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Usagers de Free et Orange en colère
/ Des opérateurs peu opérationnels

Des habitants du 16, rue des Ursulines n'ont quasiment plus de réseau téléphonique
Des habitants du 16, rue des Ursulines n'ont quasiment plus de réseau téléphonique

Depuis bientôt un mois et demi, ces habitants du 16, rue des Ursulines dans l’hyper centre-ville vivent la même galère. Ces abonnés des opérateurs Orange et Free ne captent (quasiment) plus leur téléphone mobile de chez eux. Ils sont obligés d’aller à la fenêtre ou dans la cour de leur immeuble pour passer ou recevoir un appel. « C’est incroyable », en sourit Jean-Loup Horwitz après avoir reçu à quelques minutes d’intervalle deux messages pour lui dire qu’on avait essayé de le joindre à l’instant. Son portable n’a même pas sonné. Son lot habituel depuis maintenant plusieurs semaines. Ce mercredi matin 24 avril, ils sont sept habitants à se réunir chez Denis Cittanova qui a lancé avec des voisins le Collectif dionysien des usagers de Free et Orange en colère. C’est au rez-de-chaussée et aux étages les plus bas ainsi qu’à l’intérieur des logements que les riverains captent le plus mal. Les problèmes – qui ne touchent pas les opérateurs SFR et Bouygues – ont commencé mi-mars.

« Au début, on se disait que c’était temporaire, mais cela a duré. Et quand Denis a mis un mot à l’entrée, on s’était rendu compte qu’on était nombreux dans la même situation », raconte Pierre-Thomas Taponier. Dans leur copropriété, 24 personnes ont été comptabilisées, soit environ un tiers des occupants. Dans un premier temps, ils ont tous appelé de leur côté leurs services clientèle. « Visiblement, on a tous eu des réponses bidon », indique Pierre-Thomas. Il leur a été conseillé de changer de carte SIM ou d’installer un femtocell, un amplificateur pour améliorer la couverture mobile à l’intérieur des logements. Chez Free, Jean-Loup a acheté un femto, sans succès. « Mon portable sonne une fois sur deux », constate le riverain, en ajoutant, non sans humour : « Il faudrait que nous déménagions ! », se marre-t-il.

Abonné chez Orange, tout comme sa femme et sa fille, Pascal Courteille a passé des heures avec son service clientèle, menaçant de résilier tous les contrats de sa famille « On leur a dit qu’on allait changer de crémerie, mais on dirait qu’ils s’en foutent », s’agace-t-il. «  On a tous envie de garder nos abonnements. C’est tellement galère de changer d’opérateur », résume Pierre-Thomas. D’autant que ce problème ne concerne pas uniquement leur résidence. Il touche tout un périmètre dans l’hyper-centre, entre grosso modo la rue de la République et le boulevard Jules-Guesde jusqu’à certaines zones en descendant vers Porte de Paris. Le collectif a créé une adresse mail – collectiforange93200@gmail.com – pour organiser les plaintes des habitants concernés par ces dysfonctionnements.

À force de solliciter leurs services clients, des riverains ont appris que ces problèmes de réseau mobile proviendraient de « la suppression ou la modification d’antennes relais », appartenant à Orange et utilisés également par Free. Le collectif, lui, n’entend rien lâcher. « On attaque par tous les biais », appuie Pierre-Thomas. Les habitants ont décidé de mettre la pression sur les opérateurs pour trouver une solution à leur problème. Après les appels, ils ont décidé d’envoyer des lettres recommandées. Le collectif a aussi sollicité des élus. Le 23 avril, le maire adjoint du quartier Porte-de-Paris Michel Ribay a interpellé Orange à propos de ces dysfonctionnements. Il demande des explications et les mesures envisagées afin de garantir aux abonnés« une bonne couverture de votre service de téléphonie mobile », écrit-il. Contacté par le JSD, l’opérateur historique n’a pour l’instant pas répondu à nos sollicitations.

Aziz Oguz

Réactions

Bonjour, Un retour rapide d'un des opérateurs (Free) - qui devait en confirmer la raison- par écrit impute la mauvaise couverture ou l'absence de couverture au démontage d'antennes relais sur un bâtiment au niveau du carrefour du boulevard Jules et de la rue Ernest Renan. Démontage exigé par le nouvel acquéreur d'un bâtiment et cela sans délai permettant aux opérateurs d'implanter de nouvelles antennes pour assurer leurs obligations vis à vis de leur clients. Il appartient aux opérateurs confrontés à ce type de situation de prévenir leurs abonnés. C'est le minimum que ceux-ci devraient assurer en premier lieu avant de procéder à un dédommagement du préjudice incontestable subi par leurs clients. A l'heure où la téléphonie mobile s'est pour certains foyers substituée à des lignes fixes celle-ci constitue le seul moyen de contacter famille, voisins, connaissances, et plus nécessaire dans certains cas les services de sécurité et de premiers secours (police, pompiers, samu…). Une normale situation doit donc être rétablie au plus vite. La collectivité va recevoir les opérateurs au plus vite afin d'examiner quelles sont leurs propositions de nouvelles implantations permettant d'assurer leur obligations. Bien cordialement, Michel Ribay maire-adjoint.
même problème au 1 square de geyter......