En ville

Sécurité
/ Des chiffres encourageants

Mercredi 30 janvier, la Ville a présenté ses propositions suite aux Assises citoyennes «Ensemble contre les violences». La police, elle, a rendu publics des chiffres de lutte contre les trafics et les vols en amélioration. Saint-Denis demeure cependant la cité la plus touchée par la délinquance dans le 93.
Le 30 janvier en mairie, Laurent russier a animé un CLSPD exceptionnellement ouvert au public.
Le 30 janvier en mairie, Laurent russier a animé un CLSPD exceptionnellement ouvert au public.

 D’habitude réservé aux acteurs institutionnels, le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) a été ouvert au public, mercredi 30 janvier, à l’occasion de la restitution des Assises citoyennes «Ensemble contre les violences », organisées par la Ville du 26 novembre au 1er décembre. Le maire Laurent Russier a profité de cette séance plénière pour dévoiler les 34 propositions (1) retenues suite à ces rencontres. Elles « seront examinées, partagées, mises en œuvre dans les mois à venir avec l’ensemble des partenaires », écrit l’élu dans le document de restitution (voir ci-dessous). Parmi celles-ci, la municipalité veut par exemple « sensibiliser et lutter contre le harcèlement scolaire » ou « développer des ateliers et formations sur la communication non-violente ». Il y a aussi le projet d’un court-métrage sur la violence avec des collégiens porté par l’écrivain Rachid Santaki et le cinéaste Silly Diakité.

Des mesures qui vont « dans le bon sens »

Si certaines mesures dépendent de la Ville, à l’image du renforcement des effectifs de la police municipale ou encore de « la faisabilité d’une ouverture des espaces jeunesse [pour] proposer des activités dans le créneau 19 h-minuit », d’autres ne sont pas de son ressort comme le vœu « d’expérimenter une école de formation des enseignants pour la Seine-Saint-Denis » ou celui « de recruter davantage de fonctionnaires d’État originaires du département ». Les propositions présentées ont fait consensus auprès des intervenants du CLSPD, comme auprès de la sous-préfète de Saint-Denis, Nicole Isnard, qui a salué des mesures qui vont «dans le bon sens ». Lors de cette séance plénière de janvier, les représentants de l’État ont révélé comme à l’accoutumée les chiffres de la sécurité de la dernière année écoulée. Les faits de délinquance ont baissé de près de 5 % en 2018 par rapport à l’année précédente, a indiqué Nicole Isnard, qui a relevé des tendances sans en donner de chiffrages précis. Malgré cette diminution, Saint-Denis est « malheureusement » la ville plus touchée du département en termes de délinquance, a continué la sous-préfète. Elle s’est satisfaite de la hausse du taux d’élucidation des affaires, passant à 40 % en 2018, à environ 35 % l’année précédente. D’une manière globale, les vols ont baissé, alors que les faits liés au trafic de stupéfiants ont augmenté de 10 %. Les mineurs représentent 21,6 % des délinquants mis en cause, contre 20,15% en moyenne dans le département. « C’est un chiffre stable mais on ne peut pas s’en satisfaire », a-t-elle souligné. La sous-préfète a attiré l’attention sur deux phénomènes préoccupants : la prostitution des mineurs ainsi que les violences entre bandes de jeunes.

33 kg de cannabis saisis à Dourdin

Le commissaire Laurent Mercier s’est réjoui de la « baisse importante » des vols, en particulier dans le secteur de la Plaine. Il a expliqué qu’une « task-force » de plusieurs services de la police de la région parisienne a œuvré contre les vols à la portière dans le tunnel du Landy, comptabilisant 13 faits en 2018 contre 73 en 2017. Responsable de l’investigation de proximité à Saint-Denis, la commissaire Lola Menahem a aussi révélé quelques affaires liées à la lutte contre le trafic de drogue, avec des saisies plus au moins importantes en cours d’année dans les cités Gabriel-Péri, Joliot-Curie et dans le secteur de la gare. En janvier 2019, « après une longue enquête, nous avons réussi à démanteler un trafic de stupéfiants emblématique dans la cité Gaston-Dourdin », s’est-elle félicitée. Les policiers ont saisi 33 kg de cannabis, 25 000 euros et une arme de poing. Plusieurs individus ont été arrêtés. Quant à la police municipale, elle a saisi 28 000 articles de contrebande ainsi que 11 000 paquets de cigarettes. Ses effectifs sont aujourd’hui de 56 agents, a précisé John Gnahore, le responsable de la tranquillité publique. En juin dernier, il y avait seulement 32 fonctionnaires en poste.

