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/ Dans l’ombre des femmes

Tandis que la section féminine du Racing Club de Saint-Denis lutte pour son maintien au niveau national, l’unique équipe masculine du club tente d’exister avec son propre style. Rencontre avec ces hommes de l’ombre.
Une partie des vingt-cinq garçons du Racing, avec José Alexandrine (à droite), vice-président du club et entraîneur de l’équipe masculine. © Christopher Dyvrande
Une partie des vingt-cinq garçons du Racing, avec José Alexandrine (à droite), vice-président du club et entraîneur de l’équipe masculine. © Christopher Dyvrande

Derrière le terrain d’honneur accueillant les matches de l’équipe féminine du Racing Club de Saint-Denis en D2, la section masculine du club a fait du terrain synthétique n° 2 son antre pour ses rencontres à domicile. Loin des projecteurs braqués sur leurs consœurs, les joueurs du Racing n’ont aucune rancœur envers leurs pairs.

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« Ils sont dans leur bulle et n’ont pas l’impression d’être abandonnés par le club. Les garçons ont un palmarès intéressant avec des victoires en Coupe des DOM, Coupe départementale et en championnat du critérium du samedi », explique José Alexandrine, vice-président du Racing Club de Saint-Denis et entraîneur de l’équipe masculine. Ses joueurs n’évoluent pas dans la voie «classique » du football français. Les garçons du Racing sont engagés dans le football dit « entreprise » du samedi après-midi, comportant trois divisions régionales. Contrairement au Sdus ou au Cosmos, ils ne peuvent donc pas prétendre aux ligues nationales allant du National 3 à la Ligue 1.

Pour l’entraîneur, aller jouer le dimanche après-midi en district n’est pas à l’ordre du jour : « Pour nous, notre section masculine doit rester ce football familial et de copains qui est son ADN. » Jouer le samedi, profiter de ses soirées et être de repos le dimanche est apprécié et accepté par les joueurs.
 

La connexion afro-antillaise

Le Racing est connu sur le territoire pour son identité antillaise. Dans la section masculine, la majorité de l’équipe dirigeante et encadrante est originaire des Caraïbes.

Sur le terrain, la tendance a évolué selon le coach : « Cette saison, sur le groupe de 25 joueurs, 7 sont antillais. » Le club a notamment attiré de nombreux footballeurs d’origine africaine pour composer son effectif. Ce qui ne l’empêche pas d’évoluer dans des compétitions chères aux Antillais de la région comme la Coupe des DOM réunissant des équipes de la communauté.

Actuellement 2e de sa poule de Régionale 2 du samedi, le Racing peut viser la montée, les deux premiers étant promus : « Pour l’instant, nous sommes bien, mais on ne s’occupe pas encore du classement. Fin mars, nous ferons le point pour savoir ce qu’on peut espérer. Là c’est trop tôt », temporise José Alexandrine. Les garçons brillent dans l’ombre.

Christopher Dyvrande

1re victoire des filles en championnat 

Le Racing Club de Saint-Denis s’est imposé ce dimanche face à Arras (2-0) pour le compte de la 15e journée de D2 féminine au stade Auguste-Delaune. Dans un match heurté et physique, les Dionysiennes ont fait la différence en seconde période grâce aux buts de Ben Haddou (71e) et Traoré (76e). Grâce à ce succès, les joueuses de Michel-Ange Gims (12e, 5 pts) reviennent à huit points du barragiste niçois (10e, 13 pts) et d’Arras, premier non relégable (9e, 13 pts). Prochain match samedi 29 février dans le Nord, face au Lille OSC (3e, 30 pts). L’espoir du maintien, bien qu’infime, reste intact pour le Racing féminin.

ChD.