité du collège Dora Maar. Le gymnase Irène Popard accueille les activités sportives des établissements scolaires (école maternelle Le Cordouan, écoles élémentaires Taos Amrouche et Aimé Césaire, collège Iqbal Masih) et la programmation des activités sportives qui s’y déroulent en dehors du temps scolaire a été issue d’une procédure d’appel à projets, précise-t-on en mairie.

D.Sz