Aziz Oguz

Reconquête républicaine

Le maire Laurent Russier a profité du CLSPD pour officialiser la candidature de Saint-Denis à la 2e phase du dispositif des quartiers de reconquête républicaine, qui doit être mis en place d’ici fin 2020. Mercredi 30 janvier, il a formellement adressé la candidature de la ville dans un courrier, cosigné par le député Stéphane Peu, au ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. En février 2018, Saint-Denis n’avait pas été retenu dans les 30 premiers quartiers de la police de sécurité au quotidien. 

AO

(1) Dans le document de restitution, la Ville mentionne par erreur 36 propositions, or il y a en bien 34. 

Fichiers à télécharger: 

Réactions

Bonjour. Juste une phrase me donne le tournis "Malgré cette diminution, Saint-Denis est « malheureusement » la ville plus touchée du département en termes de délinquance, a continué la sous-préfète." Et Laurent Russier a osé dire que Saint Denis est un phare... On se demande pour qui?? Quand on a un élu de majorité municipale disant à tous bout de champs "la police tue".... et qui vote contre la vidéosurveillance....On est mal partie.
Bonjour @Azzedine ~ J'ai vu que "cet élu de la majorité municipale" avait modifié sa déclaration à la HATVP le 27/12/2018. Pas de souci pour lui ... Il supporte bien la crise.
Bonjour @Mourad. Les déclarations sont toujours à complément... Navrant mais pas étonnant. Et effectivement, c'est toujours ceux qui parlent de la crise qui en subissent le moins les conséquences. On a toujours pas celle de D. PAILLARD, Et celles de Laurent Russier et Hakim Rébiha sont truffés d’erreurs. Mais bon, cela ne reste QUE de l'argent publique... On le distribue à qui on veut (Cf. la MCA n'a toujours pas fourni le moindre document pour justifier de subventions publique....). On leurs donne 280 millions d'euros pour gérer la ville (pas la développer) juste gérer, et ils arrivent à la saloper. Pour revenir à la sécurité de la ville qui n'était visiblement pas un problème en 2014, car selon D. PAILLARD, il faisait bon vivre... J'attends des élus de cette majorité qu'ils se justifient de leurs actions qui ont fait qu'aggraver l'insécurité. Ah oui, on a des assise citoyenne.... parler, on invite, encore des sociologues, mais il n'y AUCUNE action concrète pour faire baisser l'insécurité. Des discours... Tant que les élus de cette majorité resteront dans l'idéologie, la ville ne s'en sortira pas. Je répète et insiste. Les pauvres ne souhaitent pas rester pauvres... Ils veulent vivre décemment dans une ville propre, s'il ne le trouve pas à Saint Denis, ils s'en vont. Et ils seront remplacé par d'autres pauvres.. La pauvreté est mère tous les vices comme dirait le proverbe....
Bonjour, Pourrait-on avoir le classement de la criminalité de Saint-Denis 2018 par rapport aux autres villes de France et non par à rapport à un département qui est déjà bon dernier. Car en 2017 Saint-Denis était en première position avec 16000 délits. Merci. http://www.meteocity.com/magazine/vacances-et-loisirs/top-10-des-villes-les-plus-dangereuses-de-france_4683/
Le titre "des résultats encourageants" me semblent un peu exagéré... A part les 5 % de baisse d'actes de délinquance (une goutte d'eau dans un océan), tout le reste est au mieux stable et en tout cas pas perceptible par les habitants. On reste la pire ville en termes d'insécurité et en plus par des mineurs en nombre importants. On ne peut que constater le double échec de la sécurité et de l'éducation, domaines où l'idéologie municipale nous mène dans le mur.

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