En ville

Delaunay-Belleville: la sécurité en débat

Plusieurs dizaines d\'habitants ont dialogue jeudi 12 novembre pendant deux heures avec plusieurs élus dont la première adjointe Florence Haye, et Bernard Bobrowska, commissaire divisionnaire de police

« Nous nous posons des questions sur les relations police-habitants, sur les différentes polices qu’on voit en ville, sur le trafic de drogue, sur la vidéosurveillance, sur le ressenti d’insécurité, sur les agressions… » En quelques phrases, jeudi 12 novembre dans la salle du foyer Dionysia, rue Eugène-Fournière, la représentante du conseil de quartier expose le débat du soir. Sont présents environ quatre-vingts habitants du quartier Delaunay- Belleville, les élus Florence Haye et Bally Bagayoko, conseillers généraux, ainsi que Jaklin Pavilla, tous trois adjoints au maire de Saint-Denis, et Bernard Bobrowska, commissaire divisionnaire de police.

« Le service public de la police nationale vous doit la transparence sur ses activités. Nous devons être rigoureux et professionnels, que l’on intervienne dans le secteur de la gare, ici, à Floréal-La Saussaie, ou encore à Franc-Moisin avec les fonctionnaires de l’Uteq », explique le commissaire. Pour lui, la création de la « police du Grand Paris » est bénéfique pour Saint-Denis qui reçoit ainsi des renforts conséquents.

« Alors que peut-on faire?? »

Florence Haye, première adjointe chargée de la tranquillité publique, regrette que « les orientations nationales, depuis sept à huit ans, et cela ne dépend pas, bien évidemment, du commissariat local, privilégient la police de maintien de l’ordre au détriment de la police de proximité ». Une intervenante s’inquiète de « voir en ville par moments des regroupements de cars remplis de policiers, ce qui ne me rassure pas ».

Puis pendant près de deux heures, témoignages et réflexions se succèdent.
C’est par exemple le directeur du centre médico-éducatif de la rue Pierre-Brossolette qui parle « d’un malfrat qui se met en planque tous les jours entre 12?h et 16?h et attaque les femmes seules pour les voler, puis qui s’enfuit en traversant notre établissement ». Il évoque les plaintes qui ont été déposées « et une bonne quinzaine de victimes, alors que nous recevons des parents et des jeunes de 8 à 20 ans souffrant de déficits graves et donc plus vulnérables ». « J’ai été témoin d’un vol devant l’IME par deux jeunes de 13 à 14 ans », témoigne une participante.

« On vit dans une ville extraordinaire, avec une vie culturelle forte, une activité sportive passionnante, une municipalité qui va de l’avant dans de nombreux domaines, mais, en même temps, nous subissons une atteinte à la liberté élémentaire d’aller et de venir en toute tranquillité?; alors que peut-on faire?? », s’interroge un peu « déboussolé » un habitant.

« la société actuelle crée des inégalités et produit des violences »

« 60% des budgets de la Ville concernent la jeunesse d’une façon ou d’une autre », souligne Bally Bagayoko, en pointant que « si certains jeunes vivent en marge, il faut leur faire la démonstration que leur pratique est vouée à l’échec ». « Ils sont trop influencés par la société de consommation », lance l’un, « la société actuelle crée des inégalités et produit des violences », lance un autre.

« Je suis d’accord, dit une troisième, mais on doit faire respecter les réglementations par exemple sur la consommation d’alcool sur la voie publique, ce qui pose beaucoup de problèmes dans le centre. » Et une autre ajoute?: « Je suis travailleuse sociale depuis vingt-cinq ans, j’adore cette ville, je sais bien que tous les jeunes ne se ressemblent pas, mais je tire la sonnette d’alarme. »

Gérald Rossi

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