En ville

Colloque
/ Déconstruire les préjugés racistes

Instance nationale de consultation sur les droits de l’homme, la CNCDH était le 11 octobre salle de la Légion d’honneur pour deux tables rondes organisées avec le Bondy Blog auxquelles ont assisté 150 personnes
N. Mayer, chercheuse au CNRS, P. Blanchard, historien, N. Guenif-Souilamas, sociologue, L. Oulkhouir du Bondy Blog, S. Mile, de la Voix des Rroms, et C. Lazerges, présidente du CNCDH (de g. à dte).
N. Mayer, chercheuse au CNRS, P. Blanchard, historien, N. Guenif-Souilamas, sociologue, L. Oulkhouir du Bondy Blog, S. Mile, de la Voix des Rroms, et C. Lazerges, présidente du CNCDH (de g. à dte).

Elle veille, conseille ou alerte, telle une vigie de la République, pour le respect des valeurs d’égalité et de fraternité inscrites à sa devise. Créée en 1947, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) a été officiellement investie de ces missions auprès du gouvernement et du parlement en 2007. Outre son rapport annuel, elle décerne un Prix des droits de l’homme, dispense des formations, etc. Le mardi 11 octobre, c’est un colloque qu’elle organisait avec le Bondy Blog à la salle de la Légion d’honneur. Introduits par l’ancien ministre socialiste Pierre Joxe, les échanges, en deux tables rondes devant quelque 150 personnes, étaient portés par ce thème, « Ouvrir le regard porté sur l’autre ». « Le défi majeur, c’est la diversité humaine », posera en préalable Christine Lazerges, présidente de la CNCDH, pour en déplorer « la représentation négative ».

« Il faut travailler sur la mémoire collective »

« Comment se forment les préjugés, comment agir pour les déconstruire ? » Sociologue et anthropologue à Paris 8, Nacera Guenif-Souilamas pointe le modèle de « l’État nation », et son corolaire, « le patriotisme français » dont le racisme est une expression, aujourd’hui décomplexée avec une islamophobie revendiquée par certains. Historien spécialiste de la colonisation, Pascal Blanchard désigne l’héritage d’une culture coloniale, inscrite dans « l’inconscient collectif ». Il rappelle – c’est son grand sujet d’étude – les zoos humains d’indigènes exhibés dans les expositions universelles jusque dans les années 1930. « C’est une culture qui est passée par la République, par les maîtres », ajoute-t-il. Exemple, ce chapitre d’un manuel scolaire édité en 1958 par Nathan, intitulé Pourquoi la race blanche dirige le Monde. « C’est un discours qui allait de soi. Il faut travailler sur la mémoire collective, préconise-t-il. Et fabriquer de nouveaux héros », tels ces poilus maghrébins de la guerre 14-18, racontés par Rachid Bouchareb dans son film Indigènes.

Fabriquer des héros auxquels s’identifieraient les jeunes, pour alternative à « l’image d’éternel humilié » cultivée par un Dieudonné, « on n’en a pas les moyens », remarque Saimir Mile, de la Voix des Rroms. L’association s’y emploie pourtant à sa petite échelle. Pour l’heure, raconte-t-il encore, « nous travaillons à saisir la Cour européenne des droits de l’homme », ultime recours, contre les propos en 2013 de Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, justifiant le rejet de cette population stigmatisée entre toutes.

Réactions

La Seine-Saint-Denis a été artificiellement créée le premier janvier 1968 pour satisfaire aux besoins du Parti Communiste Français. Ensemble luttons pour notre réintégration dans le département de Seine-et-Oise d'une superficie 5600 km2 comptant 4,5 millions d'habitants et créé le 4 mars 1790 par la révolution française. Tous ensemble luttons pour que le nouveau Préfet de Seine-Saint-Denis Pierre-André Durand applique les décisions de justice et fasse évacuer les camps de roms pour lesquels le Tribunal de Grande Instance de Bobigny a ordonné une évacuation.
Les systèmes scolaires roumains et bulgares sont de très bonnes qualités. Le niveau scolaire au d'un bachelier en Roumanie ou en Bulgarie est nettement supérieur à celui d'un bachelier français dans toutes les matières. Cinquante ans de régime communiste ont permis la mise en place d'un bon système de santé. Les soins médicaux en Roumanie et en Bulgarie sont très bons et parfois de meilleure qualité qu'en France. L'accès au logement est plus facile dans ces deux pays qu'en France grâce aux politiques de construction massive d'habitations sous les régimes communistes. S'ils souhaitent assurer un avenir à leurs enfants les parents roms ont intérêt à rester en Roumanie et en Bulgarie. En 2016 la croissance économique sera de de 4% en Roumanie et de 3% en Bulgarie (avec l'Espagne et la Slovaquie ces deux pays tirent la croissance européenne). Alors quel est l'intérêt pour les familles roms de Roumanie et de Bulgarie de venir en France ?
Pour revenir à l'article... je cite: "Sociologue et anthropologue à Paris 8, Nacera Guenif-Souilamas pointe le modèle de « l’État nation », et son corolaire [sic!], « le patriotisme français » dont le racisme est une expression, aujourd’hui décomplexée avec une islamophobie revendiquée par certains." Il n'est pas possible de comprendre clairement la pensée de cette sociologue simplement en citant 2 expressions. Cependant, si la journaliste reflète vraiment la pensée de la sociologue alors nous sommes dans un délire complet. Dire que le racisme est un corollaire de l'Etat-Nation et du patriotisme français, c'est d'abord ne rien connaître à l'histoire du développement du concept de Nation depuis la Révolution et c'est aussi/surtout confondre gravement patriotisme et nationalisme. Il est bien connu que dans les pays où le concept d'Etat-nation n'est pas pertinent (ex: USA), le racisme n'existe pas (cf USA) !!! Quand à la différence entre patriotisme/chauvinisme/nationalisme, relisons Jaurès ! Sinon, les interventions de l'historien JP Blanchard sont malheureusement vraies. Mais les faits qu'il décrit n'ont rien à voir avec les notions d'Etat-nation ou de patriotisme.

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