En ville

Contre le sida?: sur la piste du dépistage

La journée internationale contre le sida se poursuit ce jeudi 3 décembre, au centre municipal de santé du Cygne, en centre-ville. L’accent est mis sur la prévention et sur le test. Anonyme et gratuit, il devient plus rapide, sous certaines conditions, explique le docteur Denis Méchali à l\'hôpital Delafontaine.

La Journée internationale de lutte contre le sida du 1er décembre durera, cette année, plusieurs jours à Saint-Denis. Mardi 24 novembre, l’hôpital Delafontaine accueillait ainsi une matinée réservée aux professionnels de la santé. L’occasion pour l’association Aides (dont la délégation départementale est désormais installée à Saint-Denis) de parler à des professionnels « éducation thérapeutique », autrement dit des traitements « vécus » par les patients… Le samedi 28 se déroulera un repas amical avec l’association Comité des familles pour survivre au sida, qui milite notamment en expliquant que « faire un bébé quand on est séropositif c’est possible ».

En 2008, la contamination a progressé en France

Le mardi 1er décembre, l’hôpital Delafontaine a mis l’accent sur la prévention et le dépistage, le mardi étant traditionnellement un des moments d’accueil pour le dépistage anonyme et gratuit. Et désormais une séance supplémentaire sera ouverte aux adolescents tous les mercredis de 12?h à 14?h?30 (lire Éclairage). De 14?h à 16?h?30, une rencontre débat/témoignages est prévue à la Maison de la jeunesse, 12, place de la Résistance-et-de-la-Déportation.

Ce jeudi 3 décembre, au centre municipal de santé du Cygne, en centre-ville, il s’agira d’une journée consacrée à l’information (le préservatif masculin mais aussi féminin sont toujours d’actualité) et au dépistage, avec des personnels soignants, et des associatifs, comme Aides, Ikambéré… qui iront au devant de la population dans la rue.

Maladie mortelle il y a encore quelques années, le sida (virus VIH) est devenu une maladie permanente que l’on ne guérit pas mais que l’on soigne de mieux en mieux. « Nous disposons il est vrai de traitements plus puissants que les patients supportent de mieux en mieux », explique le docteur Denis Méchali, responsable du service des maladies infectieuses au centre hospitalier. « En général, trois gélules quotidiennes suffisent désormais, et tout notre travail doit se concentrer sur l’évitement des effets secondaires possibles, comme diabète, cholestérol, problèmes coronariens, surveillance de cancers possibles… Cela associé à une certaine hygiène de vie qui exclut le tabac par exemple. »

Les soins ont fait des progrès et la prévention aussi

Les soins ont fait des progrès et la prévention aussi. Le préservatif a été banalisé et les toxicomanes savent que l’échange de seringues utilisées peut être très dangereux. Bien que rien ne soit jamais définitif dans ces domaines. L’Institut de veille sanitaire vient en effet de noter pour 2008 une progression de la contamination en France, avec 7?000 cas nouveaux, dont une grande part d’homosexuels.

De son côté, l’association Act Up a appelé les pays riches à renforcer leur contribution financière à la lutte contre la pandémie dans les pays pauvres ». « Saint-Denis, poursuit le docteur Méchali, est jumelé avec la ville de Kayes au Mali. En 2004, quatre personnes atteintes par le VIH pouvaient y bénéficier de soins antiviraux. Elles sont un millier à bénéficier aujourd’hui de ces soins gratuits. C’est aussi un progrès important. »

Localement, les consultations à Delafontaine pour le dépistage anonyme et gratuit, « pour lequel on ne demande ni le nom ni l’adresse ni l’autorisation des parents pour les mineurs » permettent de prendre la mesure de la contamination. « Beaucoup de 15 à 25 ans viennent nous voir, et parmi eux on décèle peu de séropositifs. Les étrangers, qui nous sont souvent envoyés par des associations comme Médecins du Monde ou Aides, constituent 40 % des tests effectués, avec un taux de séropositivité avoisinant les 2 % du total. »

Se faire dépister vite

« Ce qui importe, poursuit Denis Méchali, c’est de se faire dépister le plus vite possible en cas de doute, de nouvelle relation, etc. Un nouveau test dit rapide vient de faire son apparition et, sous certaines conditions, respectant toujours le volontariat et l’anonymat, il pourra sans doute être pratiqué en dehors des hôpitaux. Ça peut être un plus, car plus un dépistage est précoce moins les soins sont complexes. N’oublions pas non plus que le dépistage peut concerner tout le monde, la séropositivité nous le rappelle, on aime à tout âge. »

Gérald Rossi

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ÉCLAIRAGE

Mode d'emploi

Centre de santé Cygne Jeudi 3 décembre entre 10?h et 14?h,
le centre municipal de santé de la rue du Cygne (proche de la mairie) propose au grand public une journée d’information sur le sida
(et toutes les maladies sexuellement transmissibles).
À cette occasion, il sera possible de se faire dépister, et le nouveau dépistage rapide sera présenté. Il faut savoir que ce nouveau dispositif fournit un état sérologique en quelques minutes, mais que pour être valable tout test doit être fait un certain temps après la prise de risque. D’où la nécessité d’un renouvellement du test.

Le dépistage à Delafontaine Il suffit de se rendre directement dans le bâtiment central de l’hôpital Delafontaine, 4e étage, service des maladies infectieuses. Toute l’année, le mardi ou le samedi matin, le jeudi après-midi, et désormais le mercredi entre 12?h
et 14?h?30 pour les adolescents.
Aucune pièce d’identité n’est réclamée, et c’est gratuit.

Des contacts pour en savoir plus
Sida info service?: 0?800?840?800 (gratuit, disponible 24?h sur 24).
Hôpital Delafontaine?: secrétariat au 01?42?35?61?99 les jours
du dépistage, sinon 01?42?35?61?83. Aide 93 à Saint-Denis?: 01?41?83?81?60 ; site Internet national?: http://www.aides.org
Act Up Paris?: site Internet national?: http://www.actupparis.org/

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