En ville

Cosmonautes en son école

Après l’incendie du 2 septembre, moment d’échanges et d’information en présence de nombreux officiels.
Le maire Didier Paillard, le patron de la police départementale Serge Castello et le préfet Philippe Galli
Le maire Didier Paillard, le patron de la police départementale Serge Castello et le préfet Philippe Galli


Le préfet, le maire, plus d’une dizaine d’élus municipaux de la majorité et de l’opposition, le député, le directeur départemental de la police, le commissaire et son adjoint, l’inspecteur de l’Éducation nationale… Le groupe scolaire Cosmonautes n’avait sans doute jamais rassemblé autant d’officiels sous son toit, à part peut-être lors de son inauguration il y a longtemps. C’est évidemment l’incendie volontaire de la maternelle survenu mardi 2 septembre qui explique pareille présence à la réunion organisée jeudi 11 septembre.


Didier Paillard, dans son propos introductif et devant une cinquantaine de personnes (mères de familles pour l’essentiel) assure que la Ville qui a déposé plainte « est déterminée à empêcher qu’une petite minorité trouble la vie du quartier ». Côté annonce, il prévoit un retour à la normale début novembre et promet des aménagements pour empêcher les intrusions.


« On ne lâchera pas le morceau tant qu’on n’aura pas retrouvé les coupables »

Le préfet Philippe Galli exalte l’école de la République, « un lieu sacré » auquel « on n’a pas le droit de s’attaquer ». Avant de prévenir : « On ne lâchera pas le morceau tant qu’on n’aura pas retrouvé les coupables. » Serge Castello, patron de la police départementale, précise que la présence policière sera maintenue jusqu’à la conclusion de l’enquête pour « protéger les personnes et les biens » et indique que les contrôles opérés depuis l’incendie n’ont donné lieu qu’à « une petite prise de stupéfiants ».


Lors du débat avec la salle, la revendication de démarrer rapidement des travaux lourds pour moderniser et sécuriser le groupe scolaire revient en force à plusieurs reprises. Le maire reconnaît la nécessité d’accélérer le calendrier. Mais comme les budgets ne sont pas extensibles, il précise que ce sera fatalement au détriment d’une autre école moins dans l’urgence qui devra passer son tour.


La fermeture provisoire de l’antenne jeunesse, suite à une perquisition policière qui a permis de découvrir la présence en son sein de « matériels illicites » est évoquée en fin de réunion. La première adjointe, Florence Haye, dit son souhait qu’elle rouvre « le plus tôt possible » mais n’avance pas de date précise. Quant à savoir s’il existe un lien entre la perquisition et l’incendie, le préfet répond qu’il n’en sait rien et que l’enquête le dira.


D.Sz