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Évacuation
/ Fin du bidonville Coignet

Les habitations de fortune ont été rasées par les bulldozers
Les habitations de fortune ont été rasées par les bulldozers

Le bidonville Coignet, ce terrain près de la gare de Saint-Denis où depuis deux ans habitaient dans un grand dénuement des familles originaires de Roumanie et de Bulgarie, a été évacué par les forces de l'ordre et rasé par les bulldozers mercredi 6 juillet, en début d'après-midi.

Les policiers sont arrivés à 13h devant l'entrée du camp, rue Charles-Michels. Puisque la nouvelle de l'évacuation était connue depuis hier, mardi 5 juillet, de nombreuses personnes avaient déjà quitté les lieux à ce moment. L'évacuation s'est déroulée dans le calme. Les résidents ont rassemblé leurs affaires avant de partir. De l'extérieur ils ont vu, par les ouvertures découpées dans la palissade entourant le terrain, le bulldozer raser les maisons de fortune qu'ils y avaient érigées.

La ville a publié un long communiqué à propos de cette évacuation et sur la situation des autres bidonvilles présents sur Saint-Denis. A retrouver ci-dessous dans son intégralité.

 

 

Les associations (Amnesty International, Secours Catholique, CCFD - Terre Solidaire) constituées en comité de soutien des familles ont négocié avec les représentants de la préfecture et du département pour reloger le plus grand nombre de personnes. Quelques jours avant l'évacuation, Amnesty International recensait une cinquantaine de foyers, 29 enfants dont 18 en bas âge, et plusieurs personnes avec des problèmes de santé demandant un suivi médical.

Quelques familles relevant de la plateforme d'insertion préfectorale ont été prises en charge par le bailleur social ADOMA. D'autres ont été dirigées vers des chambres d'hôtel dans différentes villes : Romainville, Les Lilas, Pantin, Trappes, ou encore Émerainville. À 15h30, une dizaine d'habitants restaient encore devant le camp, désormais inaccessible, leurs bagages entassés sur le pavé. Certains attendaient encore une hypothétique solution d'hébergement. D'autres rassemblaient leurs forces avant de se remettre en route.


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