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Tranquillité publique
/ Ils apaisent la nuit

Les médiateurs de nuit arpentent le centre-ville de 18h à minuit du mardi au samedi. Sans se substituer aux polices nationale et municipale, leur rôle est de régler des problèmes dans l’espace public souvent liés à l’alcool et aux incivilités. Tout en créant du lien avec tous les noctambules.
Le périmètre d'action des médiateurs s'étend de la gare à la station de tram Cimetière et à la Porte de Paris.
Le périmètre d'action des médiateurs s'étend de la gare à la station de tram Cimetière et à la Porte de Paris.

«On a des nuits très calmes, et puis d’autres fois, ça chauffe, on n’arrête pas », avait prévenu Nicolas Hédouin, le directeur des médiateurs de nuit. Malgré la chaleur printanière, ce jeudi 19 avril est à classer dans la première catégorie. C’est une soirée tranquille pour Larbi Boudjeraba et ses troupes. « Quand c’est comme ça, on se dit “pourvu que ça dure”, parce qu’il se passe toujours quelque chose. On ne peut pas tout le temps être dans le feu de l’action, confie le chef de service. C’est aussi la preuve que comme les autres professionnels (police nationale et police municipale), nous faisons notre travail sur le terrain.»

Lancée en 2011, la médiation nocturne est gérée par un Groupe d’intérêt public (GIP), financée par la Ville de Saint-Denis, le gestionnaire de parkings Indigo, la Poste, et les bailleurs Plaine Commune Habitat, Immobilière 3 F et Antin résidences. « On est là pour l’intérêt général. On vient avec nos bouches et nos baskets pour créer du lien social, pour que l’espace public soit plus paisible », explique Nicolas Hédouin, directeur du dispositif depuis octobre 2016. Les médiateurs arpentent les rues du centre-ville de 18h à minuit (1), du mardi au samedi, toute l’année. Leur périmètre s’étend grosso modo de la gare à l’ouest jusqu’aux stations de tram Basilique et Cimetière à l’est. Au sud, il a été prolongé de la place de la Résistance à Porte de Paris en 2017, portant par la même occasion les effectifs de 11 à 14 agents (85% d’hommes).

À force de marcher, les médiateurs sont bien identifiés, que ce soit par les jeunes, les habitants, les commerçants, les sans-abri ou encore les toxicomanes. Présent depuis la création du dispositif, Larbi Boudjeraba est connu comme le loup blanc dans les rues du centre-ville où il enchaîne salutations et poignées de main. «On dit bonjour à tout le monde, précise le responsable. On a créé le lien avec les gens. Le travail de fond a été fait. Mais cela ne s’est pas concrétisé après quelques maraudes, il s’est construit sur la durée. Aujourd’hui, n’importe quel médiateur peut intervenir sur n’importe quelle situation », continue-t-il.

« On est dans la prévention »

La journée des médiateurs commence par une petite tournée auprès des partenaires du GIP, comme à la Poste ou les immeubles des bailleurs sociaux. Après 20 h, les agents entament leurs maraudes dans les différents secteurs. « Ils interviennent souvent sur des problèmes de voisinage », indique le directeur. «Dans la majorité des cas, les problèmes sont liés à l’alcool et aux incivilités », développe Larbi, qui donne comme exemple les attroupements alcoolisés (ou non) qui génèrent des nuisances sonores, des personnes qui urinent dans l’espace public ou devant les portes d’habitation. «Les bagarres, cela arrive plus rarement. On peut en avoir plusieurs d’affilée, et puis plus rien pendant des semaines. »

En 2017, le secours aux personnes a représenté 7 % des interventions. « Quand une situation dégénère, on n’intervient pas. On fait attention à ne pas se mettre en danger. On prévient la police, les secours », précise Larbi. « Notre rôle n’est pas celui de la police, abonde Nicolas Hédouin pour qui la mission de chacun est claire. Par rapport aux points de deal, on intervient sur les nuisances que cela peut engendrer. Mais ce n’est pas notre rôle d’arrêter le trafic », rappelle-t-il.

« On est dans la prévention. On ne force jamais la médiation», ajoute un agent, qui explique qu’il a dû se battre jour après jour «pour se faire sa place ». «On est identifié, observé, jugé… Certains disent qu’on ne sert à rien. On les laisse parler. On est tous les soirs sur le terrain, on sait ce qu’on fait », continue cet éclaireur de la nuit. Nicolas Hédouin veut continuer à développer le travail de la médiation. En septembre prochain, lors du conseil d’administration du GIP, la société de transport Keolis devrait intégrer la structure, tandis que le dispositif s’étendrait à la cité Paul-Langevin. Le directeur porte aussi le projet d’une extension au quartier Gabriel-Péri au plus tôt en « 2019-2020 »

Aziz Oguz

Pour joindre les médiateurs : 0183722094.

(1) Vendredi et samedi, les médiateurs travaillent jusqu'à 1h du matin. 

Pour en savoir plus: 

Réactions

comment pouvons nous les joindre car sur le parvis de la gare confluence parfois on aurait besoin d'eux et on ne les voit jamais. a une époque ils s'arrêtaient que sur le parvis central et ne venaient pas plus loin. Est-ce toujours d'actualité?
Bonjour Goldo, J'avais posé la question lors du reportage sur les situations aux limites de leur zone. A la gare, le périmètre de la médiation nocturne ne s'étend pas aux parvis, ni celui de l'entrée principale, ni celui de Confluence. Il suit le canal et la ligne 8 du tramway (la rue Brise-Echalas). Ils peuvent intervenir au-delà de leur périmètre s'ils assistent à une urgence (un feu, une bagarre par exemple). Cela se fait occasionnellement, au cas par cas, m'a-t-on expliqué. C'est le cas également par exemple à la place du 8 mai, où leur périmètre s'arrête boulevard Félix-Faure, mais ils peuvent déborder si une situation critique se présente sur la place. Cordialement, Aziz Oguz
monsieur Russier par rapport au plan Borloo pour les banlieues demandent de l'égalité et bien qu'ils commencent a mettre les quartiers de sa ville en égalité. .Pourquoi certains quartiers d'une même ville ont le droit aux médiateurs et pas d'autres quand on sait que dans cette ville aucun quartier n'est préservé. d'autre part pourquoi la ville est coupée en deux, le quartier des privilégiés la Plaine St Denis avec le stade de France au détriment d'autres quartiers comme le centre ville et la gare. A priori il est facile de critiquer mais moins d'agir.
Bonjour à vous je suit le collègue de larbi il les mon responsable au sein du GIP je peux dire kille fait iun grand travaile toujours on action pour le publique les personne en difficulte je peux dire que larbi connaît bien son metier tous le monde le aime bien le groupe des agents mediateur kit participe au maraude avec sa nouvelle recrut je suit optimisté pour la suite des événements et aussi nous oublions pas le groupe de mediateur en place pour certains mediateur son au GIP depuit un moment je invite le publique à faire vaux remarque et mercil à larbi et à tout son équipe et le directeure du GIP nicolas edouine