À la une En ville

Pleyel-Plaine
/ Bien plus qu’une passerelle

Le futur ouvrage de franchissement reliant deux quartiers au dessus des voies ferrées pourrait devenir, d’après Marc Mimram son concepteur, une nouvelle centralité.
Le franchissement relié à la gare du Grand Paris Express (au 1er plan à gauche).
Le franchissement relié à la gare du Grand Paris Express (au 1er plan à gauche).

Le futur ouvrage de franchissement des voies ferrées entre Pleyel et Plaine a été présenté le mercredi 6 juillet au siège de Plaine Commune par son architecte Marc Mimram. Son projet avait été désigné le 30 juin au terme du concours de maîtrise d’œuvre, auquel participaient les cinq équipes retenues à l’automne. D’après le jury, présidé par Patrick Braouezec, président de Plaine Commune, c’était celui qui « répondait au plus près » aux objectifs d’une continuité urbaine entre les deux quartiers et leur gare respective, Grand Paris Express et RER D. Doté d’une structure en acier, l’ouvrage de 273 mètres de long, pour 62 mètres de large, est constitué d’un pont routier, bordé de trottoirs, où voitures, transports en commun et vélos disposent chacun d’une voie réservée dans chaque sens.

Une place pour des événements festifs

Accolée à ce pont, la passerelle piétonne au plancher en bois offre un débouché direct à chaque gare de part et d’autre. Mais elle est bien plus que le généreux espace de transit et de balade voulu par Plaine Commune. C’est une nouvelle « centralité », équipées de deux longues verrières, que Marc Mimram imagine abriter pour l’une un café, et pour l’autre une serre plantée. Entre les deux, se déploie une place publique qui par ses « qualités de vent et d’ensoleillement » conviendrait à l’accueil d’événements festifs. Quant aux immeubles, raccordés au quartier Pleyel, projetés pour ce pont bâti par Plaine Commune, Marc Mimram n’en dira mot. Car ils ne figuraient pas au concours. Ces bâtiments pour abriter bureaux ou autres activités, ainsi que des commerces en rez-de-chaussée, pouvant figurer sur un autre agenda, moins prioritaire que la construction du pont, comme le signalait Patrick Braouezec. « L’objectif, insistait-il, est d’être prêt avant 2024. » Car à la fin 2023, devrait être mise en service la gare Pleyel, connectée à quatre lignes de métro du Grand Paris Express.

Un enjeu pour l'accueil des JO

2024 est aussi l’année des JO, avec deux équipements majeurs dans la candidature de Paris, le Stade de France à La Plaine et le village olympique à Pleyel. La ville hôte étant choisie en septembre 2017, la collectivité territoriale espère bien à cette date avoir bouclé le dossier de financement. Estimé à 195 millions d’euros, dont 95 millions pour y édifier les immeubles, l’ouvrage de franchissement devrait être « financé sur deux contrats de plan État-Région », dont l’actuel jusqu’en 2020, et le suivant (jusqu’en 2025). Les études de maîtrise d’œuvre seront engagées en septembre prochain. Pour la suite, Plaine Commune et SNCF prévoient un démarrage des travaux ferroviaires en juillet 2018. Un an plus tard, pourraient débuter les travaux de génie civil.

Marylène Lenfant

Pour en savoir plus: 

Réactions

@JSD : serait-il possible d'en savoir plus sur l'emplacement et la connexion de la ligne 13, station pleyel, avec la nouvelle gare. Et également avec la future ligne 14 ? Merci
Il n'est pas prévu de tunnel de connexion de la gare Pleyel du Grand Paris Express au métro Pleyel de la ligne 13. Il aurait été trop long. Pour des questions de coût et de sécurité, les politiques et les aménageurs ont opté pour des circulations piétonnes en surface entre les deux, dans un espace public qui sera réaménagé. La ligne 14, elle, aura son terminus dans cette future gare. Donc à la fin 2023. Une interconnexion entre 13 et 14 est prévue à Mairie de Saint-Ouen.
La société Eiffage tirera un maximum sur les prix avec ses sous-traitants. Au bout de la cascade de sous-traitants se trouveront des milliers de travailleurs détachés sans contrat de travail français. La construction de ce pont Pleyle Plaine ne créera aucun emploi en France.
Il s'agit d'un pont routier de 20 mètres de large et d'une passerelle piétonne. Chaque jour des milliers de voyageurs emprunteront cette passerelle piétonne. Ils seront chargés de bagages. Or à un endroit la passerelle piétonne se retrécit et sa largeur passe de 45 à 25 mètres. Les voleurs attendront les voyageurs à cet endroit. Ceux-ci seront coincés et devront abandonner leurs bagages. Le quartier Pleyel est gangréné par le trafic de drogues. Le cahier des charges de Plaine Commune ne semble avoir prévu ni vidéosurveillance ni mesures de sécurité pour les usagers. Si la Société du Grand Paris ne prend pas en responsabilité la maitrise d'ouvrage, alors la passerelle piétonne du pont Pleyel Plaine se transformera en piège pour de nombreux franciliens et touristes.