À la une En ville

Violence aveugle
/ Agressé pour son lieu d’habitation

Un jeune a été roué de coups à la sortie du lycée Suger. Il habite le centre-ville et ses agresseurs, Franc-Moisin. Témoignage.
C'est dans la rue qui longe le lycée qu'a eu lieu l'agression.
C'est dans la rue qui longe le lycée qu'a eu lieu l'agression.

Un pansement au départ du nez, un autre sur le front. Saïd (son prénom a été changé) porte les traces de ce qui lui est arrivé mercredi 22 mars. Élève de seconde à Suger, il quitte ce jour-là l’établissement sur les coups de 13 h. Il remarque tout de suite sur l’esplanade la présence d’un groupe d’une vingtaine de jeunes qu’il ne connaît pas, qui ne sont pas scolarisés dans ce lycée. Saïd est sur ses gardes mais, comme d’habitude, il prend sur la droite l’avenue Jeanne-d’Arc pour rentrer chez lui. C’est là que les ennuis commencent. « Sept jeunes m’ont attrapé et m’ont demandé où j’habitais. » Quand il répond « à Carrefour », on lui dit : « t’arrives au mauvais moment, au mauvais endroit ». La suite de cette sentence à la Audiard est moins drôle que les Tontons flingueurs : une bastonnade en règle commence. « Ils m’ont mis des coups de pied, des coups de poing même quand j’étais à terre. » Pour que ça se termine, Saïd reste inerte, simule un KO total avant d’aller au service des urgences de l’hôpital de Bondy avec sa mère.

 

"Je ne veux plus retourner à Suger"

La raison d’un pareil règlement de compte en plein jour ? Saïd est formel : selon lui, une bagarre récente entre un jeune du centre-ville et un jeune de Franc-Moisin est à l’origine de ce déchaînement aveugle. « Depuis, les gars du Franc veulent se venger » et tapent au hasard sur quiconque a le malheur de loger aux abords de la basilique en menant à l’aveugle des actions punitives. « Je ne peux plus sortir tranquillement, ils peuvent t’attraper dans un coin et te tabasser à tout moment », réagit l’adolescent qui a porté plainte au commissariat et accepté de nous rencontrer pour témoigner. À la veille des vacances de printemps, il a malgré lui devancé l’appel des congés : « Je ne veux plus retourner à Suger. Je ne vais pas y finir mon année, j’ai demandé à changer de lycée. » Sa mère acquiesce, pour elle aussi « quitte à refaire une seconde ailleurs », elle ne veut pas que son fils « se jette dans la gueule du loup ». Saïd sent que l’épisode règlements de compte n’est pas clos. Il sait, sans en connaître les détails, qu’une autre agression a visé un jeune un peu plus âgé que lui pour les mêmes raisons. C’était le lendemain de la sienne.

Réactions

Il faut investir dans une caméra de vidéo-surveillance à l'angle de l'avenue Leroy des Barres et de l'avenue Jeanne d'Arc reliée au système municipal. Avec un budget annuel de 250 millions d'euros la municipalité de Saint-Denis a largement les moyens financiers de réaliser cet équipement.
La teneur de l'article, les faits relatés évoquent plutôt une violence qu'on peut qualifier de très ciblée. Intolérable. Vœu de prompt rétablissement pour la victime, protection et accueil dans un autre établissement. Sanctions sévères pour les auteurs de ce passage à tabac, ce lynchage.
Il faudrait demander des comptes à tous ces élus pyromane qui joue et manipule l'actualité dans leur intérêts en organisant des manifestations pour ces jeunes en faisant montrer la pression. Ces élus se reconnaîtront et tout le monde les reconnait, pas besoin de les citer et ce n'est ni le Fn ni Fillon comme essaye de nous le faire croire Mme Najet Belkacem, qui elle, fricote avec Ofir Akunis, ministre israélien des Sciences (issu de la droite ultra-nationaliste) auquel elle a exprimé -tout sourire- son "son désir de visiter Israël (1er juin 2016 en compagnie de l’ambassadeur Gilles Clavreul).
@MR Elle est à la fois ciblée (le quartier) et aveugle (n'importe qui dans le quartier "ennemi"). Mais un titre accueille difficilement les nuances...

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