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Exilés de Paris 8
/ Fin de l’occupation le 15 juin ?

Réunion de soutien aux exilés de Paris 8, jeudi 31 mai
Réunion de soutien aux exilés de Paris 8, jeudi 31 mai

Quatre mois d’occupation mais aucune réponse concrète pour les 150 exilés du bâtiment A. Jeudi 31 mai, le rassemblement en soutien aux sans-papiers, a réuni une centaine de personnes devant le parvis de la faculté. En première ligne, des étudiants, quelques professeurs et une poignée d’exilés. Alors que le Sénat examine courant juin la loi asile et immigration, le comité de solidarité de Paris 8 tente de s’organiser avant les vacances d’été. Mais l’engouement des premières mobilisations contre le projet de loi semble loin. Parmi les exilés présents, deux ont pris la parole. Ils ont dénoncé « l’ultimatum » que leur a posé la présidence de la fac, à savoir, quitter le bâtiment A, d’ici le 15 juin. « On doit partir, mais on n’a rien obtenu, on va devoir retourner à la rue », ont-ils expliqué à l’aide d’un traducteur. Les combats politiques menés par le comité de solidarité de Paris 8 peinent aussi à avancer. Où en est la revendication ? Pour Martin (1), impliqué dans le comité et engagé depuis le début dans la lutte, il est clair que « l’occupation tourne à sa fin. On a été mené en bateau par le Ministère, par le Préfet. Ils nous ont fait croire que si on arrêtait nos revendications, il y aurait des avancées, mais c’était du fake ». Quant aux exilés, « on nous a dit qu’il fallait qu’ils partent le plus tôt possible » a avancé l’étudiant. Par « on », il veut parler de la présidente de l’université, Annick Allaigre, avec qui le comité s’est entretenu le matin même du rassemblement.

Yslande Bossé

(1) le prénom a été changé.