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Le chiffre de la semaine
/ 298 verbalisations établies par la Brigade verte en centre-ville

Il y a un an était créée la Brigade verte, service de la Ville chargée de faire respecter la propreté des rues. Depuis six mois, la plupart des agents sont assermentés et peuvent verbaliser les contrevenants. Bilan.
Assermentée depuis six mois, la brigade verte a déjà effectué 298 verbalisations en centre-ville © Yann Mambert
Assermentée depuis six mois, la brigade verte a déjà effectué 298 verbalisations en centre-ville © Yann Mambert

« Toujours rester vigilant. » Cela pourrait être la devise de la Brigade verte (BV), service de la Ville qui patrouille et intervient pour faire respecter la propreté des rues. Macaron estampillé, bandes réfléchissantes, gilet pare-balles et pantalon à poches : les sept agents portent un uniforme similaire à celui de la police municipale. À quelques exceptions près: le leur est vert kaki et aucun membre de la brigade n’est armé. « Joyeux anniversaire la BV! », chantonne une des agentes, Melissa.

En ce 19 juin, la brigade fête jour pour jour sa première année d’existence par une déambulation matinale dans le centre-ville en présence du maire. D’abord développé lors d’une phase d’expérimentation de six mois, le service a vu ses employés être assermentés à partir du mois de janvier 2019. Six des sept agents sont donc en capacité de verbaliser les incivilités constatées au centre-ville. Dépôts sauvages, urine, crachats, mégots, dégradations ou encore non-respect des règles de tri ou de sortie des poubelles peuvent être sanctionnés d’une amende allant de 68 à 1500euros pour les particuliers. « Le but est quand même de rester dans l’échange, on sensibilise avant de verbaliser », précise Anaïs derrière ses grandes lunettes.

Un travail d'équipe

La communication constitue la clef de voûte de ce service promis par Laurent Russier lors de sa prise de fonction en décembre 2017. « On ne peut pas tout voir, alors on travaille beaucoup avec les habitants », détaille Anaïs. « Beaucoup nous parlent notamment de problèmes de nuisances sonores qui ne sont pas de notre ressort, mais on transmet les infos, on est aussi là pour ça », explique Farida Yousfi, responsable de l’équipe. Pour le maire, la BV représente en quelque sorte une « vigie de quartier ». « Ce sont les premiers interlocuteurs sur la voie publique, le début de la chaîne, le lien entre la Mairie et les riverains », rajoute Laurent Russier. Pour Melissa, la relation cordiale entre la brigade et les riverains s’explique par le fait qu’ils ne sont « pas des forces de l’ordre. Mais on est officiel avec les uniformes, c’est ça aussi qui amène les riverains à nous parler de leurs problèmes ».

Lire aussi : Brigade Verte, 1 an d'existence en images 

Le travail de la Brigade verte se fait également en collaboration avec les services de Plaine Commune, responsable de la collecte des déchets de la ville. Une mission « proactive complémentaire du travail de nettoyage de Plaine Commune », détaille le maire. Les brigadiers sont clairs : ils ne remplacent pas Allo Agglo, plateforme de la structure intercommunale qui permet de faire des signalements, mais viennent en complémentarité. Par exemple, les deux services verbalisent séparément et tous les jours une femme qui loge une mère et sa fille dans le local à poubelle d’un immeuble rue du Corbillon. Depuis plusieurs mois, les poubelles sont donc laissées dans la rue, faute d’espace où les entreposer. Une procédure judiciaire est par ailleurs en cours.

Une mission laborieuse

Pour David, Anaïs, Melissa, Didier, Farida et les autres, la mission est laborieuse et le travail répétitif. À l’instar de la rue de la Charronnerie, impeccable la matinée de la visite, mais très vite dégradée dans la journée et les jours qui ont suivi, les amoncellements d’ordures semblent reprendre leur place une fois les services de propreté passés. Selon les chiffres communiqués par la mairie, la Brigade verte a pourtant effectué 298 verbalisations dans le centre-ville au cours des six derniers mois. Insuffisant pour Annabella Carneiro, gérante du Leonidas dans la rue de la Charronnerie. Pour elle, l’état de propreté de la ville a « empiré depuis deux ans ». « Je ne constate aucune amélioration depuis que la brigade existe, regrette une employée d’un salon de coiffure de la rue de la Charronnerie. Ils sont passés ce matin, ils ont regardé les poubelles qui ne sont pas récupérées depuis quelques jours et ils sont partis.» Pourtant mobilisée sept jours sur sept, la Brigade verte poursuit un long travail de prévention et de sensibilisation auprès des riverains. L’équipe compte même étendre son effectif à 10 personnes d’ici 2020 et souhaite élargir son périmètre d’intervention « une fois que la situation sera maîtrisée en centre-ville ». 

Olivia Kouassi

Réactions

Mais de qui on se moque une brigade qui sert à rien j'aimerais savoir comment il arrive à verbaliser des individus qui la plupart du temps non pas de papier grosse escroquerie gros mensonge et si il y a bien eu verbalisation est-ce que ça a été suivi est-ce que ça a été payé quel est le retour sur investissement de ces agents car 2000 € x 8 x 13 mois je vous laisse compter pour aucun résultat
@Mdrrr - vous oubliez dans votre calcul les charges employeurs qui sont environ de 50 % !
298 verbalisations en un an à 7? Quelle performance. En 2h à la gare vous pouvez faire une dizaine de verbalisations. Le dispositif n'a pas l'air efficient.
Il y en a marre de cette propagande municipale ! Les habitants de Saint-Denis sont pauvres pour beaucoup d'entre eux, mais ils ne sont pas idiots. 6 mois que j'habite à Saint-Denis, j'ai appelé et écrit des emails à la Brigade verte une bonne dizaine de fois : je n'ai jamais eu une seule réponse... J'habite le centre-ville. Toutes les fois où j'ai vu ces pauvres jeunes gens ils étaient désoeuvrés au pire, au mieux occupés à bavasser entre eux entre deux voitures. On les vois rarement au quotidien. On se demande à quoi ils servent. Est-il sérieux de faire croire que 10 personnes pour une population de plus de 100 000 habitants peuvent avoir une quelconque efficacité sur des enjeux pour lesquels la municipalité ne semble guère vouloir investir ? Par contre, faire croire à tout va que ce sont les habitants de Saint-Denis qui seraient plus sales et moins éduqués qu'ailleurs !... Là, pour le communisme néocolonial ça y va ! C'est une honte !!!

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