En ville

Maison des femmes
/ Elles auront plus de place

À l’occasion de la journée du 8 mars, la Maison des femmes de Saint-Denis a fêté le début de la construction de son extension. Une inauguration qui rappelle l’importance de pérenniser ses actions.
« Cet agrandissement va nous permettre de travailler dans de meilleures conditions et de mieux accueillir notre public.», a expliqué Ghada Hatem, fondatrice de la Maison des femmes.
« Cet agrandissement va nous permettre de travailler dans de meilleures conditions et de mieux accueillir notre public.», a expliqué Ghada Hatem, fondatrice de la Maison des femmes.

Partenaires, financeurs, acteurs de la Maison des femmes de Saint-Denis se sont rassemblés le 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, pour inaugurer le début de la construction d’une extension de la structure. Un camélia a été planté pour symboliser cette croissance fertile.
 

Un meilleur accueil des victimes

« Ce chantier devrait durer un peu plus d’un an. Cet agrandissement va nous permettre de travailler dans de meilleures conditions et de mieux accueillir notre public. Nous aurons ainsi la place pour un accueil des victimes d’agressions sexuelles 24/24h, un espace pour les enfants, plus de consultations psy, mais également une permanence de la police pour que les victimes puissent porter plainte ici plutôt qu’au commissariat », explique la fondatrice Dr Ghada Hatem. Ce dernier dispositif devrait déjà progressivement être mis en place dès cette année, avec une présence une fois par semaine de policiers volontaires qui seront formés. De plus, l’extension permettra la création d’un petit bloc opératoire pour des interventions sous anesthésie locale, comme les interruptions volontaires de grossesse. 
 

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Le projet d’extension, chiffré à 900 000€, a été financé grâce à l’ARS, Agence régionale de santé (600 000€), la Région (200 000€), le Département (30 000 €), mais également plusieurs fondations privées, comme Axa, Kering, ou encore Raja. Stéphane Troussel, président du conseil départemental du 93, a profité de son intervention pour interpeller la représentante du gouvernement présente, Christelle Dubos, secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé. « Si les violences faites aux femmes sont vraiment une cause nationale, il faudrait suivre les préconisations de l’Inspection générale des affaires sociales et pérenniser financièrement le projet. »

Si l’ARS et le Fonds d’intéressement régional se sont engagés récemment à financer respectivement 160 000 € et 100 000 € par an, « cela reste insuffisant », regrette Ghada Hatem. Le budget de fonctionnement de la Maison des femmes avoisinant les 800 000 €. Christelle Dubos a reconnu « l’importance d’une structure comme la Maison des femmes pour prendre en charge les victimes de violences, qui nécessitent l’intervention de plusieurs professionnels ». En 2018, plus de 8 000 consultations ont eu lieu, dont la moitié sur la thématique des violences et mutilations sexuelles. Innovateur et inspirant, le modèle de la Maison des femmes commence d’ailleurs à s’exporter, notamment à Bordeaux et à Tournus (Saône-et-Loire).

Delphine Dauvergne

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