En ville

Copenhague

Les trois syllabes de la capitale du Danemark n’ont sans doute jamais été autant prononcées que depuis l’ouverture du sommet de l’ONU sur le climat, le 7 décembre. 192 pays, 15 000 personnes dont une centaine de chefs d’États vont débattre pendant deux semaines du réchauffement climatique et prendre, peut-être, des décisions qui les engageront. Deux paramètres diront si Copenhague a servi à plus de choses que Kyoto en 1997. Le premier aura évidemment trait à la décision finale de réduire les émissions de carbone (CO2) par habitant. Les États-Unis qui en produisent le plus (18,9 tonnes par Américain) ne sont pas, doux euphémisme, les plus déterminés. Ils proposent -17 % d’ici 2020. La Chine qui connaît un pic des émissions carbones (+ 153 %) depuis 1990 prend la posture de bon élève. Elle propose une diminution de 40 à 45 % de son intensité carbone dans dix ans. Où les nations placeront-elles le curseur du compromis ? Le second paramètre, non moins important, concernera les sommes que les pays riches consentiront à dégager en faveur des pays pauvres pour que ceux-ci aient les moyens du développement économique, sans augmenter les émissions polluantes. Si Copenhague allait dans le sens d’une solidarité qui défend l’universalité de valeurs, ce serait une (belle) surprise de taille.